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Mort de Ben Laden et islam politique |
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Milliere Guy - mercredi 11 mai 2011
ben-laden, obama
L’élimination d’Oussama Ben Laden par un commando de Navy Seals est une excellente nouvelle pour tous les amis de la liberté. Dès lors qu’elle a permis la saisie de nombreux documents, de disques durs d’ordinateurs et d’indices divers, on peut penser qu’elle conduira à d’autres éliminations.
Cela dit, bien que Barack Obama se soit attribué la décision, il semble que celle-ci ait été prise par d’autres, et qu’Obama ait été placé devant le fait accompli. La cachette de Ben Laden (qui n’était pas aussi discrète qu’on aurait pu le penser) était connue des services américains depuis des mois. Des opérations d’élimination avaient été conçues plusieurs fois, et refusées par Obama. Certains ont, cette fois, décidé de passer outre et, les événements l’ayant dépassé, Obama a feint d’en être l’organisateur.
Bien qu’Obama ait tout fait pour l’occulter, la localisation, puis l’élimination de Ben Laden, ont été rendues possibles par des interrogatoires menés à Guantanamo. C’est donc grâce à des informations obtenues dans un lieu et par des moyens qu’Obama réprouvait que le résultat a été obtenu.
Obama essaie aujourd’hui, avec un certain succès, de tirer gloire d’un événement dont tous les composants se sont mis en place contre son gré : c’est de l’imposture, une fois de plus.
Mais il y a plus grave : dans l’ensemble de ses déclarations, Obama a parlé d’al Qaïda, et essentiellement d’al Qaïda, et s’est employé à tracer une ligne de séparation entre le monde musulman et l’organisation terroriste.
Cela n’a rien de surprenant, puisque cette ligne de séparation est au centre de la politique d’Obama pour le Proche-Orient depuis deux ans. Cela indique ce qui va sans doute se passer au cours des mois à venir, qui montrera le parti qu’Obama tentera de tirer de la mort de Ben Laden.
Le discours sera que les interventions militaires sont inutiles, coûteuses et contre-productives, et doivent laisser place au renseignement et aux frappes ciblées. Il en résultera un retrait assez rapide d’Afghanistan et de ce qui reste des troupes américaines en Irak.
Le discours sera, simultanément, que les idées d’al Qaïda sont vaincues et, avec elles, l’islam radical hostile à l’Occident.
On dira, enfin, que ce qui survient dans le monde arabe est bien un élan démocratique qu’il faut renforcer et soutenir. Le fait que cet élan suscite la montée en puissance d’organisations telles que les Frères musulmans sera laissé de côté, ou présenté de manière édulcorée.
Viendra se dessiner ainsi une prépondérance d’un islam radical qui ne sera pas celui d’al Qaïda, et qu’on présentera comme « modéré », alors qu’il ne l’est pas du tout. Viendra s’énoncer un ensemble de propos suggérant que cet islam n’est pas hostile à l’Occident, alors qu’il l’est, très profondément. Ce qui conduira à faire passer sous la coupe de l’islam politique l’ensemble de la région composant le Maghreb, le Machrek et l’Asie, jusqu’aux frontières de l’Inde…
Les conséquences pour le monde sont claires : une Europe plus que jamais menacée et plus que jamais incitée à se courber, quelles que soient les phrases péremptoires qu’on entendra parfois ici ou là. Des États-Unis quasiment exclus, par eux-mêmes, du jeu proche-oriental. Des menaces exacerbées pesant sur la survie d’Israël. Des atouts majeurs placés entre les mains du cartel de dictatures et despotismes qui prétendent tenir l’ordre planétaire : Chine, Russie, Venezuela, Iran.
Ceux qui penseraient que tout cela, bien que nuisible pour la liberté, promet un monde plus calme, devraient ouvrir les yeux. Voir passer la quasi-totalité du monde musulman sous la coupe de l’islam politique n’évitera pas les tensions. L’Arabie Saoudite ne capitulera pas devant l’Iran sans se défendre, et les rivalités sunnites-shiites ne sont pas éteintes. Les contrées arabes sont, par ailleurs, en voie d’effondrement économique et connaîtront d’autres émeutes.
On sait, en outre, depuis longtemps qu’un monde sans puissance hégémonique est plus propice aux tensions et aux guerres. Le retrait des États-Unis n’annonce donc rien de bon.
L’élimination d’Oussama Ben Laden est une excellente nouvelle, oui. Dans l’immédiat. Ce qui pourrait bien suivre, dans l’ère Obama, sera sans doute porteur de nouvelles plus sombres !
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Croissance
25,3 % des employeurs français estiment que leur activité se développera dans les cinq prochaines années.
Divers faits
Franciliens > Entre 2001 et 2006, la région Île de France a perdu 73 000 habitants.
Champagne > En 2010, 319,5 millions de bouteilles de Champagne ont été exportées, pour un chiffre d’affaires de 4,1 milliards d’euros.
Windows > Le système Windows 7, commercialisé par Microsoft depuis 2007, compte déjà 350 millions de licences vendues à travers le monde !
Hôtellerie > 13 % des 1,5 million d’embauches prévues cette année en France concernent les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration.
Lecture > Les jeunes Britanniques qui lisent, à 16 ans, au moins un livre par mois ont 35 % de chances de rentrer à l’université (30 % pour les filles) contre 24 % pour ceux qui ne lisent pas (20 % pour les filles). Et leurs chances de devenir cadres s’élèvent à 58 % (39 % pour les filles) contre 48 % (25 % pour les filles)…
Voiture > Les immatriculations de voitures neuves se sont élevées à 169 451 en avril, en recul de 11,2 %.
Australie > Le gouvernement australien anticipe la création de 500 000 emplois en deux ans !
Auto-entreprise > En 2010, on a recensé environ 660 400 auto-entrepreneurs (dont, approximativement, un tiers de salariés, un tiers de retraités, et un tiers de demandeurs d’emploi), réalisant un chiffre d’affaires de 2,8 milliards d’euros ! |
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