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Les trois crises économiques françaises |
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Trémeau Bernard - mardi 11 novembre 2008
inflation
Les Français subissent actuellement trois crises dont les gouvernements sont responsables. Une crise économique depuis 1969. Une crise monétaire depuis 2004. Une crise financière depuis 2007.
En 1969, commence une crise économique. Depuis la Libération, depuis 1945, les gouvernements français imposent chaque année un peu plus leurs entreprises et les « riches ». Ils les imposent beaucoup plus que leurs partenaires européens. Et ils continuent après 1969 à augmenter ces types d’impôts. (SMIC en 1969, ISF en 1988, 35 heures payées comme 39 en 1998…).
Tandis que les pays imposant moins leurs peuples, comme le Luxembourg, deviennent des « paradis fiscaux », la France devient, elle, un véritable « enfer fiscal ».
Ces impositions sont doublement inflationnistes : elles augmentent d’abord directement les prix de revient des entreprises. Elles les privent ensuite des capitaux dont elles ont besoin pour investir. Or, sans investissement, il n’y a pas d’augmentation possible de l’offre. Notre pouvoir d’achat stagne.
Enfin, pour lutter contre cette inflation d’origine gouvernementale, on doit mettre moins d’argent à notre disposition. Ce que faisaient avant 1983 nos gouvernements avec la politique dite de rigueur. Ce que font depuis 1983 nos banques centrales en réduisant le crédit.
Plus l’inflation induite par les mesures gouvernementales est forte, plus la banque centrale doit réduire les crédits qu’elle accorde aux entreprises et aux particuliers. Investissements et achats à crédit se réduisent. La progression de notre pouvoir d’achat piétine : le chômage apparaît.
Le remède est connu. Il faut réduire les impositions des entreprises comme l’a fait l’Irlande en 1985. La vigoureuse reprise qui a suivi cette réduction du taux des impôts a finalement augmenté les recettes fiscales du pays dès l’année suivante…
Les capitaux fuient la France
En 2004, commence la crise monétaire française actuelle. Depuis la grande crise de 1929, les Allemands ont un comportement moins inflationnistes que les Français. Mais, avec la réunification des deux Allemagnes en 1989, le gouvernement allemand a mis en place une politique très inflationniste. Et jusqu’en 2000, l’inflation allemande est passée devant l’inflation française.
Puis, à partir de 2004, l’augmentation plus rapide des coûts de production en France commence à déséquilibrer notre balance commerciale. Nos importations progressent, en effet, bien plus rapidement que nos exportations. Nos entreprises ne sont plus compétitives. Une « dévaluation compétitive » est nécessaire.
Mais une monnaie commune unit nos deux peuples depuis 1999 et il n’est plus possible de dévaluer. Le chômage progresse et des troubles sociaux de plus en plus violents sont observés. Et, même depuis huit jours, les capitaux quittent massivement la France pour l’Allemagne.
Le remède d’urgence est connu. Il faut imiter ce qu’a fait Schröder en Allemagne en 2002 : redonner de la compétitivité à nos entreprises en réduisant les charges pesant sur elles et augmentant par ailleurs la TVA. Le remède à long terme n’est pas évident. Il faut trouver un système permettant de modifier tous les deux ou trois ans la parité de l’ancien franc avec l’euro…
En août 2007, arrive en France la crise financière déclenchée aux USA par de mauvaises interventions de la banque centrale et du gouvernement américains. Après avoir rendu le prix de l’argent trop peu coûteux, ce qui a créé une bulle inflationniste sur les maisons et fait grimper le prix des actions, les Américains ont rendu l’argent trop coûteux, ce qui a fait chuter le prix des maisons, et s’effondrer le cours des actions. De nombreuses banques sont mises en difficulté.
Il fallait absolument empêcher ces banques de faire faillite, donc leur avancer immédiatement de l’argent à titre provisoire. Ce qui a massivement été fait aux USA et en Europe. Cet excès de liquidité a fait repartir l’inflation de 2 à 4 %.
Par contre, la baisse massive des taux aux USA depuis un an, puis en Europe depuis un mois risque de donner plus d’inflation que de reprise.
Faire de la politique en ignorant l’inflation est une grave erreur. Souhaitons qu’Obama le sache !
7 commentaires - Ecrire un commentaire
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Chômage
On estime que, suite à la crise financière, quelque 20 millions de personnes dans le monde pourraient perdre leur emploi d’ici à la fin de l’année 2009 !
Chiffres significatifs
Musulmans > 9,2 % des musulmans français se disent proches de l’UMP, quand 73,3 % se disent proches de la gauche ou de l’extrême gauche !
Chemin de fer > L’État va consacrer 13 milliards d’euros à la rénovation du réseau ferré national entre 2008 et 2015…
Dette > La dette publique américaine a dépassé en septembre le seuil des 10 000 milliards de dollars
Dexia > Selon la rumeur, le dîner de gala organisé pour fêter la naissance de la filiale monégasque de Dexia – dîner qui a eu lieu quelques heures seulement après l’annonce du deuxième plan de sauvetage de la banque des collectivités locales – aurait coûté 200 000 euros !
Ministères > Entre septembre 2007 et juillet 2008, les cabinets ministériels ont embauché 397 nouvelles personnes et le montant des primes a augmenté de 20 % (soit quelque 5 millions d’euros…) !
Crise > En réponse à la crise bancaire, les banques centrales ont d’ores et déjà émis 7 000 milliards de dollars de prêts, prises de participation et garanties bancaires…
Impôt > 5,7 % des foyers fiscaux de Paris ont été assujettis à l’Impôt de solidarité sur la fortune en 2007. Le record est atteint par le 7e arrondissement, qui compte 21 % de foyers redevables ! |
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