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Merkel : nette victoire de l’ouverture… à droite


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Rouxel Jean - mardi 29 septembre 2009

allemagne, reformes
Malgré les sondages qui lui prédisaient (en France, du moins…) un revers électoral ou une victoire à la Pyrrhus, Angela Merkel vient de remporter triomphalement les élections législatives.

Le parti conservateur, la CDU, réunit autour de 33,5 % des suffrages et son allié le FDP (parti libéral) autour de 14,5 %. Au total, un peu plus de 330 des 622 sièges que compte le Bundestag devraient échoir à la nouvelle coalition.
Mais surtout, le principal adversaire de la CDU, le SPD, enregistre une défaite électorale sans précédent : seulement 23 % des suffrages. Plus inquiétant encore pour les sociaux-démocrates, l’extrême gauche (Die Linke) a fédéré 12,5 % des voix et n’est distancée par le SPD que d’une vingtaine de sièges.

Naturellement, les commentateurs français commençaient, dès lundi matin, à établir des comparaisons hasardeuses avec la situation française.
La coalition sortante SPD-CDU avait été naguère le modèle de François Bayrou au cours de la campagne présidentielle de 2007. Pour le dirigeant centriste, le gouvernement allemand prouvait qu’une majorité droite-gauche pouvait parfaitement diriger un pays et que, par conséquent, son « ni droite, ni gauche » était l’avenir.

Dans une logique assez voisine, Nicolas Sarkozy a développé lui aussi une « ouverture à gauche », persuadé que cette ouverture démobilisait l’adversaire, mais sans se préoccuper d’un accord sur le programme.

En réalité, le cas Merkel est très différent du cas français. Si le SPD est si mal en point, c’est que, appartenant à la coalition gouvernementale, il a cautionné la politique conservatrice et libérale d’Angela Merkel. Tout est là. Le problème n’est pas l’ouverture à gauche. C’est que cette ouverture ne se fait pas sur l’adhésion à un programme.

Car, contrairement à ce que Bayrou croyait, la coalition SPD-CDU n’était absolument pas une coalition « ni droite, ni gauche ». C’était un gouvernement chargé de mener les réformes urgentes pour sortir le pays du marasme. Les dirigeants du SPD (fort différents en cela de ceux du PS…) avaient eu le courage de s’associer à cette politique de réforme. Et, surtout, Angela Merkel n’avait en rien « adouci » son programme pour donner l’illusion d’une politique centriste.

Dans cette mesure, oui, le cas allemand peut nous servir d’exemple : une union de personnes d’origines politiques différentes sur un ambitieux programme de réformes, voilà effectivement ce qui manque cruellement de ce côté-ci du Rhin !

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En bref
Mexique
Le PIB mexicain était en baisse de 10,3 % à la fin du mois de juin.

Chiffres significatifs
Internet > On estime que 140 millions de foyers dans le monde seront connectés à l’internet à très haut débit en 2014, contre 48 millions début 2009 !

Héroïne > En France, les saisies d’héroïne ont augmenté de 57,1 % en 2008.

Crédit > Après une chute moyenne de 28,5 % par mois en avril, mai et juin, les crédits à la consommation ont à nouveau chuté de 29,2 % en juillet.

Enseignants > L’âge moyen des enseignants est de 41,7 ans.

Prix > Les prix des fruits et légumes ont chuté de 4,7 % en juillet, ce qui porte à 22,8 % la baisse sur un an !

SNCF > La SNCF a renoué avec les déficits pour la première fois depuis 2003 avec 496 millions d’euros de pertes au premier semestre 2009 !

Intérim > 503 300 personnes occupaient un poste intérimaire en juillet, soit une forte hausse par rapport au mois de juin (5,1 %). Mais, sur un an, la baisse est encore très nette : 23,3 % !

Formation > La France consacre chaque année 27 milliards d’euros à la formation professionnelle.

Croissance > La croissance chinoise a atteint 7,9% au deuxième trimestre.

Trafic > Entre le 1er janvier et le 31 juillet 2009, 3 043 « trafiquants de migrants » (c’est-à-dire des passeurs pour immigrés clandestins) ont été interpellés. Soit une hausse de 12,7 % par rapport à la même période de 2008.




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