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Les affaires DSK et Tron et le panurgisme des médias


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Rouxel Jean - mercredi 01 juin 2011

dsk, medias
Décidément, j’ai du mal avec les lubies de mes confrères journalistes ! Voici quelques jours, je pensais que les médias n’avaient pas fait preuve d’un courage exceptionnel dans l’affrontement avec le héros des sondages qu’était alors Dominique Strauss-Kahn. On pourrait même aller jusqu’à dire – je tremble à l’idée de violer la présomption d’innocence devenue si chère aux hiérarques socialistes ! – qu’ils avaient été singulièrement complaisants.
En ne révélant pas les frasques de la vie privée du directeur du FMI (dont j’ai peine à croire qu’ils n’avaient jamais entendu parler).

Mais, plus certainement encore, quand ils en faisaient le sauveur de l’économie mondiale. Alors que chacun sait la responsabilité du FMI et de l’ensemble des institutions de la prétendue « gouvernance mondiale » (pour laquelle personne ne nous a demandé notre avis !) dans le laxisme monétaire et la crise économique.

Mais voici que, courageusement, ils s’attaquent à un autre homme politique, Georges Tron, secrétaire d’État à la Fonction publique et maire de Draveil. Ce dernier est, comme DSK, accusé d’agressions sexuelles. Après tout, la chose est bien possible. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les histoires de coucherie ne sont pas rares dans le monde politique ! Cependant, l’affaire me laisse perplexe.

D’abord, parce qu’elle arrive à point nommé pour détourner l’attention du cas Strauss-Kahn.
Ensuite, parce que le dossier semble étrangement vide. Le récit de la plaignante que j’ai pu lire dans « Le Parisien » du 25 mai dernier faisait état de massages des pieds. Il est évidemment curieux qu’un ministre passe ses loisirs à masser les pieds de ses secrétaires. Mais, de là à parler de viol…
Enfin, parce que tous les médias disent, dans l’affaire Tron comme dans l’affaire DSK, la même cho­se au même moment. Ce « panurgisme » de la classe médiatique française est fascinant !

En tout cas, tout se passe comme si les journalistes, majoritairement de gauche, furieux d’être privés par la justice américaine du chouchou des sondages, avaient trouvé là une belle occasion de se venger.
Reste l’aspect politique de l’affaire. On a vu que Georges Tron, faisant un rapprochement rapide entre Me Collard et Marine Le Pen (dont le beau-frère est, par ailleurs, l’un de ses opposants à Draveil), a accusé la dirigeante du FN de téléguider l’affaire. Et celle-ci a répliqué en menaçant Tron de procès. Voilà qui ne risque pas de faire progresser l’entente à droite que nous appelons de nos vœux !

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