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Les poux de l’école de la République


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Arnaudies Jean-Marie - mercredi 26 septembre 2007

education
L’excellent article de Bernard Trémeau : « Éducation nationale : rétablir la concurrence » (n° 606 des « 4 vérités ») m’est allé droit au cœur. Je tiens à y apporter une suite. En France, l’État s’est arrogé le quasi-monopole de l’« Éducation », ex-Instruction Publique. Un secteur privé est toléré en parent pauvre : l’État se réserve l’essentiel, le monopole de la collation des grades. Il encadre sévèrement le secteur privé sous contrat, et refuse une véritable autonomie à tous les établissements. Un monopole aussi écrasant se justifiait quand, en contrepartie, l’État s’imposait un devoir d’excellence fondé sur l’élitisme républicain, la lutte contre l’obscurantisme et les superstitions, et la tolérance zéro appliquée à quelques principes de morale : liberté d’expression et de pensée, respect des biens et des personnes, primat de la raison sur la force, hygiène publique et personnelle.

C’est du passé. La bien-pensance a piétiné la liberté de pensée et d’expression et, sous couvert de « tolérance », le laisser-aller s’est installé partout. L’État est écartelé entre son monopole et une situation de fait qui prépare l’écroulement de ce qui fut « l’Instruction publique », donc la privatisation de tout l’enseignement. Tôt ou tard, il devra choisir : redresser la barre, ou renoncer à son monopole. Exemple : les poux à l’École Publique.
Dans toute ma scolarité, de 1946 à 1966, je n’avais jamais vu un seul cas de poux dans les établissements que j’avais fréquentés. Et je n’avais jamais vu de poux jusqu’au jour maudit, en 1986, où l’un de mes enfants en ramena de son école, à Toulouse. L’instituteur de mon école communale de la bonne ville de Pamiers nous avait présenté les poux comme une horreur, énumérant les graves maladies que ces parasites colportent. Il avait interdit de venir à l’école porteur de poux. Chaque matin, il inspectait tête, mains, cou, ongles, oreilles, de chaque élève, renvoyant le malpropre chez lui faire ses ablutions. Une infestation de poux dans une école eût provoqué un scandale ! Jamais je n’ai vu de poux dans l’École des Hussards noirs de la République, dont je porte le deuil. Dans le département où je me suis retiré, l’Aude, les poux sont omniprésents à l’École. Des familles écœurées subissent. Il y en a d’autres que les poux ne dérangent pas, puisqu’elles envoient à l’école leurs enfants infestés et contagieux.

Les textes de santé publique régissant parasitoses, pédiculoses et infestations de poux sont d’une rare hypocrisie. L’éviction scolaire des enfants infestés est présentée comme « traumatisante », « pas souhaitable », et « inutile si l’enfant est traité ». Pour signaler un enfant infesté, il faut en appeler au médecin scolaire, qui ne se dérange pas pour des poux. Conséquence : les parents d’enfants non infestés ne peuvent pas leur éviter la fréquentation des condisciples infectés et contagieux !
Aucun contrôle n’est prévu, et quand bien même les parents parviendraient à signaler un enfant infesté, ils n’auraient aucun moyen de faire contrôler qu’il est traité. Lorsque des enfants non infestés au départ attrapent des poux, malheur à leurs parents s’ils protestent ! Ils sont tancés comme des gêneurs « discriminatoires ».

On leur dit : « L’Aude étant pauvre, la présence des poux y est normale, il ne faut pas s’en formaliser ». Les insupportables textes officiels disent que si un enfant est infesté, il ne faut à aucun prix qu’il se sente exclu ou humilié. Dans l’impossibilité juridique d’appliquer la tolérance zéro aux poux, le chef d’établissement ne peut qu’« informer les parents sur les inconvénients des infestations » par ces parasites ! L’École de la République étant obligatoire, si une famille en retire son enfant plus de quatre jours d’affilée sans motif valable, les foudres de l’État s’abattent sur elle.

Les infestations par poux ne sont pas un motif recevable. Il y a de facto obligation d’exposer ses enfants à la contagion par leurs condisciples infestés. Les droits de l’homme ne seraient pas violés si un texte de loi stipulait : « Pour s’inscrire à l’École, tout enfant devra produire un certificat médical attestant qu’il n’est atteint d’aucune affection contagieuse, en particulier d’aucune parasitose par poux ou autres » ; et s’il ordonnait l’éviction de tout élève infesté de poux jusqu’à guérison complète. Ce serait une leçon pour ces parents laissant leurs enfants aller à l’École la tête pleine de poux, comme ma voisine l’a vu de ses yeux à l’École de Rennes-les-Bains en cette rentrée de septembre 2007.

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En bref
BRIDGE
2,5 millions de Français, de 9 à 99 ans, joueraient régulièrement au bridge.

Chiffres Significatifs
Expulsions > Selon le ministère de l’Intérieur, 13 677 « éloignements » de sans-papiers ont été réalisés sur les huit premiers mois de l’année. On est loin des 21 000 expulsions, objectif pour l’ensemble de l’année 2007.

Immobilier > 56 % des Français sont propriétaires, contre 75 % des Européens.

Productivité > En matière de productivité, le BIT classe le travailleur français au 3e rang mondial, l’américain au second, le norvégien au premier.

Ralentissement > Aux États-Unis, 5 millions de maisons sont à vendre, deux fois plus que la moyenne de long terme. La construction de logements neufs a chuté de près de 40 % en 18 mois. La crise de l’immobilier a ralenti de plus de 1 % la croissance américaine, passée d’une pente annuelle de 3,2 % mi-2006 à moins de 2 % mi-2007. Les achats de voitures ont chuté de 10 % en un an…

Russie > La Russie subit le contrecoup de la crise financière mondiale : les actions des sociétés cotées à la Bourse de Moscou ont perdu de 30 % à 40 % de leur valeur. 50 % des introductions en Bourse de sociétés russes prévues pour le deuxième semestre de cette année ont dû être reportées.

DROIT D’ASILE > Les demandes de droit d’asile sont en baisse. Il n’y en a eu “que” 52 066 en 2005 (non compris les enfants mineurs accompagnant les demandeurs). La baisse aura été de 25 % en 2006. Et pourrait être de 10 % en 2007. Avec ce score, la France reste champion du monde !




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