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Nos racines judéo-chrétiennes


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Milliere Guy - mercredi 28 juin 2006


Je ne suis pas croyant. Je suis, par contre, très respectueux envers ceux qui croient. Comme Friedrich Hayek, je remarque que les sociétés où les valeurs du judéo-christianisme refluent glissent en général vers le relativisme moral, l’incapacité de distinguer le bien du mal, l’irrespect pour la vie humaine.

Les civilisations européennes se sont édifiées sur des fondements judéo-chrétiens ; elles sont en train de s’effondrer parce qu’elles oublient ces fondements. La civilisation américaine s’est édifiée, elle aussi sur des fondements judéo-chrétiens. Elle reste dynamique, « la lumière sur la colline » dont parlait John Winthrop voici bientôt quatre siècles et qu’évoquait encore Ronald Reagan, parce qu’elle n’a pas oublié et que, malgré les tentations gauchistes d’Hollywood, elle reste essentiellement fidèle à ses fondements judéo-chrétiens.

L’Amérique globalement comprend bien mieux que l’Europe l’importance réelle et symbolique de l’État d’Israël pour cette raison précise. En Amérique, on se souvient bien mieux de l’horreur absolue que fut la shoah, alors que c’est en Europe que gît la grande culpabilité concernant un crime sans pareil qu’on a laissé commettre et qu’on serait prêt à voir se reproduire.
Pendant le xxe siècle, l’Occident judéo-chrétien s’est trouvé confronté au mal totalitaire, sous ses formes fasciste, national-socialiste et communiste. Il me semble très significatif que ce soit l’Amérique qui ait vaincu les totalitarismes en osant appeler le mal par son nom. Il me semble significatif aussi que tant de gens en Europe aient succombé aux diverses tentations que les totalitarismes ont pu faire naître.

Au xxie siècle, le mal totalitaire n’est pas mort, mais a seulement changé d’accoutrements. Il a désormais la forme et le contenu de l’islam radical. Et là encore, comme si l’histoire bégayait, l’Amérique affronte le totalitarisme islamiste et le combat sans merci. Parce qu’elle n’a pas renoncé à ses valeurs judéo-chrétiennes, elle ne tient pour autant pas un discours d’exclusion vis-à-vis des musulmans, ou même vis-à-vis de l’islam. « Si un croyant invoque le nom de Dieu et veut l’appeler Allah, je le respecte », me disait voici quelques mois un célèbre évangéliste. « Je dialogue fraternellement avec lui. Je lui ouvre ma porte. S’il parle de violence et veut me détruire, je le mets hors d’état de nuire parce qu’il représente un danger, pas parce qu’il appelle Dieu Allah ».

Parce qu’elle est imprégnée de l’idée que le droit et la démocratie valent pour tous, l’Amérique se bat, en Afghanistan, en Irak et ailleurs pour que les populations musulmanes soient délivrées de l’islam radical, et elle se bat au côté de musulmans. Pour les mêmes raisons, il y a aux Etats-Unis une classe moyenne musulmane qui se reconnaît dans les valeurs américaines.

À l’opposé, l’Europe a peur de combattre le totalitarisme islamiste, pratique l’apaisement à son égard, voire la soumission préventive. L’Europe était majoritairement pour le maintien de la dictature de Saddam comme elle est, dans son ensemble, plutôt favorable au statu quo envers l’Iran et à l’aide aux Palestiniens, fussent-ils membres du Hamas. Parce qu’elle est toujours davantage relativiste et athée, elle est porteuse de discours de plus en plus haineux envers l’islam et les musulmans : elle ne peut respecter quelqu’un qui appelle Dieu Allah parce que, fondamentalement, elle n’a plus de respect envers quelqu’un qui invoque le nom de Dieu. Elle ne se bat pas pour la délivrance des populations musulmanes de par le monde. Elle n’inclut pas de classe moyenne musulmane et les musulmans d’Europe réagissent au rejet qu’ils subissent et au relativisme qui les entoure en ne se reconnaissant pas dans les « valeurs » de l’Europe.

Si je devais tenter de prévoir l’avenir, je dirai que celui-ci me semble optimal pour l’Amérique car elle est forte, sûre d’elle-même, dynamique, imprégnée des valeurs judéo-chrétiennes, à même de parler de transcendance avec les musulmans. Et l’avenir me semble très sombre pour une Europe vieillissante, chaque jour plus éloignée de ses valeurs judéo-chrétiennes et plus incapable de parler de transcendance, que ce soit aux musulmans, aux juifs et aux chrétiens. « Les gens qui oublient leurs racines ne peuvent être ni libres ni respectés ». La phrase est signée Joseph Ratzinger


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En bref
MUSULMANS
«Ce sera eux ou nous. S’ils gagnent, on est morts. Moi, je suis catholique, Français et fier de l’être, et je n’ai pas l’intention de vivre comme un dhimmi dans mon propre pays. Nous sommes différents d’eux et ces gens ne représentent pas la France…» Xavier Lemoine, maire de Montfermeil

SIC

RÉGRESSION «La droite assimile adaptation et modernité, alors qu’adaptation signifie généralement régression sociale.»
Henri Emmanuelli,
député PS des Landes

CONTRAINTE «Comme on a abandonné l’éducation, la contrainte vient de la loi.»
Bernard Debré,
député UMP de Paris

MUTATION «Le monde change ; si on ne change pas, on sera balayés !»
Nicolas Sarkozy

POSSIBLE «Le défi est aujourd’hui de transformer la politique en art de rendre possible ce qui semble impossible.»
Lubna Al Qassimi, première femme ministre des Émirats arabes unis

BOVÉ «Faucher des champs de maïs, ce n’est pas l’aspect le plus convaincant de l’antilibéralisme !»
Michel Maso, cadre du PCF

CANNABIS «Même si ça fait un peu plouc, je n’ai jamais consommé de cannabis…»
François Bayrou

ASSISTÉS «Les Français sont trop assistés ; cela les encourage à faire un minimum d’efforts en supprimant le goût de l’entreprise et l’esprit guerrier.»
Florent Pagny, chanteur

JUIFS «L’antisémitisme n’est pas le problème des juifs, mais celui de la France !»
Joseph Sitruck,
grand rabbin de France




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