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Les subventions à la presse nuisent au pluralisme


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Rouxel Jean - mercredi 29 septembre 2010

presse
J’apprends par le « Bulle­tin André Noël » que la presse a reçu en 2010 578,32 mil­lions d’euros de subventions. Soit 23 % de plus qu’en 2008 !
Est-il besoin de préciser que la « grosse presse » s’est taillé la part du lion dans cette affaire ? La palme étant remportée par « France Soir » qui, vendu 50 centimes d’euros, reçoit de l’État… 52 centimes par exemplaire vendu en kiosque !

On nous dira sans doute que le « pluralisme » est à ce prix. Que les subventions sont le seul moyen de maintenir à flots la presse largement déficitaire.

À supposer que cela soit vrai, cela n’en serait pas moins scandaleux. Je ne vois aucune raison justifiant que mes impôts servent à « maintenir » à flot « Libération » ou le « Monde » qui passent le plus clair de leur temps à cracher sur mes propres valeurs…
Mais, en outre, c’est complètement faux.

En effet, ce n’est pas le pluralisme qui est défendu, mais le matraquage de la gauche et de l’extrême gauche. On se souvient de ce sondage de 2002 qui indiquait que plus de 90 % des journalistes se déclaraient de gauche. Jacques Chirac, qui l’avait finalement emporté, réunissait autant d’intentions de vote que… Arlette Laguiller (5 % des intentions de vote) !

Rappelons aussi que « Présent », quotidien pourtant fort peu riche en publicité, a été privé pendant des années des subventions réservées aux quotidiens « à faibles recettes publicitaires ». Et on chercherait en vain une autre raison qu’idéologique à ce traitement « discriminatoire »…
En réalité, ce qui est visé, c’est le maintien en place de la caste politico-médiatique issue de la révolution de 1968. Cette caste qui nous a conduits au désastre que nous connaissons a besoin de cette chape de plomb sur la réalité et sur ses responsabilités.

Si, vraiment, ce qui était visé était le pluralisme, je peux donner une solution « miracle ». Il suffit de supprimer toutes les aides à la presse.
Les journaux « bidon », qui annoncent des tirages pharaoniques… et n’ont quasiment pas de lecteurs, disparaîtront et personne ne les regrettera.
Chacun parti, chaque groupe d’influence pourra, à armes égales, lancer son propre journal. Alors une véritable diversité se fera jour (comme nous en connaissions avant 1944… en l’absence de subventions).

Et ce pluralisme réel évitera, au passage, que des magnats de l’industrie vivant principalement des commandes de l’État se partagent l’intégralité des « grands » journaux !

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