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Nicolas Sarkozy plombe la campagne des régionales


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Rouxel Jean - jeudi 04 mars 2010

regionales, sarkozy
Nicolas Sarkozy aurait voulu « torpiller » la campagne de l’UMP aux régionales qu’il ne s’y serait pas pris autrement ! Depuis des semaines, les candidats les plus sérieux – de Christophe Béchu dans les Pays de la Loire à Thierry Mariani en Provence Alpes Côte-d’Azur, en passant par Hervé Novelli en région Centre – s’efforcent de dire aux électeurs de droite : nous tenons nos promesses, soutenez-nous de vos suffrages.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le discours passait déjà assez mal. L’abstention devrait battre des records ; et les abstentionnistes viendront ma­joritairement de la droite… Malgré les efforts, aucune campagne ne semblait vraiment décoller.

Mais voici que la semaine dernière, Nicolas Sarkozy a pris un certain nombre de décisions politiques désastreuses pour l’électorat. Il a nommé Michel Charasse au Conseil constitutionnel et Didier Migaud à la Cour des comptes.

Ce qui peut se comprendre de deux façons – nullement incompatibles… Tout d’abord, l’opinion publique va vraisemblablement comprendre qu’il n’y a, dans l’esprit du Président de la République, aucun talent à droite, puisqu’il faut les prendre à gauche.
Elle peut également comprendre que, bien que Sarkozy ait été élu avec les voix de la droite, il entend faire la politique de la gauche, puisque les nominations les plus stratégiques sont faites systématiquement au bénéfice de la gauche.

L’ouverture à gauche était à l’extrême rigueur supportable dans l’euphorie de la victoire (j’avoue que, déjà à ce moment-là, je ne la supportais pas !…). Dans ce contexte, on pouvait imaginer que les « prises de guerre » s’aligneraient sur le programme droitier du candidat Sarkozy. Qu’il suffise de rappeler que la principale « prise » de l’époque s’appelait Éric Besson (celui-là même qui ignore qu’il existe des Français de souche…) pour voir à quel point ces espérances étaient déraisonnables. Mais, l’ouverture à gauche, aujourd’hui, dans un contexte de crise économique, de tension sociale et de bataille politique, est tout simplement suicidaire.

Les candidats nous disaient, à nous électeurs de droite : Nous ne vous avons pas trahis ; nous défendons vos idées ; nous allons mener les réformes que vous souhaitez. Le Prési­dent, qui est aussi le vrai chef de la majorité, nous dit : Vous ne m’intéressez que pour vos voix ; vos idées n’ont aucun intérêt. Dont acte. Mais ne vous étonnez pas du désastre électoral à venir !

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