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Nicolas Sarkozy et la crise financière européenne


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Rouxel Jean - jeudi 03 novembre 2011

2012, sarkozy
Depuis quelques semaines, la parole de Nicolas Sar­kozy se fait plus rare et son intervention télévisée du 27 octobre en a pris plus de poids.
L’essentiel a porté sur la crise, sur laquelle le président a tenu un discours, à la fois réaliste et ferme.
De toute évidence, la stratégie de Nicolas Sarkozy, pour les mois à venir, réside dans un slogan, naguère prêté au général De Gaulle : « Moi ou le chaos ».

Dans cet ordre d’idée, bien loin de faire les habituelles promesses des périodes électorales, le chef de l’État a annoncé une diminution des prévisions de croissance pour 2012 de 1,75 à 1 % (ce qui me semble encore assez optimiste) et des mesures de rigueur supplémentaires.
Il s’agit d’indiquer que la crise est grave et d’imposer l’idée que seul un homme ayant l’expérience du pouvoir et ayant eu le courage de mener des politiques d’austérité, même à la veille d’échéances électorales importantes, peut diriger le pays pendant la tempête.

Et il y ajoute des critiques fortes (et parfaitement justifiées) sur la responsabilité des socialistes dans la situation actuelle.
Sarkozy a raison de pointer les erreurs socialistes, les 35 heures, la retraite à 60 ans et, de façon générale, la culture de la dépense publique.
Malheureusement, le raisonnement n’est pas pleinement con­vaincant. Voici bientôt 10 ans que la droite est au pouvoir et elle n’a jamais osé renverser les lois socialistes. Elle les a certes aménagées, rendus plus supportables, mais non abolies.

Et, surtout, rien n’est réellement fait pour sortir des politiques qui nous ont amenés à cette situation. On annonce une hausse de la TVA, mais non une sérieuse baisse de la dépense publique. La fraude sociale coûte toujours autour de 20 milliards par an. L’immigration autour de 70 milliards. Les salaires et pensions des fonctionnaires plus de 50 % du budget. Il serait très surprenant qu’il n’y ait pas des dizaines de milliards d’économie à réaliser.

Bref, personne ne conteste que Nicolas Sarkozy dispose de l’énergie et de l’expérience nécessaires à la conduite du pays. Le vrai problème est de savoir s’il est décidé à rompre, autrement qu’en parole, avec les politiques qui nous ont conduits à ce désastre.

Quant à l’union approfondie avec l’Allemagne qu’il propose, il reste à la définir plus précisément. Mais, même si l’Allemagne est effectivement mieux gérée et peut nous donner des leçons, on voit mal comment cette union pourrait nous dispenser des révisions déchirantes qui s’imposent !

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