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Les faux « accords de Genève »


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Milliere Guy - samedi 27 décembre 2003


Les « accords de Genève », signés voici quelques semaines n’ont pas fini de réjouir nos médias politiquement corrects. « Un espoir de paix au Proche-Orient », ont dit les uns. « Une lueur dans l’obscurité », ont dit les autres… J’entends ici inciter chacun à mettre les pieds sur terre et à regarder la réalité en face.

Premier point, essentiel, le gouvernement israélien, élu démocratiquement, et reflétant la volonté d’un peuple, a été placé arbitrairement et de façon dégradante sur le même plan qu’un gouvernement autocratique et totalitaire, celui de l’Autorité Palestinienne. « Ne pouvant compter ni sur l’un ni sur l’autre », a-t-il été dit, on essaiera d’avancer sans eux… Que

des Israéliens se soient prêtés volontairement à une telle « délégitimation » de leur gouvernement laisse muet.

Ensuite, chaque terme des « accords » représenterait, si le texte était officialisé, une reddition unilatérale et sans condition d’Israël et de l’Occident.

1. L’idée de territoires occupés est reconnue. Or, il n’existe aucun territoire occupé. La Cisjordanie fut jordanienne jusqu’à la guerre perdue de 1967, Gaza fut égyptienne jusqu’à la même date. La Jordanie et l’Égypte ont perdu la guerre et dû négocier. Aucun « territoire palestinien » n’a jamais été occupé. Israël victorieux de l’Égypte et de la Jordanie, faute de traité de paix, aurait pu annexer des terres en fonction de ses objectifs de sécurité sans violer la moindre règle internationale en vigueur. La générosité d’Israël fait que ces territoires sont encore l’objet de débats. Israël attaqué et vainqueur peut dessiner des frontières assurant sa sécurité.

2. Les implantations israéliennes sont reconnues en tant que « colonies ». Et il est, dès lors, prévu de les restituer aux Palestiniens avec tous leurs équipements ou, pour les « colonies non démantelées », d’offrir des compensations territoriales. Rien ne dit dans les textes que les « colonies » en question ont été bâties là où rien n’existait, n’ont donc spolié personne, et ont créé de la richesse là où il n’y en avait pas. Rien ne dit que des juifs ont été chassés en 1947 et sont revenus vingt ans plus tard. Rien n’explique pourquoi la Cisjordanie et Gaza doivent être ethniquement épurées de toute présence juive, ni pourquoi cette épuration ethnique serait légitime.

Pseudo-réfugiés

3. L’existence d’un problème de « réfugiés palestiniens » est affirmée, tout comme le principe du « droit au retour ». Rien n’explique pourquoi le nombre des Arabes ayant quitté le territoire d’Israël s’est trouvé multiplié par douze. Nul passage ne dit que quasiment aucun des « réfugiés » n’a jamais mis les pieds en Israël, ni que, en 1974, ils sont partis du territoire d’Israël à la demande des dirigeants arabes, et étaient censés revenir après que les juifs aient été exterminés. Cela permet d’entériner une falsification de l’histoire et cela autorise les « Palestiniens » à présenter comme une concession (la renonciation partielle au droit au retour) ce qui n’est que la reconnaissance de faits historiques : les Arabes ont voulu exterminer les juifs. Ils ont perdu !

4. Le statut de Jérusalem n’a cessé de fluctuer au cours du xxe siècle. La ville a été annexée par la Jordanie en 1948, puis reprise par Israël en 1967. Rien n’oblige Israël à restituer unilatéralement 80 % de la vieille ville à ses adversaires. Ne garder dans la vieille ville que l’ancien quartier juif, redonner le mont du Temple sans garantie serait créer une insécurité inadmissible pour qui irait en contrebas au mur des lamentations.

Les concepteurs des « accords de Genève » voulaient sans aucun doute déstabiliser le gouvernement Sharon et les projets de l’administration Bush. Ils voulaient faire des cadeaux, réels et symboliques, somptueux à la faction palestinienne. C’est de bonne guerre de la part d’antisionistes-antisémites. Que des Israéliens aient participé laisse sans voix. Se détestent-ils eux-mêmes à ce point ? Et que dire de la participation de juifs européens ou américains à cette opération ?

Si la paix doit s’établir au Proche-Orient, elle naîtra de plusieurs facteurs : d’abord l’éradication du terrorisme (le mur édifié par Sharon va dans le bon sens), l’assainissement de la Cisjordanie et de Gaza où il faut désintoxiquer les populations de la propagande haineuse qu’on déverse sur elles et les débarrasser du régime tyrannique d’Arafat. Les autres étapes pourront suivre, alors, si on en revient aux faits et si cesse la propagande. Prétendre signer un

traité de paix avec l’Autorité Palestinienne en entérinant la négation de l’histoire, et en cédant sur presque tout, serait un suicide pour Israël, ou, si les pressions devaient se faire plus fortes, l’équivalent d’une tentative de meurtre collectif.


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