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Les élections face à la crise


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de Beaufort Hubert - lundi 02 janvier 2012


Face à la gravité de la crise, nationale, européenne, mondiale, les luttes partisanes doivent être mises de côté, car la France doit retrouver les vertus de son passé.

Discrètement, mais clairement les évêques de France sont intervenus dans la campagne présidentielle en demandant dans un message publié, outre le rappel aux dogmes de la religion, la lucidité et l’ouverture des partis politiques comme des citoyens. Ce message analyse les différents troubles qui touchent notre société tant sur le plan moral que sociétal.

Parallèlement, le journal Le Monde a publié des reportages et des éditoriaux sur l’islamisation des banlieues qui dépasse le cadre religieux pour devenir identitaire.

Ce transfert du religieux vers l’identitaire fanatique, va beaucoup plus loin dans la radicalisation depuis une vingtaine d’années avec son point d’ordre d’Al-Qaïda et les attentats suicides.

Que penser des procès en Iran et en Afghanistan demandant la mise à mort de Chrétiens, procès qui se multiplient ?

Que penser des révolutions démocratiques qui réclament la Charia ?

Que penser des guerres d’Irak, et d’Afghanistan dont l’opinion américaine ne veut plus, au point que Washington annonce le retrait rapide de ses troupes ?

Que penser de ce Moyen Orient que nous voyons s’embraser davantage, jour après jour,  avec une Turquie et un Iran en embuscade ?

Certes la crise financière qui ébranle les systèmes bancaires focalise les politiques des deux côtés de l’Atlantique et les élections de 2012 cristallisent les oppositions, qu’elles soient de droite ou de gauche. L’Angleterre se retrouve conservatrice, l’Espagne et la Grèce rejettent leurs gouvernants socialistes, alors qu’en France, au contraire, la gauche et le Front National ont le vent en poupe dans les sondages.

Des conséquences d’ordre sociologique et géopolitique

Le désarroi des citoyens et des opinions publiques a deux conséquences, l’une d’ordre sociologique et l’autre d’ordre géopolitique.

  1. La morale d’abord avec la renaissance du sentiment national et la volonté de voir renaître ses valeurs. Cela est flagrant aux USA avec les Tea Party et en Europe avec des mouvements nationalistes qui cherchent, quelque fois avec excès, une voie de renouveau et d’espérance.

  1. La géopolitique ensuite, trop souvent mal comprise, avec les bouleversements qu’elle annonce. Ces bouleversements sont peut-être plus graves que ceux issus de la crise financière, car nous n’avons pas de référence historique capable de répondre aux conséquences de l’explosion démographique du monde africain et du monde musulman.

Le sud de la Méditerranée comporte désormais 180 millions d’habitants. Que faire si les révolutions démocratiques aboutissent à la régression de leur maigre PIB ?

Que faire, a fortiori, pour le milliard d’Africains qui privilégient encore la croissance de la natalité à celle de leur PIB, avec comme conséquence ces épouvantables famines ?

A l’automne dernier, Yves de Kerdrel, dans le Figaro, s’alarmait devant le fait « que plus personne n’émet la moindre idée ou ne fait preuve de conviction sur les grands défis du moment ».

Nous répondrons ceci : la crise financière de l’Occident qui touche la France est grave, mais, si le sentiment d’unité nationale que nous espérons se cristallisait, nous pourrions y faire face, car la crise géopolitique est d’une autre ampleur. C’est une crise de civilisation et il faudra y répondre avec autant de lucidité que de détermination.

Sachons nous préparer en retrouvant les vertus de nos anciens. Faites-le savoir chers compatriotes.


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