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Les conditions de la paix au Moyen-Orient |
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de Beaufort Hubert - mercredi 07 juillet 2010
israel
Si l’islamisme est condamnable et doit être combattu, reconnaissons que l’Occident, avec son obsession pétrolière, s’est lancé dans des guerres absurdes et ingagnables en Irak et en Afghanistan.
L’Iran présente un autre défi : par sa population qui atteint 80 millions, par ses ressources pétrolières, par sa position géographique qui lui permet de bloquer le Golfe persique, et enfin par ses ambitions nucléaires.
Peut-on empêcher le pays d’acquérir la bombe atomique ? La réponse est actuellement négative, si l’on veut éviter un conflit majeur, par enchaînements successifs.
Mais l’imbroglio est tel qu’il n’est pas évident que l’on puisse l’éviter.
Trois quarts de siècle d’erreurs géopolitiques peuvent-ils se corriger ? Le pire n’est jamais garanti, mais au prix d’actions diplomatiques aussi habiles que volontaristes. Actions à la Kissinger, pour se référer à une réussite historique.
On ne peut séparer en effet la question iranienne des conflits qui embrasent le Moyen-Orient : l’Irak, l’Afghanistan, le Liban, la question palestinienne, sans oublier le pétrole, bien évidemment.
Il faut donc traiter, non pas un problème, mais plusieurs, sans oublier celui qui est sous-jacent : l’humiliation arabe de voir admettre par les Occidentaux la possession de l’arme atomique par Israël, alors que la possession de cette arme nucléaire leur est refusée.
Par contre, dans cette grande négociation, une contre-partie arabe est indispensable : la reconnaissance d’Israël.
Voulons-nous vraiment la paix ?
Dans un tel contexte, la décision du président américain d’envoyer 30 000 hommes supplémentaires en Afghanistan, voici quelques mois, est une décision ambiguë.
Les USA croient-ils pouvoir traiter les conflits en position de force ?
Face à une région qui compte 300 millions d’habitants, puisque l’on doit y inclure, dans une réflexion stratégique, le Pakistan et l’Égypte, trois conditions sont nécessaires pour arrêter les conflits :
– L’adhésion des peuples et des gouvernants à un plan de paix clairement exprimé.
– Le retrait des forces armées étrangères.
– Une aide au développement à la fois ciblée et massive.
Est-ce la vision des parties prenantes, à commencer par les USA, l’Europe et les grands leaders arabes ?
Ce doit être un souhait, et surtout une volonté, mais la paix a un prix et il sera chaque jour plus élevé si la désescalade n’est pas en vue.
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de Riposte Laïque |
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