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Rouxel Jean - mercredi 21 janvier 2009

israel
Le 27 décembre, l’armée israélienne a déclenché l’opération « Plomb durci », visant à éliminer le Hamas de la bande de Gaza – ou, du moins, à diminuer nettement sa capacité opérationnelle.
Tout a été dit sur le désastre humanitaire ou sur l’inutilité de négocier avec des organisations terroristes, sur le droit à la sécurité d’Israël et le droit des Palestiniens à un État…

Nous avons vu le gouvernement français et les dirigeants européens s’agiter beaucoup pour obtenir une trêve humanitaire, puis un cessez-le-feu, puis un accord politique plus durable. À vrai dire, je ne crois guère à l’efficacité de cette agitation. Il me semble certes utile que les dirigeants des pays européens interviennent dans ce dossier pour éviter le face-à-face sans fin des ennemis irréductibles. Mais il est clair que seuls les États-Unis ont, à l’heure actuelle, assez d’autorité dans la région pour obtenir des résultats diplomatiques durables.

J’ignore comment le nouveau Président américain va traiter le problème. Certains le voient poursuivre la politique pro-israélienne de ses prédécesseurs (et certaines nominations à son cabinet plaident pour cela) ; d’autres le voient favoriser les Palestiniens (et des éléments de sa biographie plaident pour cela).

En tout cas, si l’accord de cessez-le-feu est peut-être à portée des Européens, l’accord politique durable devra attendre que Barck Obama s’y attelle.

Mais il est un problème beaucoup plus urgent pour les dirigeants européens, et tout spécialement les dirigeants français : celui de l’importation du conflit sur notre territoire. Nous savons bien que le terrorisme (spécialement le terrorisme islamiste) est un problème international. Mais je ne vois pas au nom de quelle liberté d’expression nous devrions accepter que Juifs et musulmans ou, plus largement, pro-israéliens et pro-palestiniens s’étripent sur notre sol !

Si certains « jeunes » sont en mal d’action, ils ont la possibilité de rejoindre le Hamas ou Tsahal, mais il est intolérable que les pouvoirs publics acceptent ces manifestations de plus en plus violentes qui dégénèrent en affrontements interethniques, en attendant de finir en guerre mondiale.

Les manifestations de part et d’autre constituent clairement des troubles à l’ordre public. Le motif est bien suffisant pour interdire des manifestations pacifiques de Français « réactionnaires », pourquoi ne le serait-il pas pour interdire des manifestations dont chacun sait qu’elles vont dégénérer ?

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