|
|
Messieurs, arrêtez donc de tourmenter les Français |
|
Lambert Christian - mercredi 20 octobre 2010
fiscalite, securite-sociale, syndicats, immigration
C’est une prière que j’adresse à ceux qui nous gouvernent aujourd’hui. Sans doute ont-ils hérité d’une situation difficile, mais ils ne cessent de l’aggraver. Soyons réalistes et concrets.
Laissons de côté un instant les médias et surtout la télévision, ce nouvel opium du peuple, pour évoquer ce qu’est désormais la vie quotidienne du Français honnête homme, ce que j’ai déjà tenté de faire dans le n° 741 de mai dernier (une promenade à Paris et dans sa banlieue).
Commençons par la fiscalité, dont le Premier ministre, François Fillon, a enfin reconnu publiquement, le 5 octobre, et sans atermoiements cette fois-ci, qu’elle était la plus lourde du monde et j’ajoute : probablement la plus contraignante et la plus menaçante pour le contribuable.
Dès le mois de février arrive le premier tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu. Au mois de mars, c’est la déclaration de ce même impôt, même si on n’a aucun revenu.
Puis, c’est le deuxième tiers, puis pour ceux qui y sont assujettis, l’impôt sur la fortune. Il suffit d’être propriétaire d’un trois pièces cuisine bien situé et c’est l’ISF. Ou d’être artisan pécheur propriétaire d’un terrain à l’île de Ré et il faut envoyer son chèque le 15 juin, avec je ne sais combien de papiers. Il faut remplir des douzaines et des douzaines de rubriques et faire fonctionner à fond la photocopieuse… s’il s’agit d’une déclaration « simplifiée » !
Si elle ne l’est pas, il faut appeler un fiscaliste, quand on en a les moyens, qui pourra s’y reconnaître dans les milliers d’articles des deux codes des impôts, autant dire les hiéroglyphes de la cinquième dynastie ou les caractères chinois archaïques du temps des Song du Nord (980 avant JC). Puis, après une accalmie en juillet, arrivent les impôts fonciers, la taxe d’habitation, la CSG, etc. On en a ainsi jusqu’à Noël. Puis, c’est la chasse au lapin-contribuable, avec le coup de fusil-redressement de 100 000 chasseurs, c’est-à-dire les agents du fisc. Et je crois savoir, en outre, qu’il se mijote un impôt européen…
Pour les entrepreneurs, surtout des PME, c’est l’enfer où l’on relève, suivez-moi, bien, 214 taxes et impôts différents, qui ramassent un pactole de 792,5 milliards d’euros (dont un peu moins de 500 milliards d’impôts), ce qui paralyse et a ruiné la France, une liste ubuesque où figurent les « taxes professionnelles au profit de l’association dite société nationale interprofessionnelle de la tomate » (sic), la « taxe sur les mutations de jouissance » (?), la « taxe pour non-raccordement à l’égout »…
Anecdote significative à ce sujet : m’étant rendu dans un grand magasin, j’ai eu le plus grand mal à trouver un vendeur. Ayant eu l’occasion d’en parler au « patron », celui-ci m’a rappelé qu’en raison de l’impôt, un employé payé 1 500 euros par mois coûtait en réalité le double à l’entreprise et que, dans ces conditions, il veillait à avoir le moins de personnel possible. « Alors, lui ai-je dit, la fiscalité alimente le chômage ? – Évidemment oui, m’a-t-il répondu, l’État est contre la France où, le bouclier fiscal supprimé, on trouvera normal de prélever la totalité du revenu, voire plus, des plus riches. »
Je rappellerai, à cette occasion, que, lorsque notre pays était une grande puissance, riche en francs-or, l’impôt sur le revenu n’existait pas. Il a été créé en 1917 à hauteur de 2 % ; le taux marginal est maintenant à 50 % pour beaucoup. Les socialistes, qui peuvent retrouver le pouvoir en 2012, prévoient déjà d’augmenter encore les impôts pour arriver à la paupérisation générale du pays, à un chômage accru, à la diminution du pouvoir d’achat pour tous. En ce domaine, ils ont montré ce qu’ils savaient faire : toujours plus de fonctionnaires, toujours plus de dépenses publiques.
La fuite des patrimoines
Impôt sur le revenu, impôt sur le patrimoine, une seule solution pour y échapper : se délocaliser. Un important patrimoine émigre à l’étranger chaque jour et ceci depuis des années. On jugera de l’effet produit sur l’économie du pays où la balance commerciale est constamment négative. Sur les douze derniers mois, le déficit commercial de la France est de 48,6 milliards d’euros. En Allemagne, où l’économie affiche une santé remarquable, c’est l’inverse. Pour le seul mois de juin, les entreprises allemandes ont vendu pour 86,5 milliards d’euros de biens à l’étranger. Mais, en Allemagne, on n’a pas les 35 heures, on n’a pas l’ISF, et on est beaucoup plus compétitif qu’en France.
Il faut aussi dire un mot de notre « chère Sécurité sociale que le monde entier nous envie ». Son budget dépasse même le budget de l’État. Le budget de la Sécurité sociale, qui soigne en priorité les étrangers, sans parler des fraudes gigantesques, se chiffre en effet à 360 milliards d’euros pour le seul régime général, avec à ce jour 130 milliards de déficit cumulé, dont 29,2 milliards pour 2010 et 34,3 milliards prévus pour 2011. Tout cela étant alimenté par les contributions sociales, en réalité un très lourd impôt supplémentaire. Qui va rembourser ? Le petit Jésus !
