Menou Pierre - samedi 20 mars 2010
communisme
« Un expert onusien dénonce le cauchemar de la population nord-coréenne », titre Le Monde daté du 19 mars. Cet expert thaïlandais, Vitit Muntarbhorn, professeur de droit à l’Université de Bangkok, vient de présenter un rapport édifiant sur la situation des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée.
Constatant que « la situation ne cesse de s’aggraver », il décrit la Corée du nord comme un « Etat de la peur » où 150 000 à 200 000 personnes, sur une population de 24 millions d’habitants, seraient détenues dans au moins « six gigantesques camps (érigés) pour les prisonniers politiques et leurs familles ».
« Tortures, châtiments collectifs et exécutions publiques sont courants », résume la journaliste du Monde, Agathe Duparc. L’expert de l’ONU rapporte le témoignage d’enfants que l’on obligeait à assister à des exécutions capitales ou de femmes victimes de mariages forcés, de prostitution et de viols.
Selon Vitit Muntarbhorn, la junte communiste de Pyongyang utilise « les ressources nationales au seul profit de l’élite dirigeante et de la nucléarisation du pays », tandis que la population souffre d’une pénurie alimentaire « d’une extrême gravité ».
« Entre 2000 et 2004, le gouvernement avait permis la naissance d’un secteur non étatique de petites exploitations », explique-t-il encore. Malheureusement, dès 2005, il faisait marche arrière. « Les marchés étaient fermés, écrit Agathe Duparc. Les femmes de moins de 49 ans se voyaient interdire de faire du commerce, et les fermiers étaient contraints de fournir une partie de leur production aux militaires, alors que fin 2009, une réévaluation de la monnaie nationale, le won, débouchait sur une forte hausse des denrées alimentaires. »
Dans le même numéro du Monde, page suivante, une dépêche AFP signale qu’à Cuba, le 17 mars une trentaine de « Dames en blanc », épouses et mères de prisonniers politiques, « ont été emmenées de force dans des véhicules par la police », alors qu’elles effectuaient une marche de protestation à la Havane. « Les "Dames en blanc" étaient conspuées par plus de 300 partisans du régime avant leur arrestation », rapporte l’AFP.
Le communisme n’est pas mort. Il tue encore.
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