Orgeix Jean (d') - dimanche 24 avril 2005
Quelle est la grande idée qui a dominé après la dernière guerre la politique « européenne » ? Nous nous trouvions entre deux grandes puissances : les USA et l’URSS. L’Europe, mosaïque d’États, n’avait qu’un poids restreint sur les grandes affaires mondiales. L’idée est venue de créer les « États unis d’Europe », comme il existe les États-unis d’Amérique. Après tout, les nations européennes avaient une longue histoire commune. Si, au long de cette histoire, ses pays se sont affrontés militairement, ces conflits ont été vécus ensemble. Une même civilisation chrétienne, une même culture ; bien des choses unissaient les nations européennes. Et, si elles formaient un seul grand ensemble, il pourrait parler à égalité avec les plus grands États. Voilà quelle a été l’idée qui a présidé aux débuts de l’Union européenne. On pouvait être pour ! On pouvait être contre ! Pour les premiers, cette grande idée d’abandonner nos nations d’origine pour devenir des « Européens » nous apporterait une puissance tant militaire qu’économique, pouvant influer sur toutes les affaires du monde. Pour les seconds : les États d’Amérique ont pu s’unir car dans leur très grande majorité leurs peuples étaient d’origine anglo-saxonne, et parlaient la même langue ! « Comment voulez-vous réaliser un État européen avec des pays séparés par le langage ? » Ces « États unis d’Europe » auraient peut-être pu se réaliser. Mais, pour ce faire, il fallait d’abord qu’il existe. Il devait donc se créer entre cinq ou six pays un État unique. Ceci tout en laissant à chacune des anciennes nations le droit d’avoir, en certains domaines, une législation particulière. Aux USA, pour ne prendre que cet exemple, certains états pratiquent la peine de mort, d’autres non, mais Washington ne cherche pas à imposer sa loi à tous. À Bruxelles, la bureaucratie n’a au contraire eu que cet objectif : unifier les « normes européennes ». Unifier les dimensions des cages à oiseau, les règlements sur la fabrication du vin… Je passe sur le détail, car il ferait hurler de rire.
Peuples et élites
Par contre une unification des pouvoirs politiques n’a jamais progressé car les « élus des peuples » n’entendaient pas perdre la moindre part de leur autorité et de leurs avantages. Et puis cette Europe de six est passée à onze, à quinze… Aujourd’hui, elle est à 25 et, dans la foulée, la plupart des représentants bruxellois sont pour l’entrée de la Turquie, pays musulman, presque entièrement asiatique et n’ayant rien de commun avec l’Europe, en dehors des guerres qui nous ont toujours opposés à lui. Dans la même foulée, des voix ont déjà proclamé que la Méditerranée devait devenir une « mer européenne ». En terme clair, cela signifie – et la chiraquie ne fera qu’abonder en ce sens – qu’après-demain Égypte, Libye, Tunisie, Algérie, Maroc devront également intégrer l’Union européenne. Autrement dit, l’Europe, dans son projet initial, n’existe plus. Formée entre quelques États, elle aurait peut-être pu exister. Par la suite, comme cela s’est fait aux Amériques, d’autres États auraient pu rejoindre ce premier groupe. Mais peu à peu… Imagine-t-on aujourd’hui la possibilité de créer de but en blanc un État européen alliant la Finlande à la Grèce? Alors que, sur tous les problèmes extérieurs, nous constatons tant de divergences ; alors que les habitudes, les atavismes, les réactions sont tellement différents. Messieurs les européistes, vous avez, et sans doute pour très longtemps, tué de vos propres mains, l’idée concernant la création de la nation EUE (États unis d’Europe). Alors, aujourd’hui, une constitution ? Une Europe organisant un vaste marché commun, une union économique, oui… Mais une « constitution » politique ? Concernant une nation qui n’existe pas et qui, même, ne peut exister, du moins avant longtemps ? Ce serait une folie dont les seuls bénéficiaires ne pourraient être que ces « professionnels de la politique » que sont devenus aujourd’hui nos politiciens et qui verraient s’ouvrir à leur profit une foule de nouvelles places, de nouveaux fromages, de nouvelles attributions payées par les contribuables… Européens ! Ce qui permet d’augmenter la ponction ! À cette incohérence pouvant devenir très dangeureuse, répondons : NON !
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Drogues
Il semblerait qu’enfin les pouvoirs publics commencent à prendre conscience des ravages que les drogues soi-disant douces, telles que le cannabis, causent chez les jeunes. Il faudrait que ces mêmes pouvoirs publics aient maintenant le courage de dire les vrais dangers des drogues psychiatriques, qui n’ont d’autre fonction que d’endormir l’esprit et de remplir les caisses des laboratoires pharmaceutiques.
Les individus ne peuvent s’améliorer qu’en faisant face à leurs problèmes, certainement pas en les fuyant. Et notre société ne peut s’améliorer que si elle est composée de gens responsables et en pleine possession de leurs moyens!
Anne Dewitte
Colombes (92)
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