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Nicolas Sarkozy le candidat d’une droite divisée


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Rouxel Jean - mercredi 17 janvier 2007

elections-presidentielles, sarkozy, chirac
L’UMP a couronné Nicolas Sakozy, dimanche dernier. Quatre-vingt mille militants l’ont ovationné. Seul candidat à l’investiture du parti de la majorité, il a recueilli 98,1 % des suffrages, exprimés par environ les deux-tiers des adhérents du parti. La quasi-totalité des ministres, y compris les plus chiraquiens, étaient au rendez-vous. Dominique de Villepin aussi. Toutefois, sa visite a été rapide et discrète : dix minutes de bain de foule dans une partie reculée du hall, vingt minutes dans la loge de Sarkozy, rencontre fugace avec les parlementaires. Son arrivée n’a pas été annoncée à la foule et les écrans géants disséminés dans le hall n’ont montré aucune image de sa visite. Le fidèle d’entre les fidèles de Jacques Chirac, Jean-Louis Debré, s’est joint à cette grand-messe.

Malgré cet unanimisme apparent, Sarkozy n’est pas à l’abri du danger, dans son propre camp. Certes, Michèle Alliot-Marie a renoncé à sa candidature et a proclamé son ralliement. Mais Jacques Chirac réfléchit à la sienne. S’il est candidat, la droite est vaincue. Ce ne serait pas pour lui déplaire, lui qui déteste Sarkozy et souhaite par-dessus tout sa défaite. Mais, il est plus probable qu’il n’y aille pas : son niveau très bas dans les sondages donnerait à sa démarche un caractère fantaisiste, qui lui ferait rater sa sortie.

Cependant, le président de la République attendra le dernier moment pour annoncer sa décision : fin février-début mars. D’ici là, le spectacle quotidien de la contestation interne à la fausse droite continuera. Ces dissensions assureront la défaite de l’ensemble de la droite.

Le Parti socialiste fonctionne tout autrement. Il est en ordre de bataille, contrairement à ce que laissent croire les divergences - affichées - entre Ségolène Royal et François Hollande. La dernière en date concerne la fiscalité. Lui veut l’alourdir, elle non. Numéro de duettistes parfaitement au point : lui conforte la gauche fiscaliste, elle ratisse les professions libérales et les classes moyennes. Début décembre, il y avait eu la violente charge de Ségolène contre la Banque centrale européenne, et son président, Jean-Claude Trichet, leur déniant « le droit de décider de l’avenir » de l’économie européenne. Son compagnon avait pris la défense de la BCE.

Les deux partenaires ont mis leur relation de couple au service de l’ambition politique. D’autres escarmouches les opposeront, pour le plus grand bien de la candidate socialiste à la présidentielle.
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WEB :

-Le congrès de l'UMP heure par heure sur LCI

-Le journal de 20h de France2 sur la fiscalité et le PS

-(gag) La BAF fait signer au congrès de l'UMP une pétition contre l'éxécution de J.Chirac
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