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Les marchands d’orviétan


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Lévy Gabriel - dimanche 28 février 2010

rechauffement-climatique

Chronique de l’Association des Contribuables d’Aubagne

Les clameurs de Copenhague se sont tues, mais les langues se délient et abondent les critiques de cette mise en scène. M. Nicolas Lecaussin, bien connu des associations de contribuables, s’illustre par cette saillie : « Notre argent fond plus vite que les glaciers » (site de l’IREP)

Il précise que le célèbre GIEC entretient 2.000 chercheurs sur le climat, que la France figure parmi les principaux contributeurs – n’a-t-elle pas l’habitude d’un tel comportement ? –, mais que la Grande-Bretagne ne donne plus un seul euro depuis trois ans.

Rappelons l’information du Canard Enchainé ( 9 décembre 2009), selon laquelle M. Nicolas Sarkozy s’était livré à une « envolée le 7 décembre devant des conseillers : « On va à Copenhague pour gagner. C’est un tournant pour le monde. On fait de l’historique (sic). Dans un siècle, on se souviendra de ce sommet et dans les livres d’histoire, on dira que la France a joué un grand rôle ».

Comment des gens sensés… et censés être raisonnables, dirigeants politiques de tous pays et médias confondus, ont-ils pu se laisser prendre au baratin de ces marchands d’orviétans qui prétendaient vendre en kit leur intuition des prochains millénaires ? Le danger le plus perceptible, non dans mille ans, mais aujourd’hui, c’est d’une part le risque thermonucléaire et, d’autre part, la disparition de notre civilisation, submergée par les nouveaux apports, ces deux certitudes se cumulant.

La France emprunte pour prêter

Des certitudes, et non des supputations. Nos dirigeants négligeront-ils encore les avertissements contenus dans le livre si bien nommé (L’imposture climatique, Plon, 293 pages) de M. Claude Allègre, dont les lecteurs savoureront sans doute la parabole du « glaçon dans un verre de whisky » ?

Hélas, oui ! Deux exemples : premièrement, nos dirigeants continuent de chercher à présenter habilement la « taxe carbone », une taxe bien française qu’ils ne pourront imposer ni à nos voisins, ni à la Chine, ni aux Etats-Unis, mais si facilement à leurs contribuables, alors qu’est annoncée pour le 1er avril une hausse de 9% du gaz.

Deuxièmement, la France emprunte, et va encore emprunter des milliards d’euros, dont le premier emploi consistera à prêter une partie de cet argent. L’Agence Pour le Développement, l’APD, agence française, dont nous vous avons déjà décrit la générosité, prête 185 millions d’euros au Mexique « pour lutter contre le changement climatique » (Le Figaro du 15 février 2010).

Ce prêt, signé à l'occasion de la visite au Mexique du Directeur Général de l'AFD, Jean-Michel Severino, vise à soutenir la politique du pays en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, « traduite par la publication d'une Stratégie nationale de changement climatique et l'élaboration d'un Programme Spécial pour le Changement Climatique 2009-2012 (PECC) ».

La gabegie, une nouvelle devise à inscrire au fronton de nos édifices publics !


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