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Les parités fixes vont faire exploser l’euro |
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Trémeau Bernard - mercredi 13 juillet 2011
monnaie, euro
Mon dernier article m’a valu de nombreuses réactions, sur la parité fixe en particulier. Et des chiffres terribles pour la France sont tombés cette semaine.
Le déficit de la balance commerciale a atteint au mois de mai 7,42 milliards d’euros. Depuis 2002, il s’aggrave un peu plus chaque mois. Nos exportations diminuent, alors que le prix de nos importations augmente. Nos entreprises fuient à l’étranger.
Les marchés réagissent et mon ami Jean-Pierre Chevallier signale qu’en 24 heures, entre le 6 et le 7 juillet, les intérêts que doit payer la France pour obtenir de l’argent, ont fortement et brutalement augmenté. Avant le 6 juillet, la France payait déjà à ses prêteurs des intérêts plus élevés de 14,4 % que ceux que paye l’Allemagne.
Le 7 juillet à 15 heures, ils avaient grimpé à 18,5 %. 3,1 points en 24 heures. Cette hausse montre que ceux qui prêtent de l’argent à la France (les banquiers internationaux) commencent à douter de ses capacités à respecter sa parole…
Depuis 1945, le comportement des Français est nettement plus inflationniste que celui des Allemands. Ils croient en effet qu’on peut travailler 35 heures payées comme 39 ou prendre sa retraite à 60 ans au lieu de 65, tout en conservant le même pouvoir d’achat.
Ils croient au père Noël… Quand tout le monde travaille moins longtemps, le gâteau à se partager est automatiquement plus petit.
De 1945 à 1999, une parité fixe a pratiquement toujours lié le franc et le mark. Aussitôt que le franc était surévalué, l’activité économique quittait la France pour l’Allemagne. Le chômage menaçait la France. Les banquiers commençaient à spéculer. Une dévaluation tous les trois ans environ a rétabli la réalité monétaire. Et, chaque fois, l’économie française redémarrait.
Après une longue négociation, le 31 décembre 1999, les pays européens créateurs de l’euro ont déterminé les valeurs relatives des monnaies nationales qu’ils allaient abandonner. Et, depuis cette date, une parité fixe lie les anciennes monnaies entre elles.
Or, depuis 1999, cette parité fixe n’a pas été modifiée, alors que le comportement des Allemands et des Français continue à être le même. Dès 2002, le déficit de la balance commerciale entre la France et l’Allemagne est apparu. Et il ne fait que s’aggraver depuis. Ce qui est parfaitement normal.
Or, les créateurs de la monnaie unique n’ont absolument pas envisagé les conséquences prévisibles, inévitables, de cette parité fixe et l’évolution normale de notre économie : d’abord vers le chômage, puis, dans un deuxième temps, vers une crise économique et monétaire grave.
Le contraire aurait été un véritable miracle…
De plus, actuellement, alors que nous sommes en pleine crise, personne, que ce soit au gouvernement, à la radio, à la télévision ou dans la presse écrite, ne fait allusion à cette parité fixe prolongée bien trop longtemps. Donc personne ne parle du seul remède logique à appliquer à notre économie : modifier la parité liant le franc (ou la drachme…) au mark.
On conserve donc la même parité et la situation ne peut que s’aggraver.
On soutient financièrement les pays qui sont en rupture de paiement, comme la Grèce, depuis des mois. En leur prêtant de l’argent à bas prix, ou même en leur en donnant.
Ce choix ne peut donc mener qu’à l’éclatement de l’euro et au retour aux monnaies nationales. Et le poids financier de la France et de l’Allemagne est bien trop petit pour pouvoir lutter contre les banquiers internationaux.
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Bac
654 548 élèves ont passé, cette année, les épreuves du baccalauréat, dont 328 467 pour le bac général.
Chiffres significatifs
RGPP > Depuis 2008, la Révision générale des politiques publiques a permis la suppression de 82 700 postes de fonctionnaires. En 2011, le nombre de suppressions de postes devrait s’élever à 31 600.
Cannabis > 63 % des Français sont opposés à la dépénalisation du cannabis.
Création > En mai dernier, 49 301 entreprises ont été créées en France – un chiffre en hausse de 15,1 % par rapport au mois d’avril.
Services > En 2010, les exportations mondiales de services se sont élevées à 3 700 milliards de dollars, en hausse de 8 % par rapport à 2009.
Bourse > Au 31 décembre 2010, la capitalisation boursière des sociétés du CAC 40 s’élevait à 933,2 milliards d’euros.
Mineures > En 2009, 29 000 jeunes femmes de moins de 19 ans ont subi un avortement, dont 11 600 étaient mineures.
Grèce > Au premier trimestre de 2011, le taux de chômage de la Grèce s’élevait à 15,9 %, contre 14,2 % au dernier trimestre de 2009 !
Investissement > En 2010, pour la première fois depuis 2004, les communautés urbaines de France (qui représentent les plus grandes métropoles, à l’exception de Paris) n’ont pas augmenté leur endettement : celui-ci s’est stabilisé à 8,6 milliards d’euros. Contrepartie de cet assainissement budgétaire : les investissements se sont, eux aussi, stabilisés (2,8 milliards d’euros de dépenses d’investissement en 2010). |
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