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Les patrons, pères de la nation |
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Lance Pierre - mercredi 05 septembre 2007
sarkozy, economie
Il y a tout de même quelque chose de très plaisant chez notre nouveau Président, c’est qu’il bouscule allégrement routines, blocages et tabous et qu’il fonce vers ses objectifs sans trop se soucier des commentaires offusqués des vierges effarouchées de tous les bords. Certains font la fine bouche, affirmant que tout cela n’est rien d’autre que de l’agitation médiatique et n’est pas suivi des fortes décisions dont nous avons besoin. À les entendre, l’action de Nicolas Sarkozy resterait trop timide.
On connaît le mot de Philippe Destouches, prononcé en 1732 et devenu proverbial : “La critique est aisée et l’art est difficile”. À quel art pourrait-il mieux s’appliquer qu’à celui de gouverner ? Il me semble qu’aujourd’hui les critiques politiques (quand ils sont de bonne foi) l’oublient un peu trop et décochent leurs fléchettes sans prendre la peine de bien examiner le terrain semé d’embûches sur lequel évolue le Chef de l’État. Moi, je trouve celui-ci, pour le moment, très bon stratège et remarquable gérant de son calendrier. Et je crois que nous n’avons encore rien vu. Nicolas Sarkozy sait parfaitement que les oppositions politiques et syndicales l’attendent au tournant de la rentrée. Il sait très bien qu’il ne pourra passer ce cap que s’il peut s’appuyer sur une opinion publique largement favorable. Or, le dernier sondage le crédite de 71 % de bonnes opinions. Il sera difficile à ses adversaires, syndicats compris, de surmonter cela. D’autant que le parti socialiste est en pleine déroute, pulvérisé par une “ouverture” remarquablement conduite.
Jetant un nouveau pavé dans la mare, Nicolas Sarkozy est allé sans complexe assister à l’université d’été du MEDEF. Aucun Président avant lui n’avait osé le faire. Il n’en est pas sorti grand-chose de concret, c’est vrai. Mais c’était un acte symbolique d’une grande portée, marquant là aussi une rupture de forte conséquence avec les comportements antérieurs. Le Chef de l’État n’a pas hésité à montrer que les chefs d’entreprise devaient être considérés comme les vraies “forces vives“ de la nation, ce qu’ils sont effectivement. Outre l’avantage de resserrer autour de lui l’une des composantes majeures de son électorat naturel, Nicolas Sarkozy a sans doute voulu tenter d’en finir avec ce préjugé antipatronal distillé depuis des lustres par l’idéologie marxiste et qui n’est qu’une séquelle de la prétendue “lutte des classes“.
Or, celle-ci est un mythe. Les “classes“ n’ont aucune existence réelle. Il n’existe dans la société que des individus, dont chacun a la possibilité de s’élever dans la hiérarchie socio-économique à proportion de ses talents, de ses efforts, de ses mérites, le moyen le plus sûr de cette ascension étant de créer son entreprise. Qu’est-ce qu’un artisan, sinon un ouvrier qui se fait patron ? En fait, les seules victimes du concept marxiste de “lutte des classes“ ont été les ouvriers eux-mêmes, du moins ceux qui se sont laissé circonvenir par une propagande acharnée à les enfermer dans une “conscience de classe“ qui était un véritable suicide social.
Ce qu’il faut aujourd’hui clamer haut et fort, c’est que le personnage le plus important de la société, c’est le créateur d’entreprise, le “patron“ dans toute l’acception du terme. C’est lui, et lui seul, qui enfante le progrès, car sans lui, les inventeurs, les chercheurs, les découvreurs, les ingénieurs, les scientifiques, les techniciens, si talentueux qu’ils puissent être, ne peuvent enfanter que des rêves. Il faut des rêves, certes. Mais c’est le patron qui les implante dans la réalité concrète et les met au service de l’humanité. Aussi est-il pleinement logique que le mot “patron“ dérive de “pater“.
Ce n’est en aucune façon une formulation condescendante. Ce n’est que la reconnaissance du fait que les patrons sont les vrais pères de la civilisation. Les patrons ne sont pas plus parfaits que les autres hommes, certes. Mais un monde sans patrons, comme le révèrent les marxistes, serait un monde de barbares et de va-nu-pieds.
PS - Je tiens à remercier les nombreux lecteurs qui ont acquis le film en DVD de Jean-Yves Bilien “Pierre Lance raconte… “ et tous ceux qui m’en ont fait des compliments enthousiastes. C’est un grand réconfort pour un auteur “non-conforme“ que de recevoir un tel écho. (Encore disponible : 25 euros port inclus à “L’Ère nouvelle“, BP 171, 06407 Cannes cedex.)
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TF1
Dans leur magazine « Sept à Huit » sur TF1, Anne-Sophie Lapix et Harry Roselmack avaient programmé une interview exclusive de Jamal Dati, le frère de la ministre de la Justice, condamné le 21 août à un an de prison par la cour d’appel de Nancy. Sur ordre de Nonce Paolini, directeur général de la chaîne, les deux journalistes ont renoncé à diffuser cette interview.
Medias
France 2 á Le climat est tendu à France 2. Cet été, une quinzaine de journalistes ont quitté la chaîne. Arlette Chabot, patronne de l’information, vient de nommer un nouveau rédacteur en chef du 20 heures, Thierry Thuillier.
France 24 á Devant les ambassadeurs de France réunis à Paris pour leur conférence annuelle, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a renouvelé son souhait de fusionner les chaînes internationales françaises d’informations - TV5, France 24 et RFI - en une « super chaîne » faisant rayonner la France dans le monde.
France Inter á Yves Calvi animera une nouvelle émission, de 17h à 17 h 50, sur France Inter, baptisée « Nonobstant », en lieu et place de « La bande à Bonnaud ». Il y recevra un invité pendant 50 minutes, qu’il soit scientifique, psychanalyste, écrivain, politique ou citoyen lambda.
« Canard Enchaîné » á En 2006, les ventes du « Canard Enchaîné » (406 000 exemplaires en moyenne) avaient reculé de 3 %. Sur les cinq premiers mois de 2007, elles ont progressé de 21 %.
Internet á L’émission dominicale « Arrêt sur image », exclue de la grille de rentrée de France 5, sera diffusée sur le Web, annonce son producteur et animateur, Daniel Schneidermann, dans son blog. |
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