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Non au droit de grève des fonctionnaires!


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Guenin Jacques (de) - mercredi 11 mars 2009

syndicats
Dans la nuit du 23 au 24 janvier, une tempête a ravagé le Sud-Ouest de la France. De nombreux foyers se sont retrouvés sans électricité, sans chauffage, sans télévision, quelquefois sans téléphone et sans eau pendant plus d'une semaine. Mais une extraordinaire solidarité s'est manifestée entre les particuliers. Elle a permis de surmonter l'épreuve.

Comme d'habitude, il y a eu dans les services publics nombre d'individus qui se sont dévoués pour alléger nos épreuves. Mais pas tous : le 29 janvier, nous apprenions que des centaines de milliers d'employés des services publics, entraînés par des syndicats en concurrence, faisaient grève, ajoutant ainsi cyniquement à nos malheurs. Et cela sur des prétextes fourre-tout qui ne faisaient pas honneur à l'intelligence des manifestants ni à leur connaissance de l'état réel du pays.

On a eu ainsi pendant quelques jours le spectacle contrasté de deux sortes de Français : ceux qui assument et ceux qui revendiquent. Ceux qui assument essayent tant bien que mal de faire marcher la société autour d'eux. Ceux qui revendiquent préfèrent obtenir plus d'avantages au détriment d'autres catégories : par exemple, plus de retraites dans la fonction publique au détriment des retraites des employés du privé. Bien entendu, ils ne le formulent pas comme ça : ils disent par exemple qu'ils veulent obtenir plus au détriment des actionnaires. Mais comme les actionnaires sont ruinés, cela revient dans la pratique à prélever davantage sur les salariés du privé, les commerçants, les artisans, les gens qui entreprennent.
Il est temps pour ceux qui assument de combattre les sempiternels sophismes de ceux qui ne savent que revendiquer.

Non, les grèves dans la fonction publique n'ont aucune justification morale : elles exploitent cyniquement une situation de monopole. Lorsque les salariés d'une entreprise soumise à la concurrence font grève, c'est parce qu'ils estiment que l'employeur pour lequel il travaillent ne les traite pas assez bien en échange du travail qu'ils accomplissent : ils s'arrêtent alors de travailler, en espérant que le tort qu'ils créent ainsi à leur employeur l'incitera à mieux les traiter. Leur grève n'est pas destinée à nuire aux clients de l'entreprise, car ces derniers pourront se tourner vers un concurrent. Les grévistes savent qu'ils prennent un risque : s'ils se trompent sur les possibilités réelles de leur employeur, l'entreprise sera contrainte de fermer et ils perdront leur emploi. Aussi sont-ils attentifs à ne faire grève que dans des situations extrêmes. Dans le cas d'un service dit public, en situation de monopole, l'employeur (l'Etat), ne subit aucun dommage, le salarié ne court aucun risque et les seules victimes sont les clients de l'entreprise, c'est-à-dire le public.

Quant aux grèves d'étudiants, elles ne font que singer les grèves d'adultes sans avoir la moindre justification économique ou morale. En arrêtant de travailler, un étudiant ne nuit qu'à lui-même. En France, où les études sont gratuites, un étudiant reçoit tout de la société et ne lui apporte rien. Dans une société bien gérée, les pouvoirs publics devraient permettre aux étudiants qui veulent travailler de ne pas en être empêchés par la violence, et laisser les autres méditer jusqu'à ce qu'ils prennent conscience du ridicule de leurs actes.
Non, rien n'empêche dans la Constitution de circonscrire le droit de grève dans des limites raisonnables, contrairement à ce que rabâchent inlassablement des syndicalistes ignorants. La Constitution dit textuellement et seulement : “Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent”.

Rien ne justifie dans une démocratie que l'on permette à des leaders syndicaux inamovibles et retranchés dans leur fromage de contrer le pouvoir élu par la coercition. Un gouvernement nommé par un président élu va proposer des mesures à un parlement élu pour atténuer la crise dans la mesure permise par nos finances exsangues. Est-il normal que le Président aille s'humilier devant des chefs syndicaux ignares en économie, pour éviter que la France ne soit mise à feu et à sang ?

Il est tout à fait paradoxal qu'un État démocratique finance des syndicats pour le torpiller. Il existe pourtant une solution parfaitement démocratique à ce problème : que les syndicats soient financés exclusivement par leur adhérents.

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 En 2007, « M6 boutique », diffusée à 6h30 sur M6, a réalisé 160 millions d’euros de chiffre d’affaires, tandis que « Téléshopping », l’émission rivale diffusée à 8h30 sur TF1 a réalisé 127 millions d’euros.

Medias
Sarkozy > L’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, mercredi 18 février, a réuni 7,75 millions de téléspectateurs (soit 32% de parts d’audience) sur TF1 et 4,77 millions sur FR2 (19,6%)…

RFI > La station de radio publique RFI va devoir supprimer 200 postes, après avoir connu une perte de près de 17 millions d’euros en trois ans.

Nouvel obs > En 2008, le « Nouvel Observateur » a connu une baisse de 5% de ses ventes en kiosque. Malgré cela, sa diffusion payée est restée constante à 508 000 exemplaires.

Express > Le groupe de presse L’Express-Roularta prévoit 51 départs volontaires de salariés (sur les 555 que compte le groupe) pour réaliser un plan d’économies de 10 millions d’euros.

Quebecor > Le groupe canadien de médias Quebecor a connu un bénéfice net de 187,3 millions de dollars canadiens (environ 117 millions d’euros) en 2008, contre une perte de 969 millions en 2007…

Kiosque > « Il faut restaurer l’attrait du métier de kiosquier en augmentant la rémunération et en améliorant les conditions de travail. Quand on passe cinq heures par jour à brasser du papier dont la moitié repartira en invendus, c’est un gâchis du temps… » (Gérard Proust, président de l’Union des diffuseurs de presse ».




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