Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Les conséquences géopolitiques de la dette américaine


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
15 VOTES
1426 LECTURES

de Beaufort Hubert - lundi 25 octobre 2010

etats-unis, chine

A l’été dernier, François d’Orcival, l’éditorialiste de Valeurs Actuelles, relatait deux révélations d’Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des Dépots, concernant les Etats Unis.

  1. Le directeur du Budget américain, Peter Orzag, avait démissionné, car il était en désaccord avec le président Obama sur la gestion de la dette.

  1. Le chef d’Etat Major interarmes des USA, l’amiral Mike Mullen, avait déclaré : « Le poids de la dette américaine représente une menace pour notre sécurité nationale, pire qu’Al- Qaida ou les armes de destruction massives ».

« Dans deux ans, les intérêts de notre dette vont s‘élever à 571 milliards de dollars, c’est à dire l’équivalent de notre budget de la défense. Ce n’est pas supportable ».

La dette pose en effet à l’Amérique la question de sa souveraineté, car c’est la Chine qui la finance. Ce sont donc les Chinois qui permettent aux USA de conserver leur puissance militaire.

Ce qui est fort surprenant, c’est qu’aux yeux du chef d’Etat-Major américain, le problème de la dette n’est pas seulement financier ou économique, mais stratégique et géopolitique. L’amiral perçoit qu’une crise économique débouche le plus souvent sur des conflits qui ne sont plus maîtrisés et se mondialisent.

La détérioration de la situation irakienne, l’embourbement en Afghanistan, le dilemme iranien, la Turquie qui ne croit plus dans la suprématie américaine, le chaos du Moyen Orient, ne peuvent trouver de solutions avec une Amérique qui se trouve sous l’épée de Damoclès de sa dette et de son futur bourreau chinois.

Et la dette de la France ? Elle aussi a une dimension géopolitique, car l’Euro se trouve sous la dépendance de l’Allemagne, puisqu’elle est le seul pays européen présentant une balance du commerce excédentaire et le seul qui ait pratiqué une rigueur budgétaire lui permettant d’emprunter avec le taux le plus bas. Soyons lucides : notre note AAA, nous la devons à la bienveillance de notre voisin d’outre Rhin.

Le coup de semonce américain est une première puisqu’elle rappelle que l’endettement est une dépendance qui peut se transformer en faillite géopolitique.

Nos politiques devraient un temps oublier leurs querelles devant l’impératif de l’union devant une crise qui rend dérisoire une démagogie qui laisse croire à l’existence mythique de poules aux œufs d’or.

Choisissons plutôt chez La Fontaine son adage : « travaillez, c’est le fond qui manque le moins ».

avec l’aimable autorisation de Radio Notre-Dame


2 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site