|
|
Notre système de retraite est archaïque |
|
Trémeau Bernard - mercredi 01 juillet 2009
inflation, retraites
Mon dernier article sur le SMIC m’a valu de nombreuses lettres d’injures. Je tiens à préciser que je pense toujours que le SMIC national français, valable avant 1969, dans une économie fermée, est aujourd’hui inadapté à une économie ouverte. Le SMIC d’entreprise est bien mieux adapté.
Parlons aujourd’hui du gouffre de la Sécu, en n’abordant que le problème de la retraite. Le 22 mai 1946, le gouvernement français, marxisant, a décidé que tous les salariés français cesseraient leur travail à l’âge de 65 ans. La Sécurité sociale leur versera alors une retraite « proportionnelle » à leur salaire. Et ce sont les entreprises qui financeront cette retraite.
En 1945, l’âge moyen de vie des Français était de 65 ans. Comme la moitié des Français vivait moins de 65 ans, ils donnaient de l’argent à l’autre moitié qui vivait plus longtemps. Au nom de la solidarité, on a donc obligé ceux qui vivaient moins de 65 ans à payer pour ceux qui « avaient la chance » de vivre un peu plus longtemps.
Mais, comme les hommes politiques faisaient payer le « patron exploiteur », ils croyaient, ou faisaient croire à leurs électeurs, que c’était l’entreprise qui payait… La boucle était bouclée.
Il est évident que le système de financement alors choisi correspondait en pratique à une très importante augmentation de revenus des salariés, tandis que la production était réduite, du fait de la mise en inactivité de certains d’entre eux. La demande a donc fortement augmenté, alors que l’offre a diminué. Or, toutes les fois que la demande devient supérieure à l’offre, l’inflation corrige automatiquement et complètement le déséquilibre.
L’inflation a été de 49,2 % en 1947, de 58,7 % en 1948. Ce qui a déclenché la course prix salaires. Comme au Zimbabwe aujourd’hui.
Signalons cependant une autre cause d’inflation : les communistes ayant décidé de « libérer » l’Indochine, le Viet-Minh massacre le 19 décembre 1946 les civils français habitant à Hanoï, lançant la France dans une guerre coloniale forcément coûteuse et inflationniste.
À l’époque, la grande majorité des Français n’était pas salariée. Au nom de la solidarité, l’inflation a donc contraint la majorité du pays à payer la retraite d’une minorité.
Nous ne sommes plus en 1946. Nous sommes 63 ans plus tard, en 2009. Or, depuis, une fantastique, une incroyable évolution du monde a eu lieu.
Les progrès de la médecine sont éblouissants. Aujourd’hui, l’âge moyen de la mort n’est plus de 65 ans, mais il atteint 81 ans… Chaque année, nous gagnons 3 mois de plus. Malgré tous les pesticides que nous font avaler les paysans productivistes ou tous les antalgiques que nous prescrivent les médecins assassins. Et il suffit de voir les visages sans rides et le dynamisme des belles présentatrices de télévision pour comprendre qu’on n’est pas encore « vieux » à 60 ans.
Les progrès des échanges commerciaux sont énormes. Le coût du transport dans le prix d’un ordinateur fabriqué en Corée et vendu en France est en effet pratiquement nul. Un marché commun, une monnaie commune même, unissent maintenant la France aux pays européens.
Les progrès des échanges intellectuels sont encore plus fantastiques. Chaque individu a aujourd’hui accès à une dimension mondiale avec son téléphone portable ou Internet. Il peut pratiquement tout acheter dans tous les pays du monde.
Pour maintenir en place notre système de retraite vieux de 63 ans, il faudrait obliger les médecins à ne plus être efficaces et aussi fermer nos frontières aux produits venant de l’étranger.
Or, le désir d’être en bonne santé est tellement ancré en nous que celui qui est malade n’hésite plus à aller se faire soigner à des centaines, voire des milliers de kilomètres de son domicile.
Et le nationalisme économique nous priverait de plus de la moitié de ce que nous consommons.
Il faut donc changer notre système de retraite, totalement inadapté au monde moderne. Chaque individu ayant ses propres désirs, aidons chaque individu à gérer sa propre retraite. Le système est tout à fait possible. De nombreux pays l’ont adopté avec succès.
28 commentaires - Ecrire un commentaire
|
Investissement
Les investissements des entreprises américaines ont reculé de 37,9 % au premier trimestre 2009, après une baisse de 21,7 % au quatrième trimestre de 2008.
Chiffres significatifs
Fumeurs > Trois Européens âgés de plus de 15 ans sur dix fument occasionnellement ou quotidiennement.
Électricité > L’agence internationale de l’électricité estime que la consommation mondiale d’électricité devrait baisser de 3,5 % environ en 2009, pour la première fois depuis 1945.
salariés > Le nombre de salariés exerçant leur profession dans le secteur marchand français était de 15 889 400 à la fin 2008, soit moins du quart de la population française !
livret A > Au 31 décembre 2008, les livrets A contenaient 139 milliards d’euros !
PIB > Malgré une croissance attendue de 1,6 % dans les économies émergentes, le PIB mondial devrait reculer de 3,8 % en 2009.
Dette > La dette des hôpitaux publics français atteignait 20,1 milliards d’euros fin 2008.
exonération > Les exonérations de cotisations sociales ont augmenté de 13,6 % en 2007, pour atteindre 27 milliards d’euros.
Épargne > Actuellement, les ménages français épargnent en moyenne 15,9 % de leur revenu disponible.
Suicide > 10 423 personnes se sont suicidées en 2006 en France.
Bourse > L’année 2008 a été la pire de l’histoire du CAC 40 (créé le 31 décembre 1987), qui a perdu 42,7 %. |
|
|
|