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Les États-Unis vus par un Européen |
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Milliere Guy - mardi 16 septembre 2008
etats-unis
Comme je le fais de plus en plus souvent, j’ai séjourné cet été aux États-Unis. Regarder l’Europe de loin permet d’en prendre la mesure et de voir, pour qui l’ignorerait encore, qu’elle compte relativement peu, désormais, sur la scène du monde. Regarder les États-Unis de près permet aussi de se plonger dans la diversité et la richesse d’un pays qui reste crucial pour le fonctionnement présent et futur du monde et de la civilisation.
Ce qui frappe tout Européen qui traverse l’Atlantique et qui ne garde pas l’esprit trop intoxiqué par la propagande télévisée, c’est le dynamisme, l’optimisme, l’esprit d’entreprise qui caractérisent la société américaine : dès l’école, on apprend ici ce que c’est qu’avoir une « attitude mentale positive ». On n’attend rien de l’État et, en tout cas, pas d’assistance. On se dit que les problèmes sont des défis à relever. Cela constitue non pas une société plus « dure », comme on le dit souvent en Europe, mais une société plus compassionnelle, plus à même d’aider ceux qui entendent d’abord s’aider eux-mêmes.
Dans les zones frappées par des cataclysmes naturels, là où la crise immobilière a eu des conséquences, on relève ses manches et on se donne les moyens de tourner la page en se disant que demain sera meilleur qu’aujourd’hui.
Ce qui frappe un Européen aussi, c’est l’adhésion profonde à des valeurs. Être patriote est d’autant plus facile que le patriotisme américain coïncide avec la défense des idéaux de liberté, mais c’est néanmoins un fait que le patriotisme est omniprésent, aussi évident que l’air qu’on respire. Et il ne s’arrête pas au drapeau. Un concert commence souvent par l’hymne national. En ce cas, la foule entière se lève, et communie, la main sur le cœur.
Au patriotisme s’ajoute la religion. La société américaine est judéo-chrétienne. Les juifs peuvent y vivre leur foi dans une ouverture qui ne se rencontre nulle part ailleurs, sinon en Israël, et l’immense majorité des chrétiens se rapprochent des courants protestants évangéliques pour qui le peuple américain a une mission sur terre et incarne, selon l’expression d’Abraham Lincoln, « the almost chosen people », le peuple presque élu.
La vie quotidienne qui en découle est, le plus souvent, bien plus agréable. On se respecte les uns les autres. La police intervient si un délit est commis, mais reste sans cela à sa place. Dans les médias télévisés, dans la presse, dans les librairies, un authentique pluralisme existe qui n’a rien à voir avec les simulacres monolithiques qu’on rencontre en France.
Quand des sujets de fond doivent être abordés, ils le sont sans détours ni circonlocutions, et la diversité des analyses est, en général, respectée. Cela n’est pas étranger au fait que des Américains de l’Amérique profonde en savent souvent davantage sur les conflits cruciaux qui touchent la planète que nombre de gens qu’il m’arrive de croiser dans l’université française.
Comme le pays est en campagne électorale, les débats sont nombreux, souvent passionnés. Les erreurs commises par les candidats sont passées au crible. Cela explique le phénomène qui s’opère en ce moment : le dégonflement de la bulle Obama, et la montée en puissance de John McCain.
Dans les semaines à venir, je reviendrai sur l’élection présidentielle américaine et ses enjeux : le sujet est au cœur de mon nouveau livre, « L’Amérique et le monde après Bush ».
Je voulais ici, en préalable, livrer ces quelques impressions, sachant trop bien à quel point la perception des États-Unis est déformée de ce côté de l’Atlantique. Critiquer un pays à partir d’analyses pertinentes peut avoir une forme de légitimité. Le critiquer sur la base de préjugés est, au choix, attristant ou ridicule. Je ne puis me résigner à ce que les critiques françaises des États-Unis relèvent, le plus souvent, de l’attristant ou du ridicule…
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Corruption
«Un de vos ministres m’avait un jour réclamé un pot-de-vin d’un million d’euros pour appuyer mon dossier d’ouverture le dimanche, ce que j’ai refusé…»
Richard Branson, président de Virgin
Sic
Socialisme «Une analyse superficielle de la crise interne au PS conduirait à penser qu’elle se limite à une affaire de personnes. À mon sens, ce n’est que la surface des choses. Ce qui est en cause, c’est l’idéologie même du PS, déracinée aujourd’hui de la réalité historique de la société française.»
François Bayrou,
dirigeant du Modem
Pearl Harbor «Je ne laisserai pas un seul marin pêcheur mourir de faim ! Si Michel Barnier ne fait rien pour contrer Bruxelles, ce sera Pearl Harbor !»
Mourad Kahoul, président
des thoniers méditerranéens
Courage «Sur le financement du RSA, toute la majorité est furieuse. Après, c’est toujours pareil : il y a ceux qui ont le courage de parler et les autres…»
Alain Lambert, sénateur UMP
Bayrou «Bayrou est le prototype même du coucou, cet animal qui n’a pas le courage de construire son propre nid et qui essaie de se glisser dans celui des autres.»
Dominique Paillé,
porte-parole de l’UMP
Formol «Le sénat, c’est la France tombée dans le formol !»
Arnaud Montebourg, député PS
Koons à Versailles «Sur un point, la rencontre entre Jeff Koons et le château Versailles est cohérente : l’un et l’autre partagent une morgue mêlée de ringardise intemporelle.»
Benjamin Chapon, journaliste |
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