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M. Fillon, il faut libérer la croissance |
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Dumait Alain - mercredi 01 décembre 2010
fiscalite, euro
François Fillon est un Premier ministre sérieux, qui a une vision juste de la situation dans laquelle se trouve notre pays : hier, il disait que l’État était bel et bien en faillite ; aujourd’hui, il annonce 1 600 milliards de dette publique, montant qui va continuer à augmenter, au moins jusqu’en 2012. Et il en tire les conséquences : « Il n’y aura plus de dépenses publiques pour financer la croissance. » Ce qui est à moitié convenir que les dépenses publiques ne sont en rien créatrices de croissance. Sinon, ça se verrait…
À cet égard, l’intervention du Premier ministre marque un tournant. On va bientôt emprunter 35 milliards d’euros pour investir dans « des secteurs d’avenir », en application d’une stratégie qui, entre-temps, a fait l’objet d’un virage à 180°…
On pourrait le chipoter sur l’importance réelle des réformes effectivement réalisées, ou engagées, depuis 2007, que ce soit sur l’autonomie des universités, le financement des retraites ou le service minimum. Les réformes sont là. Mais toujours limitées.
On pourrait contester son diagnostic de la situation économique. Qui peut affirmer (à part lui) que la croissance reprend des couleurs et que le chômage va diminuer ? En tout cas, chaque plan de sauvetage, d’une banque ou d’un État, nous entraîne vers la déflation. Et cela, malgré le flot de fausse monnaie répandu par les banques centrales.
D’où l’erreur que François Fillon commet, avec la quasi unanimité de la classe dirigeante mondiale.
La finance mondiale n’a pas besoin d’être mieux « régulée ». En tout cas, pas par des réglementations bureaucratiques. Elle est malade de sa monnaie. La gestion monétaire des banques centrales est un échec monstrueux, aussi grave que celui du communisme. Il faut d’urgence retirer le pouvoir de créer de la monnaie ex nihilo à des personnages qui sont les docteurs Diafoirus des temps modernes. La seule monnaie internationalement reconnue est l’or. Il n’y a pas d’autre solution que d’y revenir, ou plutôt il faut simplement cesser d’interdire aux citoyens du monde de passer entre eux des contrats libellés en or (ou avec une quelconque autre référence, d’ailleurs).
En passant, vous considérez comme une évidence que les taux d’intérêt doivent être le plus bas possible. En êtes-vous si sûr ? Ne pensez-vous pas qu’il est catastrophique de financer avec des taux artificiellement bas des projets insuffisamment rentables ? Il ne faut manipuler ni l’épargne ni l’investissement, si on veut les favoriser tous les deux. Il suffit de laisser faire le marché, toujours plus intelligent que tous les technocrates réunis.
Il est vrai que les banques centrales ayant reçu le privilège de fixer ou « orienter » les taux d’intérêt à court terme, n’ont eu de cesse de peser sur les taux longs (par exemple en achetant directement de la dette d’État). C’est pourquoi il n’y aura pas de taux d’intérêt vrais aussi longtemps que les monnaies n’auront pas elles aussi un prix vrai, rattaché à l’or (comme le général de Gaulle, instruit par Jacques Rueff, l’avait bien compris).
Monsieur le Premier ministre, je suis sûr que vous serez sensible à cette évocation. Mais vous pourriez aussi vous inspirer de De Gaulle sur un autre plan.
Vous nous avez confirmé que le bouclier fiscal et l’ISF seraient bien supprimés, sans augmentation des impôts, sans création d’une nouvelle tranche de l’impôt sur le revenu, mais « à produit fiscal constant ».
On devine que vos conseillers font déjà tourner les gros ordinateurs de Bercy pour nous concocter un mélange savant d’augmentation des impôts et taxes sur les revenus et plus-values du capital.
Est-ce que ce sera plus juste et plus efficace ? On verra. Mais ce que je veux vous dire, ce que le général de Gaulle a fait dès qu’il est revenu aux affaires, c’est que le meilleur moyen de relancer la croissance, c’est de supprimer les obstacles à celle-ci. C’est de supprimer tout ce qui décourage les initiatives. Tout ce qui empêche la concurrence.
Soit l’ISF est un impôt comme un autre, principalement destiné à remplir les caisses de l’État et alors le remplacer par d’autres impôts et taxes, à l’euro près, est une chose normale, plutôt d’ordre politique qu’économique. Soit il convient de le supprimer parce qu’il est un obstacle important à la création de nouvelles richesses, et alors il ne faut pas le remplacer.
Car l’histoire des faits économiques nous enseigne qu’il y a des baisses d’impôt créatrices de richesses, et donc de ressources fiscales. Selon cette loi que connaissent bien les économistes, de droite comme de gauche, qui inspira aussi bien John Kennedy que Ronald Reagan, que l’on nomme la loi de Laffer. Loi que vos conseillers ignorent encore…
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Audience
En 2009, parmi les 100 meilleures audiences réalisées sur les chaînes hertziennes historiques et sur les chaînes de la TNT, 63 provenaient de la fiction américaine et 4 de la fiction française. En 2005, le genre de la fiction était globalement moins présent dans les 100 meilleures audiences de l’année, mais la principale différence venait du fait que la fiction française était alors beaucoup plus présente que la fiction américaine : 56 des 100 meilleures audiences provenaient de la fiction française et 4 de la fiction américaine…
Medias
TNT > Les chaînes de la télévision numérique terrestre ont diffusé en 2008 11 263 heures de musique en clair. C’est nettement moins qu’en 2007 (14 527 heures), mais c’est aussi beaucoup plus que les chaînes historiques (3 753 heures) !
Banijay > La société de production audiovisuelle Banijay, créée en 2008 par Stéphane Courbit (ancien dirigeant d’Endemol), compte aujourd’hui 13 filiales dans 9 pays et réalise un chiffre d’affaires annuel de 300 millions d’euros.
Havas > Au premier semestre 2010, le groupe de communication Havas a enregistré des nouveaux budgets pour un montant global de 1,2 milliard d’euros !
Bolloré > Le chiffre d’affaires du groupe Bolloré au premier semestre 2010 s’est élevé à 3,3 milliards d’euros, en hausse de 12 % par rapport au premier semestre 2009, pour un résultat net de 165 millions d’euros, en hausse de pratiquement 400 % !
Numérique > En moyenne, un livre numérique vendu en France coûte 12,54 euros. |
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