Courrier - lundi 12 décembre 2011
Le 7 décembre, deux nouvelles guérisons scientifiquement inexplicables ont été définitivement reconnues comme telles par le Bureau médical de Lourdes, en attendant que l’évêque et les théologiens décident de proclamer ou non ces deux guérisons comme des miracles. L’Eglise prend son temps : les faits ont eu lieu pour l’un en 1965 et pour l’autre en 1989. Dans le premier cas il s’agissait d’une religieuse condamnée à vivre en position fœtale ; dans le second, d’une femme qui souffrait de graves crises d’hypertension liées à un fibrome. Le premier cas a produit un vote à l’unanimité du Bureau médical, le second une majorité des deux tiers. Rappelons que, malgré de très nombreux faits miraculeux observés à Lourdes, seuls 68 miracles ont été reconnus pour leur caractère incontestables, en 150 ans. C’est peu et c’est beaucoup, car cela signifie que pas moins de 68 cas, avec chacun un dossier établi par des médecins, défient toute explication ou toute interprétation naturelle.
Notre culture s’est construite sur le refus a priori du miracle : « je ne crois pas aux miracles pour la même raison que je ne crois pas aux hippocentaures, cette raison c’est qu’on n’en a jamais vu » écrivait Ernest Renan. C’était en 1863. Les apparitions avaient eu lieu à Lourdes en 1858. Il lui aurait suffi de prendre le train… comme le feront plus tard, avec des fortunes diverses Emile Zola et Alexis Carrel.
Dieu avait choisi une petite paysanne illettrée pour répondre au rationalisme des scientistes de l’époque.
Abbé Guillaume de Tanoüarn
(Metablog : http://ab2t.blogspot.com)
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