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Les discours économiques de Nicolas Sarkozy


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Trémeau Bernard - mercredi 01 octobre 2008

economie, inflation
Notre président vient de prononcer plusieurs discours sur l’économie, aux Nations unies et à Toulon en particulier.

Il réaffirme sans hésiter, en pleine crise financière, que l’économie de libre-échange régulée par le marché est bien supérieure à l’économie marxiste. La concurrence est seule capable de pousser les hommes à donner le meilleur d’eux-mêmes. Mais il précise parfaitement que le libre comportement économique n’est pas le laisser-faire. Les tricheurs de tous bords doivent être empêchés d’agir. Il ne peut qu’être approuvé sur ce point essentiel.

Il renouvelle l’annonce qu’il ne remplacera qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (sauf dans la Justice et la Recherche). Il utilisera une partie de ces économies pour payer plus cher les fonctionnaires restants. Il ne peut être qu’approuvé sur ce point.

Il condamne les banques privées américaines ou françaises qui ont « spéculé »
. Mais il ne condamne pas l’Américain moyen qui achetait une maison avec un long crédit peu coûteux. Il devenait ainsi propriétaire d’une maison en payant moins cher que le loyer qu’il pouvait obtenir…

Il ne parle absolument pas de la banque centrale américaine (la FED) qui a offert aux banques privées pendant bien trop longtemps un crédit à 2 %, alors que l’inflation était parfois supérieure à ce chiffre. La FED est responsable de la « spéculation » des banques privées et de leurs clients. Faut-il traîner en justice Greenspan et Ben Bernanke ?

Malheureusement, pour s’opposer à ces « spéculations », notre président propose encore plus de réglementations. Alors qu’en France, la réglementation est déjà pléthorique.

Notre président met dans le même sac la sous-évaluation du dollar et celle de la monnaie chinoise
, sous-évaluations qui seraient responsables de la moindre compétitivité de nos entreprises. Une parité fixe lie le yuan au dollar. Mais, depuis les accords de la Jamaïque en 1976, les cours flottants entre les principales monnaies des pays développés ont remplacé les parités fixes instituées en 1944 à Bretton Woods. C’est le marché qui détermine aujourd’hui les cours relatifs des monnaies. Nicolas Sarkozy, en demandant une nouvelle grande réunion monétaire internationale, désirerait-il revenir aux parités fixes ? Il ne le dit pas, mais ce serait une erreur.

Pour rendre nos entreprises compétitives, il ne faut pas vouloir donner au dollar une valeur plus grande en revenant au système à parité fixe. Il faut par contre supprimer les centaines de contraintes économiques qui pèsent sur elles en France, contraintes bien supérieures à celles des autres pays. Un immense chantier doit être mis en marche. Et très rapidement, car la non-compétitivité de nos entreprises est source de licenciements et de troubles sociaux graves.

Enfin, Nicolas Sarkozy aborde le problème essentiel qu’est de la relance de notre économie. Certaines des mesures déjà prises montrent qu’il croit encore à la relance par une augmentation de la demande. Or, depuis 1970, une quinzaine de relances par la demande ont été réalisées en France. Elles ont toutes échoué. Car elles produisent plus d’inflation que d’activité.

Pour relancer l’économie, il faut utiliser la banque centrale. Il faut réduire les contraintes inflationnistes imposées par les gouvernements à l’économie. Il y en a des centaines en France ou en Italie. Le SMIC, la taxe professionnelle ou les 35 heures payées comme 39, en sont de beaux exemples français. La banque centrale, n’ayant plus à lutter contre cette inflation, pourra abaisser automatiquement ses taux et notre pouvoir d’achat augmentera d’autant. Il semble ainsi possible d’obtenir une croissance de plus de 5 % en Europe. Comme une inflation de 2 % y a été enfin obtenue à partir de 1983. (Jusqu’en 2007 et la crise des subprimes…).

Nicolas Sarkozy préside actuellement l’Europe. Il peut y supprimer le chômage. Est-ce un fol espoir ?

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En bref
Balles
 En 2007, l’armée de terre a utilisé 35 millions de cartouches de 5,56 pour Famas, dont 27 millions étaient des balles réelles et 8 millions des balles à blanc.

Chiffres significatifs
Divorce > La France compte 4 millions de divorcés.

Détention > La durée moyenne de détention dans les prisons françaises est de 8,4 mois.

Cerveaux > 165 000 jeunes cerveaux allemands ont quitté leur pays en 2007, soit 50 % de plus qu’en 2001…

baptême > L’Église catholique de France a enregistré 344 852 baptêmes en 2006, contre 415 873 en 1997.

Emploi > Le secteur concurrentiel a perdu 19 100 postes (0,1 %) au deuxième trimestre 2008. Sur un an, l’emploi reste en hausse de 1 %

Investissement > La filiale de la Caisse des dépôts, France Investissement, créée fin 2006 a déjà participé au capital de 102 sociétés, employant entre 6 et 250 salariés.

RMI > Le nombre d’allocataires du RMI a baissé de 5,2 % entre juin 2007 et juin 2008. Il s’établit désormais à 1,14 million de foyers.

Carte militaire > Le coût des contreparties de l’État aux villes touchées par les restructurations du ministère de la Défense est évalué à un milliard d’euros d’ici 2015…

APA > La France comptait en 2007 1 078 000 bénéficiaires de l’allocation de perte d’autonomie, dont 61 % résidaient chez eux. Le montant global de l’APA s’élevait à 4,5 milliards d’euros, dont les deux tiers à la charge des départements.




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