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Lévy Gabriel - vendredi 16 septembre 2011

islam
Que M. André Santini, député – ô combien spirituel ! – veuille bien nous pardonner le pastiche de l'un de ses bons mots : « la différence entre un cocu et un contribuable, c'est que le premier n'est pas obligé d'assister à la séance ». C'est, en effet, la seule différence, compte tenu de ce qui s'est passé cette semaine.

Soixante nations réunies à Paris, des centaines de délégués pour une grand-messe célébrant la fin, ou presque, des hostilités en Libye, ceci mérite quelques questions dans le climat de rigueur que nos dirigeants nous annoncent :

  • Qui paie ces frais de réception ?

  • Serons-nous payés « sur la bête », c'est-à-dire grâce aux avoirs libyens débloqués ?

  • Qui a payé les dépenses de guerre ?

  • Que sont devenues les armes que nous avons fournies ?

  • Est-il exact qu'une partie a transité vers d'autres théâtres d'opérations, Gaza par exemple ?

Nous nous épargnerons de nous interroger au sujet du caractère démocrate du chef de guerre libyen, gouverneur actuel de Tripoli, des éventuelles affiliations à Al Qaida, de la future constitution libyenne fondée sur la charia, mais nous ne priverons pas de songer aux raccourcis de l'histoire : notre président, à peine élu, obtint à grand prix (le séjour officiel, mais humiliant, de 8 jours à Paris de M. Kadhafi) la libération des infirmières bulgares, condamnées à mort par un actuel dirigeant du pouvoir libyen (reçu, à son tour, en grand arroi à l'Elysée). Cocasse, n'est-ce pas ?

Quatre vingt dix neuf millions d'euros pour la soirée du Ramadan, telle est l'une des sommes finançant les caprices du maire de Paris. Le préfet de Paris a écrit à ce dernier, jugeant « qu'une telle soirée à caractère cultuel semble contraire au principe de neutralité des services publics et à l'article 2 de la loi 1905 selon lequel " la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte", qu'il n'existe aucun intérêt public local à l'organiser, celle-ci pouvant être organisée dans le cadre des mosquées ».

Aucune suite !

Nous sommes en faillite, dit-on, mais nos dirigeants nationaux, ainsi que nos élus locaux, persistent à dépenser, sans aucune restriction, nos deniers publics, persuadés qu'ils sont qu'il suffira de taxer et d'imposer.

N'ont-ils pas raison puisque certains goberont encore toutes les promesses ?





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