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Les manipulateurs veulent rester aux commandes |
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Dumait Alain - mercredi 21 septembre 2011
euro, dette
On s’étonne que la zone euro soit attaquée par les vilains spéculateurs, tandis que le Japon, avec sa dette à 225 % de son PIB, ou les États-Unis, avec leur note dégradée, semblent épargnés. Et d’aucuns y voient le signe d’un complot contre l’Europe et l’euro…
La vérité me semble différente.
Les marchés tiennent compte, froidement, des déterminations politiques.
Ils ne doutent pas que les autorités monétaires japonaises et américaines sont prêtes à tout pour sauver leurs systèmes financiers : inonder le marché de fausse monnaie ; manipuler les taux d’intérêt pour qu’ils restent artificiellement bas le plus longtemps possible ; racheter, directement ou indirectement, des obligations d’État pourries, si les établissements financiers renâclent à en mettre davantage dans leurs bilans ; négliger les risques de retour de l’inflation…
Bref, le Japon, comme les États-Unis, sont prêts à aller jusqu’au bout de leur stratégie monétariste, même si celle-ci est évidemment suicidaire…
En Europe, les avis sont plus partagés.
Jean-Claude Trichet, homme sérieux à l’origine, ne s’est engagé que la mort dans l’âme dans la voie de la facilité et des opérations pourtant interdites par les traités et par le statut de la BCE.
L’Allemagne reste favorable à une relative orthodoxie. Elle a poussé à l’adoption du plan du 21 juillet de restructuration de la dette grecque qui aboutit à reconnaître une perte de 21 % sur les titres de sa dette souveraine. Et ce n’est qu’un début…
Au-delà de l’adoration rituelle du totem-Euro, on commence à se dire que sauver la Grèce peut aboutir à faire sombrer l’euro. Sauf à mettre en œuvre la même politique laxiste que celle des États-Unis, qui consiste à inonder le brasier, sans pour autant éteindre le volcan.
C’est le sens de l’intervention, ce week-end, du ministre américain Timothy Geithner, en visite exceptionnelle à Wroclaw, pour un sommet des 17 pays de la zone euro.
En fait, sur l’aide à la Grèce, comme sur la gouvernance financière mondiale, deux thèses s’opposent :
Celle des manipulateurs, s’appuyant sur l’oligarchie occidentale, qui ne veut pas perdre son pouvoir, et qui est prête à toutes tricheries pour sauver sa peau.
Et celle de ceux qui subissent les conséquences désastreuses de ce système, construit sur du vent (des crédits et de la dette), qui ont conservé un certain bon sens, et qui plaident pour que les erreurs, la mauvaise gestion, voire les escroqueries, soient sanctionnées. Les producteurs font face aux manipulateurs.
Parmi les responsables politiques, seuls les Allemands semblent actuellement en situation de pouvoir résister aux sirènes des manipulateurs.
Les marchés financiers, constitués de quelques dizaines de milliers d’opérateurs indépendants, souvent en charge de la gestion de l’épargne de millions de personnes privées ou morales, observent, sans parti pris.
Ils se demandent : tel ou tel État pourra-t-il rembourser ? Et qu’importe pour eux que ce soit en monnaie de singe ! À cet égard, la capacité de faire face du Japon et des États-Unis est, en effet, beaucoup plus grande !
Et puis il y a les individus, emmenés par les producteurs. Qui savent que l’économie ne peut pas longtemps désobéir à des règles simples. Comme l’équilibre des comptes, la stabilité de la monnaie (donc, avec référence métallique), la vérité des prix, y compris ceux des taux d’intérêt.
Voilà pourquoi, à très court terme, le problème est, en effet, l’euro. Mais, ensuite, ce sera celui du dollar, du yen, de toute la planète finance construite sur du sable, au profit d’une oligarchie, s’appuyant sur les mensonges de l’État-providence.
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TF1
L’entretien de Claire Chazal avec Dominique Strauss-Kahn, le 18 septembre, a rassemblé entre 20 h 09 et 20 h 33, plus de 13 millions de téléspectateurs, et près 47 % de part d’audience. Au début de l’entretien, un pic d’audience de 14,8 millions de téléspectateurs a même été franchi. Au total, ce journal a réuni, en moyenne, 12,46 millions de téléspectateurs, et a réalisé 44,5 % de part d’audience. C’est le meilleur score de la première chaîne depuis le 7 novembre 2005, où Dominique de Villepin, alors Premier ministre, avait annoncé un couvre-feu pour faire face aux émeutes.
Medias
France 2 > Le débat organisé sur France 2 entre les 6 candidats à la primaire socialiste, le 15 septembre, a réuni 5 millions de téléspectateurs et 22,1 % de part d’audience.
France 3 > Slam, émission de jeu, présentée sur France 3 par Cyril Féraud tous les jours à 16 h 35, rassemble régulièrement plus d’un million de téléspectateurs et réalise en moyenne un peu plus de 10 % de part d’audience.
Arte > La dotation publique d’Arte sera de 270 millions d’euros en 2012, en hausse de 7,3 % par rapport à 2011.
France TV > Le budget publicitaire de France Télévisions pour 2011 prévoit 425 millions d’euros de recettes publicitaires, contre 440 millions en 2010.
Linkedin > Le réseau social professionnel LinkedIn a dégagé, lors de son dernier exercice, un bénéfice net de 6,6 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 215 millions de dollars.
Vidéo > En France, la consommation de vidéo à la demande a augmenté de 12 % au premier trimestre 2011. |
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