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Nos dirigeants et la crise de la dette publique |
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Delmau Jean-Pierre - mercredi 26 octobre 2011
dette
C’est vraiment la crise ! Les dirigeants européens ont perdu le Nord, et perdent la tête. Pour ne pas faire comme eux, essayons de regarder les choses calmement. Il y a deux problèmes : la charge de la dette, et la formation de la dette elle-même.
Le second est bien plus grave, puisque c’est la cause, et personne ne s’en occupe.
Nous sommes dans la situation d’une entreprise qui perd de l’argent, et qui a fait financer son déficit par emprunt.
Le chef d’entreprise « serre les boulons », d’abord, et négocie sa dette avec ses créanciers.
Nos « dirigeants », qui ne dirigent plus rien, cherchent, depuis 18 mois, un accord sur la dette par des martingales douteuses, mais l’entreprise continue de perdre de l’argent tous les matins, sans que personne ne s’en soucie.
Pour peu qu’on maîtrise sa monnaie, la charge de la dette intérieure se résoudra, comme d’habitude, par l’inflation, et celle de la dette extérieure par une renégociation globale.
Mais, si l’on ne supprime pas les causes de ces dettes, on recréera rapidement le problème, à supposer qu’on trouve encore des prêteurs.
Pour la dette intérieure, il faut réduire drastiquement les frais généraux. Pour limiter les incidences sociales (salaires des fonctionnaires), on peut envisager la suppression totale des embauches pendant 5 ans, le blocage immédiat de tous les budgets, et la suppression immédiate des subventions injustifiées (syndicats, partis politiques, associations et organismes bidon, encouragements à l’immigration abusive…).
Il y a, dans la haute administration, des gens honnêtes et compétents qui ne tarderont pas à débusquer tous les détournements injustifiés. Nos coûts de fonctionnement sont environ 30 % plus élevés que ceux des pays comparables ; cet argent est bien quelque part.
Pour la dette extérieure, liée au déficit de la balance des paiements, il est impératif de réindustrialiser le pays et remettre au travail la plus grande partie des chômeurs. L’instauration d’une préférence communautaire et l’abandon de l’euro sont indispensables pour réduire les importations, augmenter les exportations, et diminuer les coûts sociaux.
On va dire : Mais c’est contraire aux traités européens, aux règles de l’OMC, etc.
C’est vrai. Mais les traités se négocient, et leur annulation aussi.
On dira aussi : Ce sera la catastrophe. C’est faux, et d’ailleurs c’est déjà la catastrophe : situation économique désastreuse, qui nous conduit aujourd’hui aux manifestations de Rome et Madrid, récupérées bien sûr, portes ouvertes à des émeutes. Paris suivra, n’en doutons pas ! Cela peut difficilement être pire.
A-t-on vraiment le choix ? Que préfèrent les gens : du pouvoir d’achat, ou la préservation des traités ?
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