Entretien - mercredi 04 août 2010
Matthieu Ceillier
Étudiant et président de l’association Dextra
<www.dextra.fr>
Pouvez-vous nous présenter Dextra ? Quels sont vos objectifs ?
Dextra est une association politique apparue en 2009 qui s’est fixée pour objectif de contribuer à reforger une vraie droite intellectuelle en France. Une droite qui soit fidèle aux leçons de la philosophie classique et chrétienne, afin de définir les lignes et les principes d’une action politique au service de la France et des Français.
Cette droite authentique doit être conforme aux principes qui la fondent et promouvoir le patrimoine spirituel, culturel, matériel et environnemental de notre pays.
Les partis classés « à droite » ne sont pas de droite : faisant le constat de la déroute idéologique de la « droite » d’affaires, vidée de toute substance et à genoux devant le règne sans partage de l’Argent, nous voulons contribuer à la constitution d’un pôle de droite revendiquée et sans complexes, résolument tournée vers l’avenir et, partant, en recherche permanente de solutions audacieuses aux problèmes de notre temps.
Par exemple, laissant là les innombrables et inefficaces réformes de l’éducation nationale, nous en appelons à sa refondation intégrale, pour les enseignants comme pour les étudiants, du primaire à l’Université, en se fixant comme principes directeurs la liberté scolaire, l’excellence et la sélection, l’autonomie et la responsabilité des parents.
En matière fiscale, rompant avec le fiscalisme et le socialisme, nous soutenons des propositions raisonnables et réalistes en vue d’une révolution de l’impôt axée sur la simplification : une TVA et un impôt unique, ou bien l’innovation telle que l’imposition énergétique. Je ne saurai résumer l’ensemble de nos propositions en quelques mots, reste que nous ne négligeons aucun sujet d’importance…
Quel est selon vous le problème politique principal auquel la France est confrontée ?
Pour nous, le mal principal de la France, et de la planète d’ailleurs, c’est le mondialisme.
Un mondialisme par en haut qui enferme la France dans des carcans annihilant sa liberté d’action et favorisant le règne d’une oligarchie exclusivement mue par le profit contre la nécessaire cohésion nationale. Je parle bien évidemment de l’UE et de son soviétisme bureaucratique. Nous réclamons d’ailleurs notre sortie immédiate de l’Union et de l’euro, des accords type OMC qui favorise les délocalisations, sans parler de l’OTAN qui exporte les conflits sous prétexte de démocratisation.
Le mondialisme par le bas concerne les masses : c’est l’acculturation des Français, l’américanisation des modes de vie, l’immigration de peuplement, en un mot le déracinement.
Au mondialisme nous opposons une politique de l’enracinement car, comme disait Tolkien, « les racines profondes ne gèlent pas ».
Qu’est-ce qui vous a conduit à vous engager en politique ?
Très tôt, j’ai constaté les effets désastreux d’une mauvaise politique jusque dans ma vie quotidienne : lorsque le désordre règne dans les esprits, il a vite fait de se répandre dans les institutions, puis dans le corps social, désorganisant la vie, alourdissant toute initiative, toute entreprise, laissant le faux s’insinuer partout, et faisant la part belle à l’injustice.
Le sens du service, transmis par ma famille, et le sentiment d’avoir reçu en héritage la merveilleuse civilisation française dans sa fragilité, m’ont convaincu de l’absolue nécessité de m’engager en politique.
Pouvez-vous nous présenter également votre Université d’été politique ?
L’Université d’été de Dextra propose de former les participants à la philosophie et aux techniques politiques, afin de devenir les cadres de demain dont la France a besoin.
Consistant en une semaine de formation dans le cadre prestigieux du château de Lignières, où nous sommes aimablement accueillis par le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, l’Université d’été de Dextra est également un moment d’amitié, où la jeunesse française animée d’une même conviction peut se retrouver, échanger et tisser des liens durables.
Elle durera du 20 au 29 août 2010 inclus. Cependant, malgré la bonne ambiance qui y règne, l’Université d’été de Dextra n’a pas vocation à être une colonie de vacances. Se donnant pour objectif de former l’élite politique de demain, les inscriptions se font exclusivement sur candidature en ligne sur le site
www.dextra.fr
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