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Trémeau Bernard - mardi 31 mars 2009

economie-francaise
Le nombre des chômeurs a encore augmenté de 80 000 le mois dernier. L’économie française est très malade. Le pouvoir d’achat a chuté de 3 % au dernier trimestre. Nous nous appauvrissons donc. Le déficit de notre balance commerciale a encore plongé. Nous ne sommes plus compétitifs.
Les entrepreneurs préfèrent investir à l’étranger. La France devient un désert économique. Les capitalistes fuient notre pays. Nous sommes tous un peu plus pauvres.

On peut faire redémarrer quand on veut la progression du pouvoir d’achat.
Les pays européens imposent à leurs économies des mesures inflationnistes (comme, en France, le SMIC ou les charges sociales payées par les entreprises). La banque centrale européenne (la BCE) est obligée de lutter contre cette inflation. Elle doit donc augmenter ses taux courts. Elle met moins d’argent non-inflationniste à notre disposition. Notre pouvoir d’achat régresse donc.

Pour que notre pouvoir d’achat redémarre, il ne faut pas obliger la BCE à baisser ses taux. Un tel comportement ne donnerait que de l’inflation, donc pas d’augmentation de notre pouvoir d’achat. Il faut, par contre, que tous les pays européens suppriment les contraintes inflationnistes qu’ils imposent à leurs économies. Instaurer, par exemple, en France la TVA sociale.

On peut réduire quand on veut le déficit de notre balance commerciale. La cause en est connue : les coûts de production augmentent plus rapidement en France qu’en Allemagne. Nos entreprises ne sont donc plus compétitives. Nous entrons dans la phase finale d’une crise monétaire. Pour rendre nos entreprises à nouveau compétitives, il faudrait dévaluer. Mais ce n’est pas une parité fixe qui lie le mark et le franc. C’est une monnaie commune qui lie l’Allemagne à la France. Pour dévaluer, il ne faut pas sortir de l’euro, rétablir le franc, laisser les marchés déterminer les nouvelles parités liant le franc à l’euro, pour finalement réintégrer l’euro. Il faut modifier avec l’accord de nos partenaires européens la parité liant franc-euro. Passer par exemple de 6,55957 à 8,2. (Ou 8,19776 si l’on tient aux 5 décimales, ceci n’a aucune importance).

Un accord est possible : Italiens, Espagnols et surtout Grecs ont plus besoin que nous de cette manipulation monétaire.
On peut attirer les investisseurs en France quand on le veut. Les investisseurs préfèrent l’étranger à la France, parce que les gouvernements français imposent bien plus les entreprises installées en France. Nous sommes dans ce domaine les champions toutes catégories.

Pour attirer les investisseurs, il ne faut pas accorder des avantages fiscaux, ou donner des subventions aux entreprises qui restent en France ou qui veulent s’y installer. Il ne faut surtout pas intervenir sur les rémunérations de leurs futurs dirigeants ou actionnaires.

Il faut décider de faire passer les contraintes imposées aux entreprises françaises un peu en dessous de celles du pays européen qui impose le moins les siennes. Quand les investissements reprendront normalement en France, le savoir-faire des entreprises françaises sera capable de s’opposer même à l’automobile « Tata » vendue 1 500 euros en Inde.

On peut enfin éviter la fuite des capitaux hors de France quand on le veut. Il ne faut surtout pas imposer encore un peu plus les « riches » au nom de l’égalité. Ils quitteront encore plus la France. Or, pour investir, nos entreprises ont besoin d’argent. Imposer les riches ne permet pas de donner plus d’argent aux pauvres. Imposer les riches appauvrit au contraire les plus pauvres…

Il ne faut pas détruire les paradis fiscaux où les riches trouvent un refuge. Il faut par contre transformer la France en paradis fiscal. Le « bouclier fiscal » va dans la bonne direction. La suppression de l’ISF serait une autre mesure intelligente.
Les responsables économiques, politiques ou médiatiques de la France semblent totalement ignorer ces réalités de bon sens – qui ne sont ni de droite, ni de gauche…

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En bref
CAC 40
 Les entreprises du Cac 40 ont réalisé au total 1 292 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2008, soit une légère hausse par rapport à 2007 (5,4 %).

Chiffres significatifs
Immobilier > Le marché américain de l’immobilier d’entreprise reste de loin le principal marché mondial, à 76,2 milliards de dollars, malgré une forte baisse entre 2007 et 2008 (-73,2 %).

PMA > En 2006, 119 649 tentatives de procréation médicalement assistée ont été recensées en France. Elles ont donné lieu à 20 042 naissances.

États-Unis > Le PIB américain a reculé de 6,2 % au quatrième trimestre 2008.

Salons > Les retombées économiques de l’activité de salons et congrès en Ile-de-France ont été de quelque 5,1 milliards d’euros en 2008 !

Chimie > L’industrie chimique française a connu, au premier trimestre 2009, une baisse de 30 % de son activité par rapport à la même période de 2008.

Exécutions > 2 390 condamnés à mort ont été exécutés en 2008 et 8864 personnes ont été condamnées à mort sur l’ensemble de la planète.

Franchise > La France comptait en 2008 1 234 réseaux de commerces franchisés. Ces réseaux représentaient 49 094 points de vente !

public > La part des dépenses publiques françaises par rapport à la richesse produite devrait atteindre 53,3 % en 2009, soit près de 7 points de plus que la moyenne de l’Union européenne (46,9 %) et 12,5 points de plus que la moyenne de l’OCDE !




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