Pigis Yves - mardi 23 mai 2006
Le périple du ministre de l’Intérieur en Afrique ressemble fort à un contre-feu à l’action exemplaire de Philippe de Villiers dont le département de la Vendée coopère avec le Bénin. Mais l’accueil n’est pas le même ! Faut-il s’en étonner ? Trop de pays sont persuadés que l’immigration est un droit et qu’on ne peut les en priver, puisque se serait une compensation au soit disant pillage par la colonisation… Peut-on dire pour autant que Sarkozy est acquis aux idées villiéristes ?
A-t-il lu le rapport de la Commission d’Enquête du Sénat de novembre 2005 qui constate que l’immigration est une plaie et parle de péril social ? A-t-il eu connaissance du rapport de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale sur l’avenir de la population française, qui affirme que la situation démographique française ne nécessite pas un recours à l’immigration et que la France est en situation de pourvoir au flux des départs en retraite ?
Il observe que l’immigration actuelle est essentiellement une immigration de peuplement. Il aurait pu ajouter qu’elle n’a jamais été une chance pour la France car elle est la cause première du déficit budgétaire de l’État (elle en représente 80 %) et la raison majeure de beaucoup de problèmes sociaux. Bien sûr, il y a des cas d’intégration, voulue par les intéressés qui sont des gens remarquables, mais ces cas ne sont que l’exception qui confirme la règle. La règle générale étant le refus de l’intégration. Dans ces conditions, il eut été logique de réactiver la loi de 1974, décidée par le Président Giscard d’Estaing et jamais appliquée, pour arriver à une immigration tarie et pouvoir consacrer quelques années afin d’intégrer ceux qui le peuvent et le veulent. Et assainir ainsi la situation sociale de la France, avant de penser à une immigration choisie qui s’additionnera aux autres immigrations, légale ou illégale. Le regroupement familial devant plutôt se faire dans le pays d’origine.
Cette immigration choisie est en fait un choix des cerveaux dont nous priverions des pays qui en ont le plus grand besoin ! Elle ne se justifie pas pour l’instant.
Nous aurions besoin d’informaticiens, d’ingénieurs, de médecins ? Pourquoi l’État n’a-t-il pas favorisé ces filières de formation au lieu de décréter la fin de la dictature des mathématiques et des sciences ? Pourquoi des numerus clausus ridicules pour la formation des personnels de santé ?
Pendant ce temps, de jeunes Français entreprenants et parmi eux des individus fortement diplômés refusaient la précarité et décidaient de s’expatrier. Il y en a plus de cinq cent mille qui ont tenté leur chance hors de nos frontières durant ces dernières décennies parmi les deux millions deux cent mille qui vivent à l’étranger. Où les trouve-t-on ? Un peu partout dans le monde, mais principalement dans des pays comme l’Angleterre et les États-Unis où ils sont reconnus et appréciés pour leur participation à la création de richesses dans le pays d’accueil. Près de la moitié sont cadres ou entrepreneurs !
Il y a près de cinq millions de personnes en âge de travailler et qui n’ont pas de véritable emploi : deux millions et demi de chômeurs, un million et demi de Rmistes et un million de personnes qui ont quitté leur emploi avant l’âge de la retraite ou qui sont en stages ! Cela justifie-t-il la poursuite de l’immigration, aggravée de l’immigration choisie, assorties toutes les deux de la discrimination positive qui privera nos jeunes des emplois auxquels ils pouvaient prétendre ? N’est-ce pas à l’État de dynamiser l’emploi, de faire en sorte que les formations correspondent aux besoins du pays ?
La loi sur l’immigration choisie évacue un autre problème, c’est celui de l’Islam en France ! L’islamisation de la France est sur les rails et l’arabisation aussi, puisque l’enseignement du Coran se fait en langue arabe et il ne pourra être question de le purger de ce qui est contraire aux lois de la République. Lorsque la République Islamique de France sera votée démocratiquement, dans un délai dépendant de la démographie des différentes communautés, la Charia remplacera le code Napoléon ! Pour l’instant, les Français n’ont que ce qu’ils méritent, ils ont voté et ils peuvent en apprécier le résultat. L’an prochain, les élections présidentielles seront une nouvelle chance, certainement la dernière car dans dix ans, ils n’auront plus la maîtrise démocratique de leur destin politique.
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