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Les universités ne sont pas des parkings


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Barrucand Pierre - mercredi 21 mai 2008

education
La crise des universités en France est très ancienne. Déjà, François Ier constatait une certaine sclérose et créa le Collège de France, lointain ancêtre du CNRS. Certains, pendant la Révolution, voulurent le détruire. Puis Napoléon créa une structure éducationnelle très rigide, de l’école primaire aux « grandes écoles », telles Polytechnique ou l’École Normale Supérieur.

À l’université, segmentée en facultés totalement séparées, incombait la formation des juristes (juges, avocats…) des médecins et des professeurs de lycées (lettres et sciences).

Tout cela était peu favorable à la libre recherche et à l’esprit d’initiative, mais fut encore aggravé par l’instauration de réformes, comme la création de l’agrégation et de la « licence d’enseignement ». Toutefois, ce système sclérosant fut sauvé partiellement par la qualité de l’enseignement de certains professeurs et de rares ministres, tel Victor Duruy.

Néanmoins, le système, en 1945, était à bout de souffle, car déjà les universités étaient encombrées par des bacheliers incapables d’accéder avec profit à l’enseignement supérieur. D’où, pendant deux décennies, une série de petites réformes peu efficaces. On a souvent reproché à Edgar Faure d’avoir, par sa loi, amené un grand désordre dans les universités. Beaucoup de choses dans cette réforme étaient bonnes, notamment l’éclatement des archaïques facultés.
Son défaut a été de ne pas avoir transformé la totalité du système éducatif. Ainsi, il y a eu, à partir de 1930, un déclin de l’enseignement secondaire dû à diverses raisons qui explique ce qui arriva vers 1945 dans le supérieur. Ajoutons à cela l’acceptation fréquente d’idées dangereuses telles celles formulées dans le rapport Langevin-Wallon.

Une autre, extraordinaire, apparut dans certains milieux, notamment de « cadres supérieurs » : il aurait fallu 80 % des bacheliers pour avoir une main-d’œuvre formée, dynamique et nécessaire à la modernité. Ce qui, d’ailleurs, sous-entend qu’on se désintéresse du 20 % restant. Esprit étroit et rigide, Jospin accepta le principe et le résultat global n’est pas triomphal. Aujourd’hui, on parle de la nécessaire démocratisation de l’enseignement supérieur, sans parler, bien sûr, de supprimer les très rigides concours, ni proposer le libre accès de tous à l’École polytechnique !

La vérité, c’est qu’il y a actuellement trop d’étudiants, car très nombreux sont ceux qui ne restent inscrits qu’une année ou deux sans en tirer d’autre avantage que de se dire Bac+2. Il résulte de cet état de chose bien des inconvénients. Ainsi, un très nombreux personnel doit enseigner et « accompagner » cet excédent d’étudiants avec des résultats nuls pour la plupart et au grand dam des meilleurs qui doivent travailler dans de très mauvaises conditions. En même temps, les « enseignants » ne peuvent guère que passer l’essentiel de leur temps à des activités absorbantes et non à la recherche et à la réflexion. Seul le CNRS maintient un véritable esprit de ce que furent les universités européennes. Même les professeurs titulaires sont accablés de tâches sans rapport avec leur vocation.

« Démocratiser » l’enseignement supérieur, c’est, par un système de bourses convenables, d’aides au logement sous diverses formes…, permettre à de nombreux jeunes que la faiblesse des moyens familiaux ou l’éloignement géographique empêcheraient de faire des études supérieures d’y accéder. Ce n’est pas de transformer l’université en une sorte de parking où s’installent provisoirement des jeunes inquiets sur l’avenir, timides devant la « vie active » et qui perdent du temps en attendant de comprendre que cela ne leur permet rien d’autres que des Bac+3 sans diplôme.

Il semble que les USA, peut-être aussi le Japon, la Chine et le Royaume-Uni, y parviennent mieux que la France dont le déclin, sur ce plan, paraît indéniable.

Remarquons que, même s’il est mauvais en son essence, car trop dogmatique et figé, le système napoléonien des grandes écoles a satisfait à ces nécessités : c’est ce qu’on a appelé « méritocratie républicaine » (en fait impériale).

Mais, justement, ce qui est conforme à ce modèle, on se garde bien de le massifier ! Ouvrir la fenêtre sur le monde, les sciences et l’esprit, ce n’est pas en transformant l’université en parking qu’on y arrivera !

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Le nombre de spots publicitaires de TF1 à la radio a atteint 474 en janvier 2008, en hausse de 34 % par rapport à janvier 2007…

Medias
France TV > Outre le manque à gagner de 850 millions d’euros de recettes publicitaires, France Télévisions estime que la suppression de la publicité entraînerait une perte de 200 millions d’euros issus de la diversification et des placements financiers du groupe, ainsi que 200 autres millions pour remplacer les six heures quotidiennes de publicité par des programmes…

Canal+ > Le groupe de communications Vivendi a réalisé 21,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2007, dont 4,4 milliards pour sa filiale Canal+.

Radio > 7,3% des Français écoutent la radio au bureau.

Médias > En 2007, chaque Français de plus de 13 ans a eu en moyenne 41,3 contacts par jour avec les médias (internet, télévision, radio ou presse écrite). Soit une hausse de 5,8 % par rapport à 2006 (après une hausse de 6,2 % l’année précédente).

Orange > L’opérateur de télécommunications Orange se lance dans la fourniture de contenu audiovisuel. À partir du dernier trimestre de 2008, les abonnés auront accès à plus de 1 000 films et quelque 500 heures de séries télévisées. Cet effort de diversification est estimé par les concurrents à 100 millions d’euros. Mais il s’intègre dans une politique générale de fourniture de contenu : début 2008, Orange a acquis pour 203 millions d’euros plusieurs des lots de droits de diffusion mis aux enchères par la Ligue de football (notamment les droits de retransmission du match du samedi soir)…




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