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Lance Pierre - mercredi 15 octobre 2008

economie
J’ai eu la surprise de recevoir quelques e-mails de lecteurs me demandant des conseils face à la crise boursière. Bien que non-actionnaire de quoi que ce soit et n’ayant aucune compétence en la matière, je vais tenter une réponse, en me référant à une lettre périodique que je reçois parfois d’un conseiller en investissements et dont les avis me semblent généralement frappés au coin du bon sens. Cette lettre reçue hier porte un titre très court : ACHETEZ !

Ce conseiller professionnel se nomme Jean Chabru et il est rédacteur en chef de « Small Caps Profits » (www.smallcapsprofits.fr – Publications Agora, 88 Bd de la Villette, 75019 Paris). Il cite une maxime du célèbre investisseur Warren Buffett qui disait : « Le moment d’acheter est quand personne ne veut acheter. » Car cette crise finira, bien sûr. Je la crois même potentiellement très bénéfique, car elle va favoriser une prise de conscience de l’inéluctable solidarité économique planétaire. Le mondialisme est aujourd’hui un fait dont nul ne peut plus faire fi. Il est la mutation capitale de ce début de XXIe siècle. Désormais, toutes les nations sont interdépendantes, les investissements et les emprunts internationaux (la Chine est le premier prêteur des États-Unis) et les cotes boursières de toutes les capitales en contagion permanente. Plus aucun État n’est en mesure de dicter sa loi à tous les autres et même « Deubleiou » Bush vient de le comprendre, après avoir précipité lui-même le déficit américain. Le Président des États-Unis doit aujourd’hui se concerter et composer avec tous les autres gouvernements, car l’économie mondiale est en péril.

Mais au fait, est-elle vraiment en péril ? Je ne le crois pas du tout, même si elle va devoir se livrer à des révisions déchirantes. Car cette crise financière est en réalité une crise de nerfs, un phénomène purement émotif et irrationnel. Des entreprises solides et prospères voient leurs actions s’effondrer sans aucune raison logique, victimes d’un vent de panique totalement artificiel. Car enfin, à moins d’être complètement ignare, chacun sait depuis toujours que l’argent des banques ne reste pas dans les banques (heureusement !) et qu’il circule en tous sens et à toute vitesse pour irriguer l’industrie. Et chacun sait depuis toujours que, si tous les déposants exigeaient en même temps l’argent de leur compte bancaire, pas une banque au monde ne pourrait payer. Une banque n’est pas un bas de laine. Un banquier, c’est un monsieur qui vous dit sans vous le dire : « Déposez votre argent chez moi, et grâce à lui je vais contribuer à la prospérité de tous et à la vôtre du même coup. » Mais, bien entendu, les dérapages sont possibles, et c’est pourquoi le monde financier doit être encadré par des règles solides et respectées. On l’avait un peu oublié. La crise va mettre à tout le monde un peu de plomb dans la tête. Bénies soient les crises ! Que deviendrions-nous sans elles ?

Mais revenons au « yoyo » boursier et à son explication, qui est d’une simplicité enfantine. On connaît le dicton : « La fortune sourit aux audacieux. » Quand une chute brutale de la valeur des actions se produit, que se passe-t-il ? Les craintifs vendent et peu après les audacieux achètent. La vente des craintifs accentue la chute, puis l’achat des audacieux fait remonter les cours. Du coup, les craintifs ne vendent plus, mais les audacieux, eux, se mettent à vendre pour réaliser immédiatement une « prise de bénéfices ». Et la Bourse rechute, si bien que les craintifs se remettent à vendre, puis les audacieux à racheter, et ainsi de suite…

On prend les mêmes et on recommence, les décisions politiques fracassantes ne faisant que participer au « yoyo ». Quand la crise est finie, les craintifs sont ruinés et les audacieux trônent sur un tas d’or. Quant aux prudents, qui n’ont pas bougé, ils retrouvent simplement leurs billes.

Cela dit, si vous voulez acheter sans être téméraire, suivez le conseil de Jean Chabru : Achetez plutôt des petites valeurs mal connues qui ne sont pas au CAC 40, mais sont souvent performantes. Il nous donne six exemples : Groupe Silicomp + 74 % en 4 mois, Etam + 43,17 % en 4 mois aussi, Maison France Confort + 60 %, Ginger + 41,7 %, LNA + 34,04 %, Solucom + 53,8 %. Ah !, comme chantait Gilbert Bécaud, si j’avais des sous, je ferais des affaires…

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En bref
W9
La chaîne W9 est la première chaîne de la TNT pour les moins de 50 ans, avec 5,4 % de l’audience.

Medias
Première > La chaîne télévisée Première a effectué début septembre un audit de ses abonnés. Alors qu’elle annonçait quelque 4,2 millions d’abonnés, ce chiffre est tombé à 3,6 millions après cet audit, dont seulement 2,3 millions sont des clients directs de la chaîne !

Publicité > Entre les 31 décembre 2007 et le 14 septembre 2008, le volume publicitaire a reculé de 2,9 % sur M6 et progressé de 1,5 % sur TF1.

TNT > La télévision numérique terrestre poursuit son ascension : elle représentait en septembre 24,5 % de l’audience, contre 18,5 % l’année d’avant. Dans le même temps, les chaînes hertziennes poursuivent leur baisse : FR2, en particulier, a connu en septembre l’une des audiences les plus basses de son histoire (16,2 %). Au total, les chaînes historiques n’ont obtenu que 75,5 % de l’audience télévisée en septembre, contre 81,5 % l’année précédente…

Cadres > Les cadres écoutent la radio deux heures et demie par jour, pour une audience de 85,3 % en semaine. De son côté, sur cette cible de personnes qualifiées, la télévision réalise une audience de 79,9 %.

Films > Seuls 11 films ont figuré dans les cent meilleures audiences télévisées de 2007 (contre 37 en 1994).

Affichage > Entre janvier et septembre 2008, les investissements publicitaires dans l’affichage ont atteint 1 874 millions d’euros, soit une hausse de 5,6 % par rapport à la même période de 2007.




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