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Lu pour vous "Une guerre au couteau"


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Piard Bernard - dimanche 10 juillet 2005


 
Une Guerre au couteau : Algérie 1960-1962, un appelé pied-noir témoigne
Notre confrère de l’hebdomadaire « Rivarol », Jean-Paul Angelelli, a publié, il y a déjà plusieurs semaines, chez Jean Picollec, un ouvrage intitulé « Une guerre au couteau ». C’est le journal presqu’au jour le jour tenu par un appelé du contingent qui, pendant quelque 25 mois, de 1960 à 1962, avec le régiment du 6ème Spahis, crapahuta, de pitons en djebels, dans l’ouest constantinois.

Sans doute, un tel témoignage, même s’il est assez rare, n’est pas vraiment unique. Mais l’auteur a beaucoup de verve. Il écrit comme parlaient, là-bas, les bidasses. Et, d’un bout à l’autre de son récit, on est pris par l’action, l’ambiance, les événements quotidiens. On s’y croirait, en particulier lorsque l’auteur nous restitue de savoureux dialogues entre officiers et hommes de troupe, entre ceux-ci et pieds-noirs, entre Français de souche et Algériens, Harkis ou Fellagas.

Nous avons droit à quelques portraits bien torchés, que ce soit celui du capitaine Fury, ou celui de Monseigneur Duval, plus connu des Français d’Algérie sous le surnom de Mohammed Duval. Ou bien encore, celui du Colonel Crémière dont on nous dit simplement, dans une note de bas de page, « qu’au moment de l’indépendance, il brava l’ALN, sauva des musulmans fidèles, encerclés par l’ALN et évacua des harkis ».

C’est l’occasion de se remémorer quelques-unes des extraordinaires atrocités commises par les rebelles du FLN. Par exemple, le massacre de Melouza, où un village de quelque cinq cent personnes fut rayé de la carte au point qu’on parla alors d’un nouvel Oradour-sur-Glane.

Jean-Paul Angelelli raconte ce qu’il a vu, ce qu’il a fait, ce qu’il a ressenti. Il parle clairement, même si c’est avec une certaine pudeur, de « la question ». On assiste à plusieurs « corvées » de bois. Au bout de quelques mois, l’auteur est en effet devenu « faisant fonction d’officier de renseignements ». Il sait ce qu’il dit. Et il le dit. D’ailleurs, dans sa préface, il nous a prévenu : il voulait à l’époque lutter contre le FLN, qui luttait contre l’Algérie française. Il l’a fait. Il en a été satisfait.

Si le manuscrit de Jean-Paul Angelelli n’est publié que maintenant, alors qu’il a été écrit à chaud, entre l’automne 1962 et le printemps 1963, c’est parce qu’à l’époque, il n’a pas trouvé d’éditeur. La « table ronde » l’avait retenu mais avait finalement renoncé à le faire paraître pour des raisons de sécurité. À l’époque, on ne badinait pas avec « les offenses au chef de l’État ». Puis, plusieurs autres éditeurs l’ont refusé. L’auteur l’a rangé dans un placard pour ne le ressortir que quarante ans plus tard, grâce au courage de l’éditeur très indépendant qui se nomme Jean Picollec.

Encore une remarque : Jean-Paul Angelelli est un pied-noir. Il est né à Alger en 1934. Quand il part au service militaire en 1960, il est sursitaire. Il est marié, il a un enfant et il est déjà prof d’histoire-géo. Le pays est en guerre depuis 1954. Il est envoyé dans un coin de son pays où il avait déjà eu l’occasion de passer une année avec ses parents, en 1943-1944, à Bordj Bou Arreridj. Il y arrive en train, avec la classe. Il est d’abord affecté à un service administratif. Avant de partir en opérations et d’être confronté à toutes sortes de situations autant cocasses que dramatiques. Bien sûr qu’il y aurait de quoi pleurer. Le 22 avril, c’est le push des généraux à Alger. Le 26 juin, le FLN a entamé des pourparlers de paix à Evian avec le gouvernement français. En octobre-décembre 1961, l’OAS s’attaque directement au FLN… Mais pour l’auteur, c’est la quille, la démobilisation et, comme pour la plupart des pieds-noirs, l’exil en métropole où il reprendra son métier d’enseignant obtenant même en 1972 un doctorat de l’université pour une thèse sur « l’Algérie et l’opinion française en 1930 ».

À la fin de son livre, à propos d’un personnage qui est un soldat algérien musulman nommé Marouz – chez qui il ira manger un couscous de départ – l’auteur indique qu’il aime beaucoup sa façon de parler mélangeant allègrement français, arabe, argot militaire et quelques tournures plus classiques. Ce langage cocasse (« Ti as la quille, c’est bien… j’i souis franci… j’min fous… ») constitue une sorte de fil conducteur de ce beau témoignage qui restitue comme le ferait un film ou un album photo un moment de notre histoire, toujours occulté bien que vécu dans leur chair par plusieurs millions de nos concitoyens « appelés » en Algérie entre 1954 et 1962.

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Le bilan final des temps de parole durant la campagne référendaire a été établi par le CSA : sur TF1, 52,7% pour le non et 47,3% pour le oui ; sur FR2, 46,6% pour le non et 53,3% pour le oui (et 0,1% d’opinions inclassables !) ; sur FR3, 42,3% pour le non et 57,7% pour le oui ; sur Canal+, 47,7% pour le non et 51,9% pour le oui (0,4% d’opinions inclassables) ; sur FR5, 43,9% pour le non et 56,1% pour le oui ; sur M6, 46,6% pour le non et 53,4% pour le oui. Au total, le CSA estime le temps de parole du oui à 55% et celui du non à 45%…

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PARIS MATCH á Le magazine du groupe Hachette, qui connait mieux que personne “le poids des mots et le choc des photos”, ose faire sa “une” avec un cliché de Nicolas et Cécilia Sarkozy qui date de juillet 2004… Il consacre une page aux difficultés du couple, sans prononcer le nom du rival de Nicolas, Richard Attias, directeur de l’agence de publicité Publicis Events, basé à New York, et sans citer le journal suisse qui a sorti le scoop le 26 mai, le quotidien “Le Matin”. Et sans dire que Cécilia a demandé le divorce…

MONDE á Trois groupes de médias européens vont intégrer le capital du « Monde » : Lagardère (qui disposera de 17% du capital et devrait apporter 25 millions d’euros), l’espagnol Prisa (éditeur « d’El Pais ») et l’italien Stampa.

INVENDUS á le taux moyen d’invendus pour les journaux mis en kiosques et autres ponts de vente, autres que les quotidiens et les hebdos, est de 65%, et même 75% pour les journaux « d’actualité ».

MÉDIAS á Le temps consacré aux médias par les Européens de 15 à 24 ans est d’abord dépensé devant la télé (31% du temps), la radio (27%) et internet (24%), loin devant les journaux (10%) et les magazines (8%)…




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