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Lettre ouverte d'un électeur déçu au Président de la République


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Courrier - vendredi 27 mai 2011

impots
Monsieur le Président de la République,

J'ai voté pour vous en 2007 pour plus de liberté, car je suis persuadé que la liberté engendre la richesse. A un an des élections présidentielles, votre politique m'a déçu dans son application.

Comment pouvez-vous diminuer l'imposition sans offrir de contreparties ?

Ceux qui voyaient leurs impôts diminués auraient dû être avantagés par des investissements nationaux pour redonner un tissu productif au pays. L'argent gagné a été investi à l'étranger. La France a perdu deux fois.

Vous avancez un gain dans le prêt fait aux banques nationales à travers les intérêts versés. Mais cet argent prêté est l'argent de la dette française, qui supporte des intérêts. Où est le gain ?

Vous aviez l'occasion de faire entrer l'État dans le conseil d'administration des banques pour qu'elles servent l'industrie française et votre politique.

De Gaulle, lui, les avait nationalisées. Il avait osé.

Le pays croule, et ses habitants avec, par les intérêts versés qui laminent les plus faibles. C'est la loi de la jungle, qui va à l'encontre du sentiment national.

Il faut redonner aux lois la solidarité nationale, redéfinir le bien et le mal en fonction de la nation.

La dette française s'augmente des intérêts. Pour supprimer les intérêts vous pourriez vous appuyer sur les trois religions monothéistes qui les condamnent. Une vague d'air pur rentrerait dans les transactions bancaires et stimulerait l'économie.

En quatre ans, nous avons eu des lois qui ont restreint notre liberté. Relisez les résultats de vos législatures : elles sont restrictives, comme si les Français étaient des délinquants. Les dernières, sorties de je ne sais quel cerveau déréglé, devaient supprimer les avertisseurs de radars, tant en panneaux qu'en avertisseurs particuliers, alors qu'ils sont des facteurs de sécurité par la prévention.

Un enfant de cinq ans a été écrasé par une voiture dans le XIXe arrondissement de Paris. Les médias nous apprennent que le conducteur n'avait plus de permis et qu'il avait eu un accident semblable un an avant. Ils ajoutent qu'il roulait vite.

A 20 km/h, je défie n'importe quel conducteur de pouvoir s'arrêter pour éviter une personne qui se jette sous les roues de sa voiture. La vitesse accusée n'a pourtant rien à voir quand un enfant se précipite sur la chaussée pour ramasser son ballon. De mémoire la circulation des voitures avait été interdite et au Parc Monceau et aux Buttes Chaumont avant la guerre de 1939, à la suite d'accidents du même genre. J'ai 83 ans, je me souviens...

Vos lois sont répressives, Monsieur le Président, pas préventives.

Il est temps de redonner une bouffée d'air frais à ce pays.

Comment puis-je quitter cette lettre sans vous froisser ? En vous assurant, Monsieur le président, de tout mon espoir, car il est encore temps de faire une bonne politique.


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