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Mépris des totalitaires pour l’Occident


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Milliere Guy - mardi 25 août 2009

etats-unis, europe, islamistes
Si une nouvelle démonstration de la lâcheté européenne face au terrorisme islamique devait être donnée, elle l’a été voici peu avec la décision du gouvernement écossais de relâcher Abdul Baset Ali al-Megrahi, l’agent libyen condamné pour avoir été le principal organisateur de l’attentat de Lockerbie qui, en 1988, a coûté la vie à deux cent soixante-dix personnes.

Un certain Kenny MacAskill, ministre de la Justice du gouvernement autonome qui siège à Glasgow a affirmé que Megrahi méritait de rester en prison à vie et que son crime était « impardonnable », mais il a évoqué des motifs « humanitaires » et le fait que Megrahi était atteint d’un cancer incurable en phase terminale, ce qui impliquait un geste de « clémence » dont ceux qui sont morts atrocement n’ont pas bénéficié.

Le gouvernement britannique s’est lavé les mains de la situation, se retranchant derrière le fait qu’il s’agissait de la décision de l’Écosse, et pas de sa décision, alors que tout indique et montre que sans l’accord de Londres rien ne se serait passé à Glasgow. On peut penser, même, que la décision se préparait depuis longtemps puisque celle-ci a été rendue possible par un accord de transfert de prisonniers entre la Libye et le Royaume-Uni voté en novembre dernier à la demande expresse de Gordon Brown. Le seul prisonnier libyen sur le sol britannique étant Megrahi, il ne faut pas être grand clerc pour imaginer que la décision le concernait directement. À l’époque, on ne parlait pas de « cancer », et je gage que, dans quelques jours, on n’en parlera plus du tout : on appelle cela une maladie « diplomatique ».

Le gouvernement britannique avait à passer des accords économiques avec la Libye et ces accords impliquaient qu’un obstacle soit levé : il l’est. Je n’incrimine pas spécialement le Royaume-Uni. Tous les gouvernements européens auraient pris une décision semblable. Ce n’est pas à Londres que le colonel Kadhafi est venu, voici quelques mois, planter sa tente et se conduire en terrain conquis, mais à Paris, à l’invitation de Nicolas Sarkozy.
Le gouvernement français a récemment payé une rançon pour espérer la grâce d’une universitaire française incarcérée à Téhéran et Ahmadinejad a pu voir que la prise d’otage occidental restait une activité fructueuse. Le gouvernement allemand fera tout pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire – tout, sauf renoncer à vendre à la république islamique tout ce dont elle pourrait avoir besoin ! Bachar al Assad était à Paris il y a un an avec son ami Nicolas et il s’est fait photographier récemment en compagnie de son autre ami, Mahmoud…

Les gouvernants européens n’embrassent pas encore le néo-nazi iranien, mais cela ne saurait tarder, sans doute. Les États-Unis d’Obama ne se conduisent pas mieux et c’est l’ancien amant de Monica Lewinski, Bill Clinton lui-même, qui s’est rendu récemment à Pyong Yang pour une séance photo extorquée par Kim Jong Il en échange de deux jeunes femmes.

Lénine disait que les Occidentaux seraient assez stupides et veules pour vendre la corde qui servirait à les pendre. Il ne se trompait pas.
Si j’étais totalitaire, je n’aurais que mépris pour le monde occidental d’aujourd’hui. Megrahi a été accueilli en héros à Tripoli. On ne voit pas pourquoi Kadhafi se gênerait.

En parallèle, le Fatah a tenu son Congrès à Bethléhem, qui a renouvelé son soutien à la lutte armée
. Ce qui, pour les gens du Fatah, a toujours inclus le recours au terrorisme et aux attentats suicides. Et la question que se sont posée des journalistes occidentaux a été : mais pourquoi donc le Fatah tourne-t-il le dos au « processus de paix » ? Apparemment, ces journalistes n’ont pas compris que les gens du Fatah, comme tous les totalitaires, ne croient qu’en une seule paix : celle des cimetières et des charniers.

Les hommes politiques occidentaux, eux, continuent à dépeindre les gens du Fatah comme des « modérés »
. Les mots terroristes ou assassins disparaissent lorsqu’il s’agit de Kadhafi ou de ses sbires, de Bachar Al Assad, d’Ahmadinejad, de Kim Jong Il, ou de Mahmoud Abbas. On parle de chefs d’État, de « présidents »…

Il y a des jours où j’ai honte d’être Européen. Et j’ai une immense nostalgie pour l’époque où les États-Unis avaient un Président à la Maison Blanche…

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