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Les élections font reculer l’islamisme radical !


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Rouxel Jean - dimanche 16 janvier 2005


 

Le mois de janvier 2005 pourrait bien se révéler faste pour la lutte contre le terrorisme islamiste – et, par ricochet, pour la promotion de la ligne politique des États-Unis.

La semaine dernière a vu la conclusion des quelques hésitations du gouvernement provisoire irakien. Le Premier ministre Ilyad Alaoui a, en effet, déclaré qu’il tenait à ce que les élections aient bien lieu le 30 janvier, malgré les craintes que certains de ses ministres avaient exprimées au sujet de la sécurité.

Le résultat de ces élections et, à plus forte raison, leurs conséquences sur la stabilité de la région, sont loin d’être évidents. Il est clair, en revanche, que, si les élections devaient être reportées pour cause d’insécurité, ce serait une victoire du terrorisme.

Le Soudan, vieille base arrière du terrorisme islamiste, offre également un espoir de « containment » pour la doctrine islamiste radicale. Après vingt ans de guerre civile, un accord de paix vient d’être signé entre le Nord, qui souhaitait instaurer la charia, et le Sud, dont les populations sont majoritairement chrétiennes et animistes.

Cet accord devrait, au moins pour un temps, permettre aux populations non islamistes de reprendre leur souffle. Pause garantie par la nomination de John Garang, ancien leader chrétien de l’insurrection sudiste, comme vice-président à Khartoum.

Enfin, la Palestine vient de se doter d’un président « de compromis » : Mahmoud Abbas, déjà chef de l’OLP, a succédé dimanche à Yasser Arafat comme Président de l’Autorité palestinienne.

Certes, ici, comme en Irak ou au Soudan, rien n’est joué : Mahmoud Abbas devra faire preuve de grandes capacités politiques pour pouvoir négocier avec Israël sans perdre l’appui des Palestiniens.

Il risque, par ailleurs, de se retrouver dans les mêmes conditions de schizophrénie que son prédécesseur, puisqu’il est, lui aussi, à la tête de l’OLP et de l’Autorité palestinienne ; il lui sera sans doute difficile de choisir entre la casquette de chef de parti et celle de chef d’État…

Enfin, il devra faire face à l’opposition résolue des mouvements islamistes qui, du fait de la carence institutionnelle, contrôlent une grande partie des aides sociales et donc des populations les plus pauvres de la Palestine.

Cependant, Abbas a été élu avec 66 % des voix. Et, surtout, malgré l’appel au boycott du Hamas et du Djihad islamique, il a été élu avec une participation de 70 %. Cela seul est déjà une victoire contre l’islamisme radical…


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