Courrier - dimanche 18 avril 2010
sarkozy
Rumeurs privées dont les français n'ont que faire, difficultés à entreprendre les vraies réformes dont le pays a besoin, ou tout simplement à poursuivre celles annoncées dans le projet présidentiel proposé en 2007, échec aux régionales, tensions dans le groupe majoritaire que les semaines qui viennent ne réduiront pas : telles sont les destinées de l'équipe de Nicolas Sarkozy. Car ceux qui trépignent timidement du pied ou de la voix le soutiennent toujours et le soutiendront encore demain en pensant à 2012. Ils se trompent, comme toujours, car lorsque l'on a en charge l'avenir d'une nation, d'un peuple, la réalité du quotidien doit ouvrir les yeux et inciter à l'action la plus efficace... dans l'intérêt général.
Aujourd'hui, le débat fait rage sur le bouclier fiscal. Faut-il le conserver pour l'améliorer? Peut-il être démantelé, au risque d’être sanctionné par une décision du Conseil Constitutionnel?
Si les critiques contre le bouclier fiscal ne faiblissent pas, c'est tout simplement parce que la réforme fiscale n'a pas été engagée comme le souhaitaient les Français. Crise ou pas, la situation se prêtait à cette réforme attendue depuis des décennies à droite comme à gauche. Le président de la République ne l'a pas compris, préférant son argumentaire électoral. Nicolas Sarkozy restera, pour l'histoire, une parenthèse dans la V° République.
Jean-Claude Dubini
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