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Maurice Allais, un grand résistant |
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Courrier - mercredi 20 octobre 2010
Paradoxe français, Maurice Allais était le seul économiste français à avoir reçu le prix Nobel d’économie, mais aussi le seul dont aucun de nos dirigeants politico-médiatiques n’ait jamais voulu écouter les analyses et les réflexions.
C’est que, n’appartenant à aucune famille politique, l’homme n’hésitait pas à prendre des positions iconoclastes, au risque de choquer par la liberté de ses analyses : il s’était notamment exprimé en faveur de la défense de l’agriculture française par la mise en place d’une « préférence locale », ou encore pour la préservation de l’industrie nationale par une politique protectionniste qu’il jugeait « non seulement justifiée, mais absolument nécessaire ».
Cet intellectuel qui, quoique se définissant lui-même comme libéral, n’était donc pas un adversaire acharné de la notion même de frontière, dénotait dans le paysage français.
Loin de l’idée largement répandue par les adeptes de la « bien-pensance » selon laquelle l’idée nationale, la protection des économies et le maintien des frontières seraient l’apanage des sous-diplômés, alcooliques, ignares et limités, le personnage de Maurice Allais rassurait. Il rassurait tous les Français qui pensent que la zone euro, la construction européenne sans cesse élargie et la mondialisation sans frontière n’étaient pas des choix économiques pertinents.
Résistant, mais terroriste aux yeux des élites médiatico-financières, Maurice Allais avait été condamné par les gardiens vigilants des dogmes mondialistes.
Car, dans le monde qui nous dirige, et la crise récente l’a encore prouvé, nul ne cherche à écouter des économistes qui « raisonnent juste ». Ce que l’on exige, ce sont des théoriciens qui aillent dans « le bon sens »…
Qu’importe l’erreur, et même si le système s’effondre, on prend les mêmes et l’on recommence, comme si de rien était, comme si les réalités vécues ne comptaient pas et que seule importait la chimère des lendemains sans frontière, d’un monde apatride et donc forcément plus heureux…
Que l’on soit totalement, partiellement, ou pas du tout d’accord avec lui, Maurice Allais était un grand Français qui eut, outre sa réflexion et son Nobel, l’immense mérite de nous rappeler qu’une contestation est toujours possible et que les schémas que l’on nous impose peuvent, et méritent, d’être remis en cause.
http://www.gael-nofri.com/
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La chaîne franco-allemande reçoit 242 millions d’euros par an des contribuables français, dont 123 millions financent les programmes. Sur ces 123 millions, 63 millions financent la production d’œuvres (dont 20 millions pour la fiction française).
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France 24 > Depuis le 12 octobre, France 24 (la fameuse « CNN à la française ») émet 24 heures sur 24 en arabe (au lieu de 10 heures par jour comme précédemment) !
Télévision > En 2009, chaque résident de France métropolitaine vivant dans un foyer équipé d’au moins un téléviseur a regardé en moyenne 3 h 25 la télévision chaque jour (une minute de plus qu’en 2008) : 3 h 22 pour les hommes et 3 h 51 pour les femmes.
Cadres > En France, les cadres écoutent plus la radio que les autres catégories socio-professionnelles : 90,7 % d’entre eux l’écoutent chaque jour, contre 81,4 % pour l’ensemble de la population. L’écart est particulièrement net pour les programmes thématiques, écoutés chaque jour par 23 % des cadres contre 12,9 % de la population, et pour les programmes généralistes écoutés chaque jour par 49,9 % des cadres contre 38,6 % de la population…
France Soir > Depuis son rachat par le Russe Alexandre Pugachev au début de l’année 2009, « France Soir » a connu une progression spectaculaire, passant de 22 000 exemplaires vendus chaque jour à 66 000.
État > En 2010, l’État devrait investir 107 millions d’euros dans la publicité, au cours d’environ 110 campagnes : 37 millions pour la télévision et 24 millions pour la presse ! |
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