Voilà ce qu’est la réalité – et, croyez-moi, je pourrais en dire bien davantage – dans un pays ultra-imposé envahi chaque jour par toute la misère du monde, ultra-endetté, dont la dette après 30 ans d’une gouvernance déplorable est telle que chaque Français, du nouveau-né au vieillard, doit 24 000 euros à un État en faillite. Tout cela ne faisant qu’empirer.
Durant le seul deuxième trimestre, la dette publique (l’État, la Sécu et les collectivités territoriales) s’est creusée de 50 milliards d’euros. Le coût annuel des seuls intérêts versés sur les emprunts lancés chaque semaine de Bercy s’élève à 45,4 milliards d’euros et sera de 56 milliards en 2013. Le projet de budget pour 2011 prévoit d’ailleurs une augmentation constante des « prélèvements obligatoires » au moins jusqu’en 2014 et malgré ce racket qui aurait dû donner à l’État de larges moyens, notre pays est en plein désordre (grèves, manifestations…), avec surtout une délinquance qui crée la peur dans de nombreuses zones urbaines – 12 fusillades ont eu lieu entre bandes d’immigrés à Villiers-le-Bel (Val d’Oise) depuis juin – et de plus en plus dans les zones rurales, cette délinquance qui, avec le vandalisme, coûte au contribuable 115 milliards d’euros par an.
Bref, entre la menace d’un coup de couteau et la feuille d’impôt à répétition, il n’y a plus guère d’espace en France pour le bien-vivre, du moins pour les Français. Et vous voudriez, messieurs, que l’on vote pour vous ? Eh bien je vais vous confier ce que les braves gens pensent dans leur for intérieur, sans pour autant tomber dans l’anti-sarkozisme systématique, ce qui est déplacé, déplaisant et contre-productif : vous avez échoué sur toute la ligne par démagogie. On ne fait plus confiance, ni à la gauche, ni à la droite socialiste.
Retirez-vous et avec vous le système. Laissez la place à des non-politiciens honnêtes, compétents, courageux qui prendront les mesures qu’exige la situation sans prononcer des discours tous les jours et parmi ces mesures, on peut en citer quelques unes prioritaires : le regroupement familial nord-sud, c’est-à-dire le renvoi chez eux des 500 000 clandestins qui vivent aux crochets de la communauté nationale, l’interdiction de nouvelles arrivées (200 000 à 300 000 par an), l’arrêt immédiat du versement des subventions aux milliers d’associations politiques, culturelles, journalistiques, et souvent ridicules, soit des dizaines de milliards d’euros ; l’arrêt immédiat aussi de l’aide au développement des pays du tiers-monde – des milliards – c’est-à-dire l’aide à la corruption, avec retour sur investissement…
Vous limiterez le pouvoir des syndicats politisés et subventionnés qui se sont constitués en contre-gouvernement chargé d’emm… au maximum les Français. Vous refonderez la fiscalité devenue folle et vous imposerez en matière fiscale la simplicité, la clarté et le bon sens.
Des centaines de milliards alors, peu à peu, rentreront en France, le chômage diminuera, et l’on pourra ressembler à la Suisse, qui n’est pas un territoire peuplé d’exra-terrestres mais simplement notre voisin, ou simplement à Singapour, la ville la plus libérale et l’une des plus riches du monde et où, de surcroît, comme en Suisse, on sait ce qu’est la propreté. On aura enfin bonne réputation, on finira par nous prendre au sérieux et les Français seront plus heureux.
Ceci dit, hélas, sans illusion aucune !
16 commentaires - Ecrire un commentaire
|
Woerth
«En matière de retraite, on peut accorder autant de crédit à Éric Woerth qu’en matière de démarches pour la Légion d’Honneur !»
Laurent Fabius,
ancien Premier ministre
SIC
Droit «Un pays qui ne fait pas respecter le droit se met dans une situation intenable ouvrant la voie à toutes les dérives.»
Bernard Accoyer, président
de l’Assemblée nationale
Église «L’Église n’est pas une cover-girl. Elle ne vit pas à partir de son image dans les médias !»
Fabrice Hadjadj, philosophe
Politiques «Je ne suis pas dans le côté « Tous pourris ». On a des hommes politiques qui sont plutôt brillants et c’est d’autant plus jouissif de s’en moquer.»
Laurent Gerra, humoriste
Roms «Expulser quelques Roms, c’est notre droit ; ils sont en situation irrégulière !»
Charles Pasqua, sénateur UMP
Kerviel «La Société générale doit rembourser les Français ; le contribuable n’a pas à payer les risques de la spéculation financière !»
Nicolas Dupont-Aignan, député
Nationalité «Le fondement de la nationalité, c’est la volonté exprimée et assumée : la nationalité française, il faut la vouloir !»
Christian Vanneste, député UMP
Mensonge «Michel Rocard promettait le « parler vrai ». Aujourd’hui, Jean-François Copé promet dans un livre d’« en finir avec la langue de bois ». Mais c’est le paradoxe du menteur qui vous dit qu’il ne va plus mentir. Cela implique qu’il mentait avant et qu’il ne mentira plus maintenant. Mais à partir de quand doit-on commencer à le croire ?»
Jean Véronis, linguiste |
|
|
|