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Les socialistes français ont déjà gagné |
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Milliere Guy - mardi 09 décembre 2008
parti-socialiste
Le socialisme a mal commencé. Ses racines se trouvent dans les mysticismes divers qui naissent du christianisme au moment où la féodalité commence à s’effriter et où quelques illuminés en viennent à penser que l’élan de liberté qui conduit des serfs à s’émanciper et à devenir marchands est un signe de décadence annonciateur d’une apocalypse prochaine. Ses prolongements se trouvent chez d’autres mystiques, certains de disposer de la vérité absolue et voulant faire le bonheur des hommes contre eux-mêmes en créant des sociétés collectivistes par la coercition.
Il continue très mal, puisqu’à l’époque de la Révolution française, il est déjà tout entier dans la terreur robespierriste, et croise le communisme naissant au travers de la Conjuration des Égaux de Gracchus Babeuf. Après avoir traversé une phase utopique où des hurluberlus imaginent des phalanstères et des communes primitives qui verront parfois éphémèrement le jour, il se fait violent et putschiste chez des gens comme Auguste Blanqui ou, plus tard, les excités qui instaureront la Commune de Paris.
À peu près à la même époque, il fait l’objet des élucubrations de Karl Marx qui, aigri sans doute de devoir vivre aux crochets de l’entrepreneur Friedrich Engels, se défoulait en pestant contre l’exploitation des ouvriers et en rêvant maladivement du jour inéluctable où les autres entrepreneurs seraient supprimés tandis que verrait le jour la « dictature du prolétariat ».
Au XXe siècle, il verra se séparer de lui les léninistes dont certains se reconnaîtront dans Staline et d’autres dans Trotsky, sans que les uns et les autres ne voient quoi que ce soit à redire dans l’instauration d’une société totalitaire. Il connaîtra aussi quelques excroissances dans lesquelles il se refuse jusqu’à ce jour à voir ses enfants : le fascisme et le national-socialisme. Il survivra aux multiples crimes et traces de sang dont il est chargé et sa survie sera très explicable : on trouvera toujours des intellectuels nostalgiques du temps où leurs ancêtres étaient tout-puissants parce qu’ils siégeaient à la droite du seigneur…
Ses adeptes aujourd’hui se trouvent en Europe dans quasiment tous les partis politiques. Ils peuvent discerner en Barack Obama aux États-Unis un cousin par alliance. À peu près aucun gouvernement de la planète ne leur échappe à un degré ou à un autre. La plupart des entrepreneurs sont domestiqués ou tenus en laisse. Leur discours et ses variantes, de l’écologisme à ce qui reste de l’alter-mondialisme, sont en situation de quasi-hégémonie dans les médias où les derniers défenseurs de la liberté individuelle ont bien du mal à se faire entendre.
Cette quasi-hégémonie pourrait bien expliquer la déliquescence actuelle du Parti socialiste français : comment trouver un discours original quand ce qui est censé constituer la « droite » est composé, pour l’essentiel, d’étatistes, de dirigistes, d’adeptes de la « justice sociale » ? Comment se démarquer quand on est cerné par des représentants du marxisme le plus rigide et par des adeptes d’une social-démocratie douce qui, après avoir failli être PD (parti démocrate) sont devenus Modem ?
Restent des souvenirs : le Front populaire et François Mitterrand. Pour le reste ? On pourra compter sur le geste réflexe de gens qui voteraient pour une vache laitière si on collait l’estampille PS entre les cornes et des promesses de « faire payer les riches » et de « changer la vie » juste en dessous. On pourra répéter jusqu’à la nausée : « la gauche, la gauche », comme Obama a répété aux États-Unis : « le changement, le changement ».
Mais, au-delà, ce sera un concours de beauté télégénique et, à ce jeu, Ségolène Royal finira sans doute par l’emporter. Son discours est nul et assez vide pour être compatible avec n’importe quoi pourvu que ce soit « de gauche ». Malheureusement, pour tenir un discours vide et « de gauche », il y a déjà Sarkozy qui, puisqu’il s’efforce de dire qu’il n’est pas vraiment de gauche, capte les votes de droite et, néanmoins, assez de voix de gauche pour que cela fasse une majorité. Les socialistes français vont rester encore longtemps, sans doute, dans l’opposition. Ils en seront frustrés. Ils devraient prendre du recul, et voir qu’au-delà de leurs propres personnes, leurs idées sont partout ou presque.
Et plutôt que de trépigner dans la frustration, ils devraient regarder : le naufrage de la France, les difficultés que connaît l’économie sur la planète, c’est leur œuvre ou celle de leurs semblables !
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Mineurs
213 000 mineurs ont été mis en cause par les forces de l’ordre en 2007. 160 000 ont été présentés au procureur. 79 000 ont été poursuivis devant le juge, dont 69 000 sont par la suite suivis en milieu ouvert…
Chiffres significatifs
Accouchement > 25 % des Françaises souhaiteraient accoucher chez elles.
Erasmus > Le nombre d’étudiants français ayant profité du programme Erasmus pour étudier dans un autre pays d’Europe a crû de 3,2 % en 2006-2007, après une progression de 7,2 % en 2005-2006.
Handicapés > Début 2007, on comptait 107 000 places dans les établissements médico-sociaux pour enfants ou adolescents handicapés et 34 000 places dans les services d’éducation spéciale et de soins à domicile, qui interviennent sur les lieux de vie ordinaire des enfants. La demande reste légèrement supérieure à l’offre.
Réseau > On estime à 225 milliards de véhicules-kilomètres la circulation routière sur les réseaux d’autoroutes et de routes nationales françaises en 2007 !
SDF > 60 % des Français estiment possible qu’eux-mêmes ou l’un de leurs proches se retrouve un jour dans la rue, sans domicile fixe.
Entrepreneur > En moyenne, un entrepreneur français travaille 51 heures par semaine. |
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