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Nobel : Obama succède à Arafat et à Carter |
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Milliere Guy - mercredi 14 octobre 2009
obama
Le jury chargé de décerner le prix Nobel de la paix a dû, cette année, avoir quelques difficultés pour trancher.
Après avoir récompensé, ces dernières années, des gens aussi remarquables que le célèbre hippie Yasser Arafat, connu pour son style très « peace and love », le non moins célèbre marchand de cacahuètes Jimmy Carter, un temps égaré à la Maison Blanche, et à qui la République islamique d’Iran, l’antisémitisme et le terrorisme international doivent tant, ou encore la faussaire guatemaltèque Rigoberta Menchu, après avoir honoré Wangari Maathai, connue surtout pour avoir expliqué que le sida avait été créé en laboratoire par des chercheurs désireux d’éliminer les noirs de la planète, Al Gore, spécialiste du film d’épouvante et de la désinformation concernant l’environnement, Kim Dae-Jung qui, grâce à des dons très généreux, situés aux alentour d’un milliard et demi de dollars pour la seule année 2000, a grandement contribué au bonheur des Coréens du Nord sous la conduite de leur Président bien aimé, le très démocratique Kim Jong-Il, ces Norvégiens à l’esprit noble ne pouvaient que se demander qui choisir.
La planète ne manque pas d’imposteurs ou de dictateurs. Quelques noms n’auraient pas déparé sur la liste. Désigner Robert Mugabe aurait pu être tentant, mais il reste encore quelques blancs au Zimbabwe. Mugabe n’a donc pas achevé sa tâche. Proposer Mahmoud Ahmadinejad, alors qu’il n’a pas encore pu accueillir le mahdi à Téhéran, aurait pu sembler prématuré. Tous les Juifs n’ont pas encore été chassés du Venezuela, et donc Hugo Chavez peut mieux faire…
Après réflexion, un nom, et un seul, pouvait s’imposer. Celui du Rédempteur, du Messie venu de Chicago, du plus proche disciple du pasteur Wright et de Bill Ayers, celui de l’homme qui est, avec une belle énergie, en train de s’efforcer de ruiner l’économie mondiale pour que le peuple américain se repente d’avoir créé une société prospère et puissante : Barack Obama.
Encourager le Messie
Les mauvais coucheurs diront peut-être que Barack Obama n’a encore rien fait. Ils se trompent. Obama a, dans le sens de la destruction, fait davantage en neuf mois que certains feront en toute une existence, et l’ardeur qu’il y a manifestée jusqu’à présent ne pouvait qu’être encouragée.
Au rythme où il va, ont sans doute pensé les Norvégiens, il pourra, s’il dispose du temps nécessaire, terrasser le capitalisme et l’« impérialisme » qui ont si longtemps donné des cauchemars à tant des récipiendaires du « Nobel de la Paix ».
En un temps où nombre d’Américains commencent à se demander comment ils ont pu, dans un moment d’égarement, confier les clés du pays à un imbécile dogmatique de cet acabit, il fallait faire un geste pour que l’élan de l’Élu ne se brise pas. Le geste est fait. Les Norvégiens à l’esprit noble ont invoqué les « efforts extraordinaires » de l’Élu pour « renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » et ont chanté les louanges de Sa vision d’un « monde sans armes nucléaires ».
L’Élu va se trouver traité un peu plus encore comme un dieu vivant pendant quelques mois. La Corée du Nord va continuer à fabriquer des missiles et à affamer sa population, ce qui sera certainement excellent pour l’environnement.
L’Iran va poursuivre sa course vers l’arme atomique, ce qui permettra de se rapprocher beaucoup plus d’« un monde sans armes nucléaires ». Les djihadistes palestiniens, pakistanais et afghans vont faire progresser leur vision très particulière de la coopération entre les peuples. Et, s’il s’en donne les moyens (un attentat particulièrement sanglant par exemple), le Hamas pourra lui-même prétendre recevoir le prix Nobel dans quelques années.
Nous vivons une époque prodigieuse, non ? Je préfère en rire qu’en pleurer. Je préfère me dire que c’est un mauvais rêve et que ce mauvais rêve prendra fin. Je crains que, comme souvent avec les mauvais rêves, la fin ne soit tragique, mais le pire n’est jamais sûr.
Les hommes lucides ne doivent pas désespérer et doivent se dire que, même si elle a connu de graves moments d’égarement, la civilisation n’a cessé de l’emporter sur les barbares et sur les piètres pitres qui leur font cortège.
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Capitalisme
«Je ne rejette pas en bloc le système. Je suis contre le capitalisme sauvage qui nous mène à la catastrophe. Tout comme l’est le G20 quand il réglemente, grâce à Sarkozy, les paradis fiscaux…»
Nicolas Hulot
SIC
Krach «L’endettement croissant des États fait redouter un krach obligataire.»
David Victoroff, journaliste
Majorité «La droite a-t-elle intérêt à favoriser l’émergence d’un courant attrape-tout, Verts-Modem, qui peut aboutir à des majorités improbables en surfant sur le rejet et l’usure des autres sensibilités ?»
Gérard Longuet, président du groupe UMP au sénat
Gaspillage «Je préconise la réduction drastique des dépenses publiques inutiles, qui ne sont rien d’autres que de très gros gaspillages.»
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée
Iran «Le simple fait qu’il y ait bagarre à l’intérieur du régime iranien démontre que celui-ci va finir par évoluer… dans les années qui viennent.»
Thierry de Montbrial, dir. gal de l’Inst. fr. des rel. internationales
Écologie «À droite, ce sont toujours les valeurs de libertés, de libre choix et de travail qui fondent notre vision de l’écologie. Sans oublier l’indépendance nationale que nous refusons de sacrifier en renonçant au nucléaire…»
Chantal Jouanno,
secrétaire d’État à l’Écologie
Radicalité «Le danger d’un certain argumentaire de la radicalité écologique, comme pour la radicalité sociale de Besancenot, c’est de mettre la démocratie entre parenthèses.»
Daniel Cohn-Bendit |
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