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Les élections allemandes : une chance pour la France |
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Trémeau Bernard - mardi 20 octobre 2009
allemagne, impots
Deux professeurs d’économie qualifiés « d’ultralibéraux » consacrent cette semaine un article à la réélection d’Angela Merkel : Jacques Garello et Jean-Pierre Chevallier. Ils pensent à juste titre que c’est pour la France une très grande chance.
La victoire d’Angela Merkel est d’abord sans appel. Son parti réunit 33,5 % des voix. Avec la loi électorale allemande, son parti possède à lui tout seul la majorité absolue dans la nouvelle assemblée (332 députés sur 662). Le parti libéral grimpe, de son côté, à 14,6 % des voix. Par contre, le parti socialiste est écrasé : il chute en 4 ans de 33 à 21 % des voix. Il a perdu des voix à droite, c’est évident. Il en a, en plus, perdu à gauche, avec la montée des gauchistes et des verts.
Angela Merkel va donc gouverner en s’alliant aux libéraux, dont elle est, finalement, très proche.
Pendant 4 ans, Agnela Merkel avait pu s’allier aux socialistes allemands pour gouverner. Les socialistes allemands ne sont pas comme les socialistes français des marxistes, mais ce sont des keynésiens. Ils ne croient pas à l’exploitation des classes laborieuses par les vilains patrons. Ils croient par contre à l’efficacité des interventions de l’État dans l’économie. De ce fait, un dialogue permanent existe entre salariés et entreprises. Les grèves sont ainsi très rares chez eux et ils se moquent de la grévomanie française.
De plus, les socialistes allemands au pouvoir en 2002 avaient remplacé les charges sociales payées par les entreprises allemandes par une TVA sociale payée par les consommateurs, ce qui avait relancé vigoureusement l’économie allemande, et augmenté le pouvoir d’achat de tous les Allemands. L’Allemagne est une grande nation exportatrice. Ce choix fiscal avait aussi rendu les entreprises françaises moins compétitives, donc accentué le chômage en France.
Mais la coalition avec les socialistes avait contraint Angela Merkel à accepter certains mauvais remèdes socialistes, comme une relance keynésienne par la demande : grands travaux étatiques permettant d’embaucher, ou forte augmentation des salaires dans les chemins de fer.
Or, ces relances par augmentation de la demande sans augmentation équivalente de l’offre donnent toujours le même résultat. Relance immédiatement euphorisante, mais toujours suivie d’une récession. Car, au bout de quelques mois, le gouvernement est obligé de s’opposer à l’inflation que la relance a nécessairement déclenchée. Ce qui augmente systématiquement le chômage.
La politique économique d’Angela Merkel va donc s’éloigner de la politique interventionniste de Keynes et se rapprocher de la politique libérale, dite monétariste, de Friedman.
Pour elle, plus le prélèvement fiscal est faible, plus les citoyens sont rendus économiquement responsables. Plus la concurrence intervient, plus les prix baissent. Plus un État intervient dans l’économie, plus le pays s’appauvrit. Elle a vécu en Allemagne de l’Est l’absurdité communiste.
Elle s’est dite à plusieurs reprises favorable à la « flat tax ». La flat tax est une taxe unique et non progressive imposant au même taux entreprises et consommateurs. Les impôts proportionnels sur le capital ou sur les revenus seraient ainsi abandonnés. Un impôt identique pour tous les remplacerait. Si elle met en place la flat tax, ce qui est probable, elle transformera l’Allemagne en un immense et puissant paradis fiscal sans chômeurs.
Nicolas Sarkozy est d’accord sur de nombreux points fondamentaux avec Angela Merkel. Mais Nicolas Sarkozy n’est pas un « ultralibéral ». Au pouvoir, il conserve tous les impôts existants. Il fait de nombreuses lois très compliquées pour en réduire les effets pervers. Il rajoute même des impôts nouveaux très compliqués aussi, comme la taxe carbone. Il est probable que Nicolas sera obligé d’écouter les arguments d’Angela. Et de la suivre. Il va alors être obligé de supprimer à son tour les impôts qui font de la France un enfer fiscal… Vive Angela !
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Déficit
Le déficit commercial de la France a diminué en juillet pour n’être « plus que » de 1,3 milliard d’euros, contre 3,5 en juin !
Chiffres significatifs
Paris > La Française des jeux mobilise 28,5 millions de joueurs, qui misent en moyenne 2,82 euros par semaine.
Motos > En 2008, 237 000 motos ou scooters ont été vendus en France.
Emploi > Au deuxième trimestre, l’économie française a détruit 106 800 emplois !
Voiture > Les ventes de voitures neuves ont augmenté de 14,1 % en septembre par rapport au même mois de 2008, pour atteindre 183 248 unités !
Écoliers > La France compte 6,6 millions d’écoliers répartis dans 54 875 écoles et dirigés par 367 900 instituteurs !
Chômage > Fin juillet, la France connaissait un taux de chômage de 9,8 %, un peu au-dessus de la moyenne de la zone euro (9,5 %) et du taux des États-Unis (9,4 %), mais loin derrière l’Espagne (18,5 %) et loin devant les Pays-Bas (3,4 %)…
Hôtellerie > L’hôtellerie française a connu une chute de ses revenus de 9,1 % au mois d’août, par rapport au mois d’août 2008.
Croissance > Sur les 50 dernières années, la croissance du PIB français par habitant est passée de 4 % par an en moyenne au cours de la période comprise entre 1950 et 1974 à 1,6 % par an en moyenne entre 1975 et 2000 !
Social > En 2006, 55 000 étudiants étaient inscrits dans des filières de formation préparant aux diplômes de travail social ! |
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