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Les divisions internes au Parti socialiste


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Rouxel Jean - mardi 26 octobre 2010

parti-socialiste
Quand les commentateurs envisagent la victoire de la gauche en 2012, ils supposent que celle-ci partira unie pour cette échéance électorale – et que la droite partira désunie.

En réalité, l’inverse est beaucoup plus vraisemblable. Si Nicolas Sarkozy, comme il est probable, est candidat pour un deuxième mandat, il n’y aura pas, au sein de la droite parlementaire, de concurrent sérieux. Son seul rival potentiel sera le candidat (ou, plus vraisemblablement, la candidate) du FN.

À gauche, en revanche, le Parti socialiste risque fort de nous offrir le même spectacle que lors des primaires pour l’élection de 2007 : un déchirement aux primaires laissant des traces pour la campagne elle-même.
Le débat sur les retraites, qui était pourtant une belle occasion d’afficher une unité de façade dans la démagogie, en a fourni une nouvelle preuve.

Alors que Martine Aubry soigne sa figure de présidentiable en prenant acte de l’allongement de la durée de cotisation, son porte-parole, Benoît Hamon, par ailleurs héraut de l’aile gauche (!) du PS, a annoncé que, si la gauche remportait les élections de 2012, elle remettrait la question sur la table. Les socialistes les plus sérieux ont immédiatement protesté.

À quel titre parlait Benoît Hamon ? S’exprimait-il en tant que porte-parole du PS ou en tant que leader de l’aile gauche ? Nous n’en savons rien.
Mais nous pouvons noter qu’Aubry a choisi de faire représenter le PS dans les médias par son aile gauche. Cela seul suffit à montrer à quel point sont fumeuses les annonces médiatiques selon lesquelles le Parti socialiste se serait enfin converti à la social-démocratie.

En réalité, le PS reste un parti marxiste-léniniste. Peut-être plus légaliste que les trotskistes, mais marxiste tout de même (persuadé que la lutte des classes est le moteur de l’histoire ou que le temps de travail est un gâteau à taille fixe qu’il faut partager…).

Ces divisions au sein du PS sont évidemment une bonne nouvelle. Mais il faut accueillir la nouvelle avec circonspection, pour deux raisons au moins.

Tout d’abord, parce que la gauche a toujours su s‘unir par-delà les divergences politiques et même par-delà les divergences doctrinales quand il y en a.

Et aussi parce que, dans l’état actuel des choses, si Sarkozy l’emportait en 2012, ce serait une victoire par défaut. Il serait temps que la droite gagne sur son programme et non sur la nullité du programme ou des candidats de gauche !

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