de Beaufort Hubert - lundi 01 novembre 2010
chomage, immigration
Le malaise social en France est devenu global, car le Français est en proie à la fois au doute et à des harcèlements croissants :
- Le doute sur une information à la fois masquée et souvent déformée ;
- Les craintes pour sa vie professionnelle, familiale, sociale ;
- La perte de confiance dans la politique et la hiérarchie professionnelle.
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D’abord l’information. Comment croire à une inflation 0, alors que l’INSEE ne compte le logement que pour 6 % du budget mensuel et que les impôts locaux ont explosés ? Est-il excessif de dire que pour le Français moyen, l’inflation se mesure à l’évolution de sa taxe foncière et de sa taxe d’habitation ?
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Deuxième sujet sensible, « l’immigration contrôlée ». Comment ne pas douter, alors que l’on annonce la construction prévue de 300 mosquées, que 20 % des jeunes ne maîtrisent pas la lecture et que le chômage dans les zones sensibles dépasse les 40 % ?
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Parlons surtout des craintes économiques de nos concitoyens. Les 600 000 nouveaux chômeurs de 2009 tétanisent le corps social. 10 % de chômage officiel, cela reste un pourcentage flou. Deux ou trois millions de sans emplois, c’est l’ensemble du corps social qui est ébranlé. Avoir confiance et retrouver l’espérance sont les conditions au retour de la croissance.
La sécurité économique du lendemain ne doit pas devenir une incertitude et à fortiori une angoisse. Elle est évidemment dominante par rapport à la montée de la délinquance, qui devient un signe visible du trouble qui imprègne le corps social.
Du côté des entreprises et des administrations, la confiance s’affaiblit aussi. Il faudrait être fier de son travail, de ses supérieurs, de ses patrons, de l’Etat.
Tout cela est à reconstruire :un vrai défi qui transcende Copenhague puisqu’il implique la nation, la morale, le religieux. Officiellement l’intégration est en marche, l’inflation est nulle, le pouvoir d’achat progresse depuis 20 ans, la Turquie devrait adhérer à l’Europe, la mondialisation est une chance, etc. Cela tourne à indigestion.
Que demandent nos concitoyens ? Ils voudraient la vérité des chiffres, un discours mobilisateur, une nation où ils se retrouvent, une vraie croissance, de vrais emplois. En un mot : croire en l’avenir.
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