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Nicolas Sarkozy peut-il être réélu en 2012 ? |
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Laulan Yves-Marie - mardi 25 mai 2010
fn, sarkozy
Dans l’état actuel des choses, la réponse est assurément non. Peut-il renverser le cours des événements ? C’est peu probable. Pourquoi ?
1) Le facteur essentiel est que le président a perdu son atout majeur, à savoir les électeurs du Front national.
Peut-il les récupérer en deux ans ? Cela paraît fort incertain. L’effet de nouveauté de 2007 ne joue plus ; le président a perdu une large part de sa crédibilité ; son image est durablement ternie par toute une série de maladresses (Jean Sarkozy à l’EPAD, Frédéric Mitterrand, nomination de d’Henri Proglio…), le goût de l’épate, la fréquentation des « people » (le fameux bling bling), un activisme excessif, le goût des « coups » et des effets d’annonce sans lendemain… La liste est longue.
2) Au surplus, n’oublions pas que la crise (à part les 600 000 chômeurs supplémentaires) n’a guère frappé pour l’instant les Français au portefeuille (notamment ceux qui sont protégés par leur statut, fonctionnaires et retraités). Mais cela va forcément changer. Sans compter l’inévitable réforme des retraites, le redressement du déficit et l’endiguement de l’endettement public. Les années qui s’annoncent se placent donc sous le signe de la rigueur et donc du mécontentement social.
3) À cela s’ajoutent les dérisoires « risettes » faites à la gauche (Kouchner, Hirsch, Besson, Charasse, Migaud, Attali, Amara…) dans le fol espoir de désarticuler le PS et de démobiliser la gauche. On en voit le résultat : la reconstitution d’un front de la gauche unie au 2e tour des régionales et le fissurage (avant l’éclatement ?) de la coalition UMP.
Sans compter le profond mécontentement d’un électorat de droite désormais convaincu d’avoir été joué par un président que l’on imaginait fin stratège, mais qui semble parfois plus motivé par des caprices de prince que par une gestion politique exempte d’amateurisme.
La leçon est pourtant claire : la droite ne peut pas passer sans les voix du Front national. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre cette évidence.
Ce n’est pas un ou plusieurs remaniements ministériels qui changeront quoi que ce soit à cet état de choses. Ces « amusettes » n’amusent plus personne, sauf les médias et le microcosme politique.
4) Sur un sujet essentiel, le dossier de l’immigration, à part des décisions aussi spectaculaires que dérisoires (création d’un ministère de l’Immigration ; renvoi à grands fracas de trois malheureux Afghans en Afghanistan ; débat vide de sens sur l’identité nationale débouchant sur le vide…), rien de fondamental n’a changé.
– Il rentre toujours en France quelque 150 000 immigrés par an provenant pour l‘essentiel, d’Afrique noire ou du Maghreb, candidats instantanés à l’aide sociale.
– Les statistiques démographiques de l’INSEE (natalité, fécondité) sont toujours aussi tronquées et truquées.
– Le personnel, ouvertement immigrationniste, de l’INSEE et de l’INED a été pieusement conservé.
– Les Français ignorent toujours quelle est la population réelle de la France (faute de recensement depuis 1999) et quelle part y occupent les immigrés, naturalisés ou non, et leurs descendants (faute de statistiques ethniques).
– Armées de la loi Gayssot, les associations « anti-racistes » financées par l’État font régner une dissuasion judiciaire implacable sur la pensée dissidente dans un pesant climat de chasse aux sorcières.
Cela commence à faire beaucoup, et même beaucoup trop.
4) Alors comment s’en sortir ? Comment épargner à la France le retour au pouvoir d’une gauche ragaillardie, avec Martine, Ségolène ou Dominique à l’Élysée ?
Il n’y a pas 36 solutions.
On pourrait imaginer que Nicolas Sarkozy se décide pour un « tremblement de terre politique ». Ce serait, par exemple, d’appeler au gouvernement un Front national rajeuni, renouvelé, féminisé, décrassé, débarrassé de ses vieux fantasmes obsolètes, civilisé enfin et décidé à participer loyalement et raisonnablement à un gouvernement d’union nationale autour des valeurs fondamentales de la République.
Mais un tel scénario ne relève évidemment que de la science-fiction.
Il est beaucoup plus probable que le Front national, fidèle à lui-même, poursuivra consciencieusement le jeu infernal mené depuis 30 ans, sous Giscard comme sous Chirac, consistant à tenir obligeamment la porte ouverte pour l’accès de la gauche unie au pouvoir.
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Intransigeance
«L’intransigeance libérale n’est pas condamnable en soi, ne serait-ce que pour éviter de retomber dans les erreurs du socialisme.»
Guy Sorman, essayiste
SIC
Réaliste «Aujourd’hui, être extrémiste, c’est être réaliste.»
Jacques Sapir, économiste
Euro «Pour l’euro comme pour l’Union européenne, nous ne serons pas les seuls à devoir en sortir. Ce qu’il faudrait, c’est qu’on ne soit pas les derniers !»
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ENA «Pierre Moscovici a été marqué par son père. Ce grand intellectuel considérait l’ENA comme une école de plomberie. ça laisse des traces…»
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de la banque Lazard
Mémoire «La mémoire n’est pas l’histoire. Elle en est parfois même le contraire.»
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Choc «Il y a un choc des civilisations, mais il n’est ni religieux, ni culturel. Il est politique. L’Occident traite l’Orient, et ceux qui y habitent, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, comme des mineurs. Tant qu’il y aura ce rapport de dominant à dominé, on ne sortira pas de la spirale de la violence.»
Mgr Michel Sabbah,
ancien patriarche latin de Jérusalem
Antiracisme «L’antiracisme est la novlangue d’aujourd’hui.»
Alain Finkielkraut, essayiste |
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