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Les chiens aboient… |
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Milliere Guy - samedi 03 juillet 2004
Les chiens aboient, notait voici peu l’éditorialiste d’un grand magazine américain, le « Weekly Standard ». Mais, ajoutait-il, cela n’empêche pas la caravane de passer. Les chiens qui aboient, ce sont les journalistes américains de gauche et les journalistes européens, toutes tendances confondues, qui parlent d’enlisement américain en Irak, d’exactions commises par l’armée américaine. Ce sont aussi les politiciens français qui ont l’outrecuidance de faire la leçon aux États-Unis et qui prétendent faire la leçon à George Bush en lui disant que les États-Unis de 2004 foulent aux pieds les valeurs du 6 juin 1944 et feignent de ne pas voir qu’il y a soixante ans comme aujourd’hui, les Américains sont du côté de la liberté et du combat contre la dictature et l’oppression. Il y avait, d’ailleurs, déjà, des chiens qui aboyaient en 1944 et qui disaient que les États-Unis venaient envahir l’Europe et s’ingérer dans les affaires du grand Reich. Les péroraisons de Philippe Henriot ou des chefs de la Milice sur Radio Paris reposaient sur les mêmes constructions mentales que nombre d’articles de « Marianne » ou du « Nouvel Observateur » aujourd’hui. Les chiens qui aboyaient à l’époque furent aussi ceux qui parlèrent d’enlisement américain en Allemagne en 1946, déjà, et qui voyaient dans Auchwitz un simple détail de l’histoire. Les chiens d’aujourd’hui prêtent peu d’attention aux centaines de milliers de cadavres gisant dans les charniers de Saddam. Dans l’Irak libéré de Saddam Hussein, la reconstruction continue à progresser sur tous les plans : sanitaire, scolaire, économique. Un président et un premier ministre suffisamment représentatifs pour être légitimes sont en place et le resteront jusqu’à ce que des élections libres, les premières en Irak, soient organisées en janvier 2005, et viennent compléter les élections municipales qui ont déjà été organisées dans l’essentiel du pays. Le 28 juin, Paul Bremer a remis le pouvoir à Iyad Allawi, un Chiite accepté par les Sunnites et nommé avec l’approbation de l’ayatollah Sistani, et à un Sunnite accepté par les Chiites et les Kurdes, Ghazi al-Yaouar. Les chiens qui aboient diront que les deux hommes n’ont pas l’onction du suffrage universel (les chiens qui aboient ont sans doute une solution magique pour organiser des élections impeccables dans les décombres d’un régime totalitaire, à moins qu’ils n’aient la nostalgie de la dictature). Ils diront que les deux hommes ont été choisis par Robert Blackwill, membre du Conseil National de Sécurité chargé de l’Irak, et non par Lakhdar Brahimi, l’envoyé de l’ONU qui n’a jamais rien trouvé à critiquer dans le régime défunt de Saddam Hussein (pour les chiens qui aboient, un envoyé de l’ONU peu ouvert à la démocratie est de loin préférable au représentant d’un pays démocratique). Ils diront que l’Irak n’a pas retrouvé sa pleine souveraineté dès lors que les troupes de la coalition y sont encore, et ils balaieront d’un revers de main le fait que les nouveaux dirigeants de l’Irak demandent aux troupes de la coalition de rester (ils sont « vendus aux Américains » n’est-ce pas) et le fait que la sécurité n’ait pas été pleinement rétablie : il est vrai que pour les chiens qui aboient les membres d'Al-Qaida infiltrés en Irak, les islamistes chiites recrutés par l’Iran et le Hezbollah et les résidus de l’ancien régime sont des « résistants ». Ne leur demandez pas : « résistants » en faveur de quoi ? ils aboieraient plus fort mais ne vous diraient jamais que les résistants en question se battent pour le totalitarisme, qu’il soit chiite, sunnite ou baassiste, et contre la liberté. C’est plus fort qu’eux, que voulez-vous, les chiens qui aboient aiment le totalitarisme et détestent la liberté. Ils ne s’indignent pas quand des « résistants » en Irak font exploser un autobus empli de petites filles en chemin pour l’école, mais ils poussent des cris aigus lorsqu’on voit des photos de « résistants » tout nus devant une femme. Ils ont l’indignation très sélective en Irak, comme ils ont l’indignation très sélective en Israël et en tant d’endroits du monde. Ils prétendent incarner les valeurs du 6 juin 1944, sans discerner qu’en 1944, leur façon de « penser » les aurait placés du côté des collabos. Parfois, hélas, leurs aboiements ont permis la victoire des meurtriers : en Russie au temps de Lénine et de Staline, en Allemagne au temps d’Hitler, en Algérie au temps du FLN, en Indochine, au Cambodge, en Iran au temps de Khomeyni. Cette fois, leurs aboiements n’y changeront rien. Un Irak décent verra le jour. Il leur reste encore un avenir : si le fan club de Saddam Hussein n’a plus lieu d’être, celui de Ben Laden et de Abu Musab al Zarqawi recrute encore et peut encore avoir besoin d’aboyeurs anti-américains…
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« Jacques Chirac est à la fin de son existence politique. Je n’imagine pas un instant une nouvelle candidature du Président de la République en 2007 » (Bernard Debré, nouveau député apparenté UDF de Paris).
Sic
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Avenir « Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé sans songer à ce qui se prépare pour lui, dans l’incurie des gouvernances, et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme » (Jean Raspail, écrivain, auteur en 1973 du livre prémonitoire « Le Camp des saints »).
Civisme Le cabinet de consultants américains Accenture, ex-Andersen Consulting, a été écarté d’un appel d’offre gouvernemental pour un marché de 10 milliards de dollars portant sur la gestion du système informatique permettant de suivre les visiteurs qui entrent et qui sortent du territoire des États-Unis. Pour le motif que la société en question a récemment transporté son siège social dans un paradis fiscal des Bermudes. |
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