Thieulloy (de) Guillaume - mercredi 14 janvier 2009
René Chambon est un ingénieur retraité, qui s’est notamment distingué, voici peu, en reproduisant l’exploit technique des Romains qui étaient capables de déployer des auvents de toile au-dessus de leurs amphithéâtres, prouesse que personne n’avait plus réalisée depuis.
Mais ce n’est pas de technique qu’il nous entretient dans « La langue de ma mère ». C’est de mémoire et d’enracinement. Ces vertus si souvent vantées aujourd’hui et si méprisées dans la pratique par nos « élites ».
Sous la plume de l’auteur revit une France rurale où l’on aimait le travail bien fait, où l’on n’avait pas besoin de télé-réalité pour se divertir.
À la lecture de l’ouvrage, on a quelque peine à croire que cela existait chez nous, voici soixante ans seulement. Et l’on mesure l’écrasante responsabilité de la classe politico-médiatique calamiteuse qui a réussi à faire en quelques décennies d’un pays riche et fier de ses racines un conglomérat multiethnique, qui s’appauvrit chaque jour, et ne cesse de cracher sur son passé…
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