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Monnaie : nous dansons sur un volcan


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Martoïa Bernard - mercredi 12 octobre 2011

dette, banque-centrale
La défiance des marchés à l’égard des décisions, ou des petites phrases, du duo de keynésiens qui régente la planète n’a jamais été aussi forte.

Plus personne ne veut faire confiance à Ben Bernanke ou à Barack Obama pour renouer avec une croissance saine sur le long terme. Ni « l’opération Twist » du président de la Fed (conversion des bons du Trésor américain à court terme en bons du Trésor à long terme pour un montant de 400 milliards de dollars), ni le plan d’aide à l’emploi de 447 milliards de dollars présenté par le président ne pourront arrêter la descente aux enfers.

En voulant toujours venir en aide aux ménages américains qui ne peuvent rembourser leur prêt immobilier, le duo est en train de faire replonger la planète dans la récession.

Alors que les marchés d’actions replongent, une bulle enfle dangereusement sur le marché immobilier parisien. Devrons-nous aussi aider ces ménages français imprudents quand la bulle éclatera ? La question mérite d’être posée, alors que le sujet n’est même pas évoqué dans nos médias soviétisés.

Il faut laisser l’aléa moral jouer son rôle de purge du marché. Les néo-keynésiens ne sont que des apprentis sorciers, quand ils veulent empêcher ce phénomène naturel de se produire. À vouloir toujours corriger le marché de la monnaie, qui n’est, après tout, qu’un marché ordinaire, où devraient s’équilibrer l’offre et la demande de monnaie à travers un taux d’intérêt naturel, les manipulateurs ont détruit tout espoir d’un retour à une croissance saine.

Le ver était dans le fruit depuis 1978 avec l’adoption, par le congrès américain, du Hum­phrey-Hawkins Act qui prévoyait la quadrature du cercle en confiant à la Fed deux objectifs contradictoires : un taux de chômage et une inflation inférieurs à 3 %.

Côté européen, il se pourrait que les grandes banques françaises qui recherchent désespérément des liquidités auprès des pétro-monarchies du Golfe, après que Bernanke leur a fermé l’accès au guichet du « primary market », soient acculées à la faillite. Il ne resterait alors, pour éviter une implosion de l’euro, qu’une nationalisation partielle ou totale de ces banques par le gouvernement français ou une recapitalisation massive avec l’aide de la BCE.

Nous dansons sur un volcan. C’est tout ce qu’il nous reste à faire en attendant que l’Améri­que élise un candidat du Tea Party en 2012 pour remettre de l’ordre dans le système monétaire international avec un retour à l’étalon or et la suppression des banques centrales et des fractionnements des réserves des banques de dépôt.

Les banques d’investissement pourront continuer à prêter plus d’argent qu’elles n’en ont dans leurs caisses. C’est leur rôle de spéculer avec un effet de levier, à condition qu’elles ne le fassent point avec les dépôts des ménages comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui.

Les particuliers qui ont eu l’imprudence de placer leur argent auprès de ces mastodontes financiers vont tout perdre. Car il est impensable que le fonds français d’assurance des ban­ques joue effectivement son rôle. La garantie de 100 000 € est une chimère. Si vous parvenez à obtenir une compensation de 1 000 €, estimez-vous heureux !

Comme disait l’inénarrable Charles Pasqua, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Quand nous aurons enfin compris que nous sommes gouvernés par des incapables, nous élirons aussi des candidats du Tea Party en France. Il n’y pas de raison que nous soyons plus sots que les Américains !

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Menace
 «Je considère Israël comme une menace pour la région, car il dispose de la bombe atomique.»
Recep Tayyip Erdogan,
Premier ministre turc

SIC
Ringard «L’idée de la démondialisation d’Arnaud Montebourg est franchement ringarde.»
Manuel Valls, député PS

Écoute «Je préfère écouter les citoyens que mettre sur écoute les journalistes.»
Martine Aubry

Mutualisation «Les économies fortes pourraient mettre en commun leurs dettes et les mutualiser.»
Viviane Reding, comm. européen

Méthode coué «Il n’y aura pas de faillite de la Grèce ; il n’y aura pas de sortie de la Grèce de l’euro.»
J. Léonetti, min. des Aff. européennes

Justice «Une justice efficace, c’est une justice où les décisions sont suivies d’effets !»
Nicolas Sarkozy

Ténacité «Les Français n’attendent pas un grand soir miraculeux, mais une ténacité dans l’effort.»
G. Longuet, ministre de la Défense

Borloo «Le retrait de Borloo est un plus pour Sar­kozy vis-à-vis de Marine Le Pen, mais un moins vis-à-vis de François Hollande. Il faut être aveugle pour ne pas voir que François Bayrou, qui a dé­sormais le champ libre, appellera au second tour à voter pour le candidat socialiste.»
Jean-Louis Bourlanges,
ancien député européen

2012 «Notre question, ce n’est pas : « Nicolas Sarkozy va-t-il gagner en 2012 ? », mais « Pourquoi doit-il ga­gner ? ». Et notre réponse, c’est : « Pour que la France survive à la tempête internationale ».»
Jean-Pierre Raffarin




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